[Le Patrimoine mondial naturel de l’UNESCO: Les Dolomites]

Demain le 11 Décembre nous fêterons la journée internationale de la montagne. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de présenter aujourd’hui un site qui représente fièrement ce milieu si particulier : les Dolomites.

Présentation :

La chaîne de montagne des Dolomites se situe dans le nord des Alpes italiennes. Le périmètre Unesco couvre près de 142.000 hectares sur lesquels se répartissent 18 sommets de plus de 3000m. Le bien est classé pour la diversité des paysages spectaculaires qu’il propose : pics vertigineux, murailles calcaires parmi les plus hautes du monde, nature dynamique (éboulements, inondations, avalanches…)… Les Dolomites sont aujourd’hui un témoin inestimable de certaines évolutions géomorphologiques terrestres et un point d’appui d’importance internationale des sciences de la Terre. Le paysage “dolomitique” est ainsi considéré comme l’un des plus beaux paysages de montagne au monde et attire de nombreux scientifiques, sportifs et artistes passionnés.

Critère de sélection : 

Deux critères justifient l’inscription des Dolomites au classement des biens naturels du patrimoine mondial de l’Unesco. Pour en savoir plus sur les critères de sélection : https://whc.unesco.org/fr/criteres/  

Critère (vii) : “l’un des plus beaux paysages de montagne du monde. Sa beauté intrinsèque provient d’une diversité de formes verticales spectaculaires. […]. Le contraste entre les surfaces rocheuses nues, de couleur claire, et les forêts et prairies au dessous offre toute une harmonie de couleurs. Le paysage particulier des Dolomites est devenu l’archétype du paysage dit «dolomitique». Les géologues pionniers ont été les premiers à être captivés par la beauté des montagnes; leurs écrits puis les peintures et les photographies qui ont suivi soulignent l’attrait esthétique du bien.”

Critère (viii) : “Les Dolomites sont d’importance internationale pour la géomorphologie. […]. La région présente une grande diversité de reliefs fruits de l’érosion, de la tectonique et de la glaciation. La quantité et la concentration des formations calcaires extrêmement variées sont extraordinaires au plan mondial. […]. Les valeurs géologiques ont aussi une importance internationale. […]. Les Dolomites comprennent, en outre, plusieurs sections-types d’importance internationale de la stratigraphie du Trias. Les valeurs scientifiques du bien sont également renforcées par l’étude et la reconnaissance internationale dont les Dolomites sont depuis longtemps l’objet. Globalement, l’association entre les valeurs géomorphologiques et géologiques crée un bien d’importance mondiale.”

Gestion du site : 

Aujourd’hui, les Dolomites ont besoin d’être protégées face à la menace des activités humaines, notamment touristiques. Certaines zones, intensément mises en tourisme, sont soumises à des pressions fortes. Le plan de gestion prévoit des moyens humains, financiers et de coordination pour concilier protection des espaces et expérience des visiteurs. Le respect de la capacité de charge des lieux doit notamment permettre de préserver les qualités paysagères et la richesse naturelle du site afin que les générations futures puissent découvrir les valeurs exceptionnelles des Dolomites.

Source : https://whc.unesco.org/fr/list/1237

Cet article n’engage que son auteur

Florian D’INGEO

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[Le patrimoine mondial naturel de l’UNESCO: La presqu’île de Valdés]

En ce 19 novembre, nous fêtons la journée mondiale de la Philosophie, instituée en 2005 par l’UNESCO ! L’édition 2020 invite à réfléchir au sens de la pandémie de la COVID-19, en soulignant la nécessité d’avoir recours à la réflexion philosophique pour faire face aux multiples crises que nous traversons. Ces crises peuvent être climatiques et environnementales, d’où la nécessité de protéger les sites sensibles au patrimoine naturel à valeur universelle exceptionnelle,  à l’image de l’image de la presqu’île de Valdés. 

La presqu’île de Valdés est située dans la province argentine de Chubut, en Patagonie. S’étendant sur 360 000 hectares, le site fut inscrit en 1999 au patrimoine mondial de l’UNESCO. La presqu’île a une importance mondiale dans la préservation des mammifères marins. En effet, elle constitue une réserve naturelle extraordinaire, notamment pour la sauvegarde d’une faune exceptionnelle : éléphants de mer, baleines, lions de mer, manchots… dont des espèces menacées.


