[Actualités de l’UNESCO: Les 50 ans de la Convention contre l’importation, l’exportation et le trafic des biens culturels mondiaux]

Le 14 novembre prochain, cela fera cinquante ans que la Conférence générale de l’UNESCO a adopté la Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels. C’est l’occasion d’en faire un historique, afin de comprendre l’évolution et les enjeux d’une Convention visant à protéger les biens culturels à l’échelle mondiale. 

Naissance d’une Convention novatrice

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le contexte est propice aux revendications indépendantistes des pays colonisés par des puissances alors affaiblies par le combat. Les pays ayant acquis leurs indépendances dans les années 1960 réaffirment leurs demandes de récupérer les éléments précieux de leur patrimoine culturel. Aussi, le constat est celui que la paix ne durera que si les accords politiques sont accompagnés par une solidarité morale et culturelle. La Convention de 1970 cristallise ces idéaux. Si elle compte aujourd’hui 140 Etats parties, elle entre en vigueur en 1972 avec la Bulgarie, l’Equateur et le Nigéria. Les premières nations à accepter et/ou ratifier la Convention sont celles ayant fait l’objet de pillages massifs, et il faut attendre une vingtaine d’années pour que les grandes puissances colonisatrices l’acceptent à leur tour. Par exemple, la France l’accepte en 1997, le Royaume-Uni en 2002 et la Belgique en 2009. 

Lors de la 16e session de sa Convention, l’UNESCO se place en pionner dans la lutte contre le trafic illicite des biens culturels. La visée est de protéger un patrimoine culturel matériel mondial, terrestre comme subaquatique. Protéger les biens culturels relève d’un devoir de mémoire, ainsi que de sauvegarde et construction de l’identité des peuples. Les trois principes de la Convention sont la prévention, la restitution, et la coopération nationale. Pour connaître les réalités nationales, les pays s’engagent à publier des rapports nationaux pour décrire l’avancée des mesures prises pour protéger les biens culturels. Les Etats parties se rencontrent lors de Réunion, organe souverain de la Convention, et la dernière s’est tenue en mai 2019.

Un cadre juridique international

L’UNESCO présente aujourd’hui la Convention comme juridiquement contraignante, puisqu’elle donne un cadre commun aux Etats parties, leur imposant de frapper de sanctions pénales ou administratives les acteurs contribuant au trafic illicite. Cependant, la Convention fait face à de nombreux obstacles depuis sa création: la territorialité des lois et la prévalence du droit interne, les faits uniquement postérieurs à 1970, l’absence de ratification par tous les Etats l’ayant acceptée, l’absence de coopération internationale effective… C’est la Convention UNIDROIT de 1995 qui a élaboré la Convention sur les biens culturels volés ou illicitement exportés pour résoudre les impuissances du texte de 1970. Une coopération est promue entre les pays, qui s’engagent à assurer un traitement uniforme dans la restitution des biens culturels volés. 

La Convention pose dès 1970 les principes de solidarité, d’équité culturelle et de responsabilité collective, et permet ainsi la protection d’un patrimoine culturel mondial. Dans son cadre, l’UNESCO a créé des formations pour sensibiliser et renforcer sa mise en œuvre, et s’est alliée aux professionnels et grandes institutions internationales engagés dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels. Une base de données sur les lois internationales, un Code de déontologie pour l’identification des objets avant leur acquisition (1997), et un certificat type d’exportation (2005) ont été créés pour contrôler la circulation des biens. En somme, la Convention régit un nouvel ordre culturel international, et exerce une grande influence sur l’opinion publique.

Des efforts toujours actuels en temps de pandémie 

Pourtant, le commerce illicite représente de 10 milliards de dollars chaque année, le plaçant troisième après le trafic de drogues et d’armes. Les objectifs de la Convention ont été mis à mal par une pandémie affaiblissant les mécanismes de surveillance et de protection des sites archéologiques, des musées, et que le trafic illicite en ligne se renforce. Lors d’une conférence le 26 juin dernier, des experts ont identifié le désintérêt des polices nationales des sites culturels et la volonté des particuliers de trouver un revenu complémentaire comme explications de ce regain. Les réseaux sociaux sont un espace propice à celui-ci, et largement utilisés par les grandes organisations criminelles. Facebook comme Instagram ont reconnu que leurs plateformes servaient à la vente d’objets pillés, et même à un « pillage sur commande », depuis 2011. Un autre phénomène est la vente aux enchères d’objet d’art en direct, où les objets sont exhumés et présentés devant l’acquéreur, dans un souci d’authenticité. 

Les enjeux restent entiers concernant les restitutions, et le débat est constamment réactualisé notamment par les récentes actions réalisées dans les musées du Louvre ou du Quai Branly. Pourtant, il semble que les rouages des restitutions commencent à accélérer leur cadence… affaire à suivre. 

Les 50 ans sur les réseaux sociaux : Le vrai prix de l’art 

L’UNESCO lance par ailleurs la campagne #TheRealPriceofArt sur les réseaux sociaux pour sensibiliser à la valeur réelle des biens culturels, et aux conséquences désastreuses de leur trafic illicite. Chaque visuel présente un objet intégré à la décoration intérieure de l’acquéreur, et une description vient rappeler le contexte et les acteurs de l’excavation. Par ailleurs, le 14 novembre prochain marquera la première édition de la Journée internationale de lutte contre le trafic illicite de biens culturels. Dans son cadre, une conférence internationale se déroulera à Berlin du 16 au 18 novembre, afin d’analyser les enjeux actuels pour chaque région du monde et d’échanger sur les solutions possibles. 

Programmes passionnants pour les jours et années à venir, restez connectés ! Si vous souhaitez voir l’historique de la Convention en images : https://en.unesco.org/fighttrafficking/gallery 

Article écrit par Emma Letard-Kerbart

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[Portrait de personnalités inspirantes – André Malraux]

André Malraux est né le 3 novembre 1901 à Paris d’un père appartenant à une famille de tonneliers et d’une mère fille d’épicier. Il grandit avec cette dernière à Bondy après la séparation puis le divorce de ses parents. C’est dans cette ville qu’il commence sa scolarité, plus tard il renoncera au baccalauréat, n’ayant pu intégrer le lycée Condorcet.

Commence alors son éducation autodidacte, André Malraux apprend le sanskrit et le chinois à l’École des langues orientales, fréquente l’École française d’Extrême-Orient et celle du Louvre, lit abondamment. Ce cumul de connaissances le mène à l’écriture de son premier article en janvier 1920 intitulé « Les origines de la poésie cubiste » pour la revue de lettres et d’idées Connaissance. L’année suivante c’est son premier livre qui voit le jour Lunes en papier, un ouvrage accompagné d’illustrations de Fernand Léger et publié par Kahnweiler, dédié au poète Max Jacob qu’il admire.

Son mariage le 21 octobre 1921 avec Clara Goldschmidt marque un tournant, lui octroyant une liberté matérielle qui donne vie à ce qui deviendra sa passion des voyages. Ils découvrent alors tous deux musées et nouvelles cultures.

C’est en octobre 1923, lors d’une mission archéologique au temple cambodgien d’Angkor, qu’André Malraux et Louis Chevasson scient et dégradent des sculptures du temple de Banteay Srei. Ils sont alors inculpés par les autorités mais laissés en liberté.

Le duo Malraux / Chevasson fait une seconde fois face aux autorités, mais cette fois-ci de Saïgon, en 1924, tous deux condamnés à des peines de prison ferme. Malraux était alors en contact avec les chefs révolutionnaires annamites, chinois et soviétiques, prenant part à la création du mouvement Jeune Annam perçu comme l’ancêtre du Viet-Minh. La peine sera toutefois en appel transformée en un an de prison avec sursis.

L’engagement de Malraux ne prend pas fin avec son retour en France.