Source : Presqu’île de Valdés, par Ines Kubalek sur whc.unesco.org/fr/documents/130968  

Critère de sélection : 

La presqu’île de Valdés a été sélectionnée sur la base du dixième critère de sélection : 

Pour en savoir plus sur les critères de sélection : https://whc.unesco.org/fr/criteres/  

Critère X :  « contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation ». UNESCO.

Le site accueille une faune et une flore exceptionnelles au sein de divers écosystèmes terrestres, côtiers et marins à l’intérêt scientifique majeur. Elle est par exemple le plus important site au monde pour la reproduction des Baleines franches australes, et sa conservation a permis la reconstitution de cette espèce de baleine qui était menacée à cause de la pêche commerciale. 

Ce sanctuaire naturel possède 400km de côtes avec des falaises rocheuses, des dunes, des baies et lagunes côtières ainsi que nombreux golfes protégés du déchaînement de l’Atlantique sud. Ces derniers représentent des zones essentielles pour la reproduction de nombreux mammifères marins. Les zones humides de la presqu’île, parfois inscrites sur la liste de Ramsar*, abritent des sites de nidification et d’étape pour des oiseaux migrateurs. Le site est principalement constitué d’un écosystème de steppe désertique patagonienne, zone froide désertique parcourue par un vent sec, et abrite plus de la moitié des plantes inventoriées en Patagonie argentine. 

  • La Convention de Ramsar, est relative aux les zones humides d’importance internationale ( habitats des oiseaux d’eau…). Il s’agit d’un traité intergouvernemental adopté le 2 février 1971 qui sert de cadre à la conservation et à l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.

Le site a également été sélectionné pour la valeur universelle exceptionnelle qu’il présente tant du point de vue de conservation et de protection d’écosystèmes rares que de l’intérêt scientifique qu’il représente. 

Source : Presqu’île de Valdés, par David Martel, sur whc.unesco.org/fr/documents/113536 

Gestion du site : 

La presqu’île de Valdés est protégée depuis les années 1960 grâce à la création des premières Réserves naturelles touristiques de Punta Norte et de Isla de los Pájaros par la législation provinciale. Le Golfo Nuevo, au sud du site, abrite une Réserve marine intégrale créée en 1995 pour renforcer la protection de la Baleine franche australe. Cette réserve s’étend sur 5 miles nautiques quasiment tout autour de la presqu’île. C’est l’ « Organisation en charge du tourisme dans la province de Chubut » qui est responsable des réserves. 

La conservation du site et sa gestion sont renforcées par la recherche scientifique qui est menée dans la presqu’île et donc par l’implication du Centre national patagonien ainsi que de nombreux partenaires nationaux et internationaux (ONG, universités…) soutenant cette recherche.  

La gestion du site est financée en partie par le tourisme, vital pour l’économie locale. Toutefois ce tourisme est cause d’impacts environnementaux néfastes avec par exemple l’apport de déchets ou l’observation non-contrôlée de la faune sauvage pouvant perturber les animaux, notamment lors des périodes de reproduction (tant sur la terre qu’en mer).

La gestion du site et la conservation de la faune et de la flore nécessitent une coopération internationale pour lutter contre la pollution des écosystèmes, la pêche excessive…

Pour en savoir plus : https://whc.unesco.org/fr/list/937 

Source : Presqu’île de Valdès, par Ines Kubalek sur whc.unesco.org/fr/documents/130979

Article de Agathe Passerat de La Chapelle

Cet article n’engage que son auteure.

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[Chronique sur le patrimoine de l’Unesco: Le parc national de Yellowstone]

Présentation : Yellowstone, un site géologique et un écosystème grandiose

Le parc national de Yellowstone, réserve de phénomènes géologiques grandioses et d’écosystèmes rares encore intacts, se situe aux Etats-Unis couvrant les Etats du Wyoming, de l’Idaho et du Montana. Il a été créé en 1872 et est tout d’abord connu comme étant le premier parc national créé au monde. Mais ce qui fait sa renommée, c’est avant tout parce qu’il représente aujourd’hui plus de la moitié des phénomènes géothermiques mondiaux. Yellowstone correspond au dernier écosystème relativement intact au sein des zones tempérées. 

Ce parc s’étend sur près de 900 000 hectares et se situe au sein des 7 millions d’hectares que forment le « Grand écosystème de Yellowstone ». Le parc national est recouvert d’une vaste forêt qui s’étend sur près de 9000 m² et présente une grande variété d’espèces sauvages menacées comme le bison ou l’ours grizzli.