Il milite contre le colonialisme :

En 1925 il crée avec l’avocat Paul Monin L’Indochine (qui après rachat devient L’Indochine enchainée), journal anticolonialiste. Il rencontre en Chine des agents du Kuomintang, visite l’Inde, l’Afghanistan, le Japon. Ses nombreux écrits reflètent alors son engagement, son attachement pour le continent asiatique et sa considération pour sa population. Il remporte ainsi le 7 décembre 1933 le prix Goncourt pour La condition humaine.

Il est militant anti-fasciste :

André Malraux s’engage également en 1936 pour la cause des républicains pendant la guerre d’Espagne. Il y prend part en tant qu’aviateur, créant et dirigeant l’escadrille España composée de volontaires. En 1937 il se rend aux États-Unis, cherchant des soutiens et des fonds pour les hôpitaux espagnols.

Le pacte germano-soviétique de 1939 marque sa séparation du communisme. En 1940 il est mobilisé dans les chars, blessé, fait prisonnier mais parvient à s’échapper en zone libre. Il entre à terme dans la résistance française.

De cet engagement dans la résistance résulte la rencontre avec Charles de Gaulle dont il devient, en août 1945, le conseiller culturel pendant la gouvernance provisoire. En novembre de la même année, il est nommé ministre de l’information.

Pendant la fin des années 1940 et les années 1950 André Malraux donne des conférences comme « L’homme et la culture » en Sorbonne et publie des ouvrages portant sur l’art et la culture. Il reprend également ses voyages.

C’est en 1959 qu’il est nommé Ministre d’État puis ministre d’État chargé des affaires culturelles. Il donne alors de nombreux discours dans le cadre de ses fonctions, notamment le 8 mars 1960, alors président de la cérémonie rendue au siège de l’UNESCO inaugurant la campagne internationale pour la sauvegarde des monuments de la Nubie.

Suite à sa rencontre avec John Fitzgerald Kennedy il est désigné pour accompagner la Joconde aux États-Unis en 1963.

Il inaugure également nombre de maisons de la culture, établissements créés dès 1961 à son initiative visant à rendre la culture accessible à tous.

Mais c’est son oraison funèbre de 1964 pour l’entrée de Jean Moulin au Panthéon qui marque les esprits avec la formulation « Entre ici Jean Moulin (…) ».

André Malraux quitte le gouvernement le 28 avril 1969 après la démission du Général de Gaulle.

Avec les années 1970, il entre dans sa dernière décennie marquée par l’enregistrement d’entretiens avec Jean-Marie Drot de 1974 à 1976 pour l’émission de télévision « Journal de Voyage avec André Malraux à la recherche des arts du monde entier ».

André Malraux décède le 23 novembre 1976. Un hommage national lui est rendu dans la cour carrée du Louvre quatre jours plus tard. Ses cendres sont à leur tour transférées au Panthéon le 23 novembre 1996.

Article de : Yacine Navenot

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[Chronique scientifique (Patrimoine mondial naturel de l’UNESCO): le Parc national de Durmitor]

Le parc national de Durmitor, s’étendant sur 32 100 hectares, fut inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1980. L’UNESCO définit le patrimoine comme « l’héritage du passé, dont nous
profitons aujourd’hui et que nous transmettrons aux générations à venir » (conférence de 1972).
Le site protégé a été par la suite étendu en 2005 afin de correspondre aux limites du parc national déjà existant. Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que patrimoine naturel à valeur universelle exceptionnelle. Pour obtenir ce statut, les sites doivent répondre à au moins un des dix critères de sélection.
Pour en savoir plus sur les critères de sélection : https://whc.unesco.org/fr/criteres/

Le parc national de Durmitor :

Source : canalmonde.fr

Délimitation du site inscrit à l’UNESCO :

Source : unesco.fr


Le nom Durmitor est d’origine celte et signifie « montagne des eaux », en référence aux nombreux lacs glaciaires parsemant le massif. Il s’agit à la fois du nom d’un massif, situé dans le nord du Monténégro et faisant partie des Alpes dinariques (ou Dinarides) et du nom du plus grand parc national du Monténégro fondé en 1952, lequel est qui est classé sur la liste de l’UNESCO. Il représente une importante réserve de biodiversité puisqu’il abrite une faune et une flore remarquables (forêt d’anciens pins noirs, plantes endémiques, espèces protégées…). Par ailleurs, il est parcouru par le canyon de la Tara, le deuxième canyon le plus profond au monde après le Grand Canyon, participant à la beauté et à la renommée du parc. De nombreux touristes y viennent chaque année pour profiter des différentes activités qu’offre le parc : randonnées,
canyoning, rafting…


Critères de sélection :
Le parc national du Durmitor a été sélectionné sur la base de 3 critères :

  • Le critère VII : « représenter des phénomènes naturels ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelle ». Le parc de Durmitor présente une nature
    extraordinaire, façonnée par des glaciers et des rivières. Il abrite aujourd’hui de nombreux lacs glaciaires, appelés « les yeux de la montagnes », et d’immenses forêts d’arbres anciens. Le
    paysage est spectaculaire, notamment grâce au canyon de la Tara, gorge la plus profonde
    d’Europe. La nature y est préservée grâce à sa classification comme parc national. La charte
    UNESCO participe à préserver le site, son authenticité et son intégrité
  • Le critère VIII : « être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l’histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d’éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ». Le parc abrite une grande quantité de caractéristiques géologiques et géomorphologues présentant un intérêt scientifique majeur. Façonné par les glaciers, le parc du Durmitor est un témoignage d’un processus géologique ancien. La « grotte de glace » , par exemple, est un rare vestige d’une ancienne glaciation. Les formations rocheuses, notamment visibles dans le canyon de la Tara témoignent d’une riche géo-histoire du site et de ses transformations au cours de millénaires.
  • Le critère X : « contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation ». Le parc national abrite une profusion d’écosystèmes et d’habitats naturels (forêts, prairies alpines, lacs, canyons…). Il recèle également une faune rare et parfois menacée à l’image du saumon du Danube et une flore endémique. Il contient une biodiversité exceptionnelle, nécessitant une protection. Le Durmitor constitue un environnement sûr pour nombre d’espèces qui viennent y habiter.

Gestion du parc :
Le parc bénéficie d’une reconnaissance internationale et de nombreuses mesures de protection
(zone tampon, loi sur la protection des parcs nationaux, charte UNESCO….) ayant contribué à
éviter des dégâts environnementaux telle la prolifération de barrages qui aurait pollué et dégradé le milieu naturel de nombreuses espèces. L’entreprise publique « Nacionalni Parkovi Crne Gore » est aujourd’hui responsable de la gestion du site. Cependant, elle fait face à des défis de taille, notamment dans l’accueil des touristes au coeur du parc. Des projets immobiliers au sein du parc ont été proposés, à l’image d’une base de loisirs sur les rives du Lac Noir, soulevant les limites de la protection et de la conservation. Une vraie problématique se dessine entre conservation/protection et mise en valeur/accueil des touristes. Concilier ces deux perspectives
constitue un défi important dans la gestion du parc.

Le Lac Noir, au coeur du parc national de Durmitor:

Source : Agathe Passerat de La Chapelle. 2018

Article de : Agathe Passerat de La Chapelle.

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[Idées de sorties : De Chirico, La peinture métaphysique, exposition au musée de l’Orangerie]

Du 16 septembre au 14 décembre 2020 se tient au Musée de l’Orangerie l’exposition : De Chirico, la peinture métaphysique.