La partie centrale du parc, nommé la « caldeira » s’est formée grâce aux éruptions monumentales qui se déroulaient il y a des centaines de milliers d’années et à l’accumulation de lave sous l’écorce terrestre. Encore aujourd’hui, le parc national de Yellowstone intéresse les géologistes du monde entier, 1000 à 3000 séismes se déroulant encore chaque année. 

Son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO :

Le site a été inscrit dans les réserves de biosphère de l’UNESCO en 1976. C’est en 1978 qu’il est entré au patrimoine mondial de l’UNESCO sur le fondement de différents critères : 

  • Critère VII : Tout d’abord, il faut savoir que c’est à Yellowstone que se trouve le plus grand nombre de geysers au monde, contenant plus de la moitié des geysers mondiaux encore actifs. C’est également dans le parc que se trouve le célèbre geyser « Old faithful » produisant l’un des jets d’eau chaude les plus grands au monde. 
  • Critère VIII : Mais c’est surtout pour la diversité des phénomènes naturels s’y déroulant que le site a connu une telle renommée. Le parc national de Yellowstone présente en effet une variété d’écosystèmes sans égal, regroupant des geysers, des fumerolles, des sources chaudes et des mares de boue bouillante. Il contient également près de 150 espèces de plaintes fossiles.
  • Critère IX : Cherchant à préserver ces écosystèmes de toute intervention humaine, la création de ce parc a permis un développement naturel de la flore. En effet, seulement 2 % du parc national sont aménagés, laissant ainsi la au bon développement sauvage des écosystèmes. 
  • Critère X : Selon l’UNESCO, « le Parc national de Yellowstone est devenu l’un des plus importants refuges d’Amérique du Nord pour les espèces rares de faune et de flore, et sert aussi de modèle aux processus d’écosystème. » En effet, le parc, habitant des espèces menacées, permet à la science d’effectuer de nombreuses recherches sur les modes de développement de certaines espèces, telles que celle de l’ours grizzly. 
Ein Bild, das Wasser, grün, sitzend, groß enthält.

Automatisch generierte Beschreibung

Gestion du parc national :

Faisant partie du Service des parc nationaux américain, le parc national de Yellowstone est placé sous haute surveillance. De nombreux programmes de gestion sont établis concernant par exemple le processus d’évaluation environnementale ou encore le suivi du nombre des visiteurs.

Sources : https://whc.unesco.org/fr/list/28/, https://www.geo.fr/destinations/etats-unis/parc-national-de-yellowstone, https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_national_de_Yellowstone

Article de Marianne Condette

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[Espèces messicoles : Le printemps, ce monde en couleur]

Alors que les hirondelles viennent nous chanter le début du printemps, certains chanceux ont déjà dû remarquer ces teintes éclatantes qui colorent nos campagnes. Mais qui sont ces intruses qui parsèment le paysage agricole ? On les appelle les messicoles !

Étymologiquement, leur nom signifie « qui habite les moissons ». Elles adorent profiter des soins apportés aux cultures et ont su s’adapter pour survivre aux labours. Voilà pourquoi on les trouve principalement dans les champs de blé, d’orge, de seigle, d’avoine…

Les messicoles sont de grandes voyageuses : la diffusion des espèces cultivées, dès le néolithique, leur a permis de traverser les époques et les paysages pour arriver jusqu’à chez vous ! Ces plantes constituent un élément indispensable dans les équilibres agro-écologique. Elles servent de nourriture et de refuge pour diverses espèces d’animaux et d’insectes, leur permettant de participer activement à la pollinisation des espèces cultivées.

Il est donc impératif de les protéger ! En attendant les moissons, coquelicots et bleuets cohabiteront avec les plantations de céréales et continueront de former ces étonnants mélanges de couleurs… Pour notre plus grand bonheur !

Article de : Florian D’ingeo

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[Les plantes sont-elles confinées dans votre jardin ?]

Le printemps, c’est l’heure des jolies fleurs ! Mais saviez-vous que les choix que vous faites pour votre jardin peuvent avoir un impact direct sur la biodiversité locale ?

Même en plein confinement, les plantes restent libres de circuler ! Et quoi qu’en disent les apparences, elles ont mêmes des moyens de s’échapper de votre jardin : pollinisations par les insectes, disséminations des graines par les animaux…

En s’introduisant dans les milieux autour de chez vous, certaines peuvent mêmes devenir dangereuses pour la biodiversité locale ! C’est notamment le cas des espèces dites « exogènes » (ou exotiques), c’est-à-dire des espèces qui ne sont pas originaires de la région dans laquelle vous les utilisez. Voici les principales menaces encourues :

  • L’espèce exogène arrive bien à s’acclimater et à se propager dans le milieu dans lequel elle vit, jusqu’à gagner la compétition face à la flore locale : on parle alors d’espèces « invasives ». L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature reconnait les espèces invasives comme la troisième cause de l’érosion de la biodiversité mondiale. Elles sont impliquées dans la moitié des extinctions connues à ce jour !
  • Génétiquement, certaines espèces exogènes sont très proche de la flore locale. Dès lors, leur hybridation avec la flore locale peut faire disparaître l’originalité du patrimoine génétique local : on parle alors de pollution génétique.
  • En étant importées, les espèces exogènes (animales ou végétales) peuvent contribuer à la propagation d’organismes préjudiciables pour l’environnement, la culture, la santé : bactéries, insectes ravageurs… et même un virus !

Mais comment agir ? En favorisant l’utilisation d’espèces locales !
Pour cela, des labels certifient l’origine et la production locale des espèces. Aussi, n’hésitez pas à demander l’origine des plants lors de vos achats. Ces quelques réflexes permettent de développer et de valoriser la filière horticole locale !

Article de : Florian D’ingeo

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[Idée sortie : la Promenade Plantée]

Que faire ce week-end ?
En cette période de grève des transports, nous vous proposons une promenade à effectuer à pieds ! Pour flâner, seul ou entre amis, rien de mieux que la Promenade Plantée (ou Coulée Verte René Dumont, du nom de l’agronome français) !
La promenade y est en effet aisée et très agréable : on chemine sur une voie plutôt étroite et sans voitures, tantôt en hauteur tantôt sous terre, entre la végétation qui évolue au fil des saisons. En effet, on peut aussi bien observer les couleurs rougeoyantes de l’automne que sentir les parfums des fleurs au printemps ! Traversant le XIIe arrondissement, elle permet une vue d’ensemble de l’est parisien.

D’où ça vient ?
Créée en 1988 par Philippe Mathieux et Jacques Vergely, elle est tracée sur une ancienne ligne de chemin de fer reliant la place de la Bastille (la gare terminus était placée à la place de l’actuel opéra) au Val-de-Marne. En 1969, elle cesse de fonctionner et se voit peu à peu transformée en une suite de jardin ponctuant 4.5 kilomètres, tels que le jardin Hector-Malot, celui de Reuilly, la gare de Reuilly ou le square Charles-Péguy.

Qu’y fait-on ?
C’est derrière l’Opéra Bastille que commence la promenade plantée, bien que des accès soient prévus tout le long du parcours. Ensuite, le flâneur peut à 7 mètres au-dessus de la rue et de la chaussée, promener son regard sur les éléments d’architecture insolites que la seule promenade dans les rues ne permet pas de relever, alors que ses pas surplombent l’avenue Daumesnil et le Viaduc des Arts.

En descendant observer ces arcades réhabilitées par la Ville de Paris pour les artisans parisiens en 1989, le visiteur peut jeter un oeil aux vitrines soignées ou aux ateliers des artisans visibles de l’extérieur. En haut, un aménagement paysager plus moderne remplace la végétation sauvage ayant autrefois envahi la ligne de chemin de fer désaffectée.

Arrivé au jardin de Reuilly, il peut se rafraîchir dans la première fontaine d’eau pétillante française avant de poursuivre sur la commerçante allée Vivaldi. Il se voit ensuite tantôt abrité par des tunnels, tantôt à l’air libre pour rejoindre le bois de Vincennes où il peut faire le tour du lac avant de rebrousser chemin pour découvrir sur le retour ce qu’il a manqué à l’aller.

Des astuces ?
Pour les sportifs, un tronçon peut se faire en vélo à partir de l’allée Vivaldi, tandis que les adeptes de la course à pieds aimeront s’y dépenser.
Enfin, les plus matinaux pourront profiter le matin du chant des oiseaux ou d’un joli lever de soleil derrière les arbres.

A découvrir en famille, seul ou entre amis, pour tous les âges, c’est gratuit et en accès libre !
Bonne promenade !

Article de : Noémie Roux

Coulée verte René-Dumont
1 Coulée verte René-Dumont, 75012 Paris
Ouvert tous les jours, de 08h00 à 17h45 et de 09h00 à 17h45 les dimanches

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