Au travers de son œuvre, l’on ressent une certaine fascination pour ses paysages urbains vides à la fois angoissants et oniriques. La perspective infinie, les rues désertes ainsi que la violence de l’éclairage défamiliarisent le réel et troublent le spectateur, présentant une réalité parallèle toute droit sortie de l’esprit de l’artiste. De Chirico utilise beaucoup de symboles et fait se rencontrer des objets sans rapport certain tel qu’une statue grecque, un gant et une balle, formant une composition intriguante, une sorte de rébus, d’énigme poétique. Ces objets bouleversent l’équilibre des proportions par leurs tailles et De Chirico parvient à peindre le sentiment de malaise qu’il éprouve dans la ville. En effet, la peinture métaphysique est née du sentiment d’« inquiétante étrangeté » qu’il éprouvait en arpentant les rues de Florence où l’architecture et les objets baignaient dans une « solitude plastique ». Ainsi, tout en employant des objets du réel, De Chirico nous dépayse totalement. La présence humaine est mystérieuse dans tous ses tableaux, prenant la forme d’une statue, d’une ombre ou d’un mannequin.

Chant d’amour, 1914

Le peintre gréco-italien est formé à Athènes, Florence puis Munich. Il est marqué par la culture méditerranéenne et ses mythes ainsi que par la lecture de Schopenhauer et Nietzsche. Cela se ressent dans la manière dont il peint la ville, labyrinthe désorientant et séduisant.

Place d’Italie, 1965

Il s’installe à Paris en 1911 ou il rencontre Apollinaire, le premier à qualifier son œuvre de «métaphysique » mais aussi Picasso et Brancusi. Son œuvre est une révélation pour les artistes de l’époque, et De Chirico exerça une influence sur de nombreux artistes, notamment du mouvement surréaliste tel que Dali, Magritte ou Ernst. En 1919, De Chirico retourne à la tradition, ce qui déplaît à Breton et ses amis considérant cela comme une trahison.

Article de : Sana Tekaïa

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[Spécial confinement, idée sortie : Un Tour de France en virtuel]

En plein confinement, pourquoi ne pas partir à la découverte du patrimoine français afin de s’évader un peu ? C’est ce que propose le site web Google art & culture, actif depuis 2011, avec sa visite « Tour de France ».

En effet, vous êtes invités à effectuer un véritable Tour de France culturel à travers la découverte virtuelle de 100 musées et institutions françaises. Vous pouvez déambuler sur le Pont du Gard, avoir une vue grandiose sur Paris depuis la Tour Effeil ou les toits de Paris, partir à la découverte des châteaux de la Loire ou encore partir explorer la grotte préhistorique de Chauvet.

Si vous préférez prendre l’air, nous vous conseillons la rubrique « Jardins » pour explorer des jardins de monuments et institutions françaises aux quatre coins de la France.

Pour les curieux, vous pourrez, dans la rubrique « Les plus beaux secrets français », découvrir des trésors cachés de la culture française.

Mais ce n’est pas tout, vous avez accès encore des centaines d’oeuvres (photographies, peintures, costumes…). Une aubaine pour enrichir ou approfondir votre culture générale !

Attention néanmoins, ces découvertes virtuelles ne doivent pas vous empêchez à la fin du confinement de retourner explorer le patrimoine français ! Au contraire, cela peut attiser votre curiosité ! Les visites proposées stimulent surtout la vue : vous ne sentirez pas la lavande des champs de Provence, vous n’aurez pas le chant des oiseaux du jardin du Luxembourg en arrière-plan ou les bruits apaisants des fontaines de Versailles. Pour une expérience plus complète, une visite en présentiel reste nécessaire !

Ces visites en lignes peuvent alors être l’occasion d’un repérage pour visiter, après le confinement, ces trésors français ! Avides de culture, en attendant de pouvoir sortir de chez vous, vous pourrez ainsi satisfaire votre curiosité.

Alors, passionnés de peintures, gravures, sculptures, architecture, histoire de l’art, mode, histoire, de géographie ou encore de littérature, … cette visite est faite pour vous !!! N’hésitez plus et foncez découvrir la France et ses mille facettes.

Les petits plus :
– tout est gratuit
– la navigation est simple
– vous pouvez y passer autant de temps que vous le souhaitez et revenir autant de fois qu’il vous plaira !

✨ Suivant la même organisation, le site Google Arts & Culture propose diverses visites virtuelles à travers le monde, comme :

➡️ The National Gallery de Londres :
https://artsandculture.google.com/…/the-national-gallery-lo…

➡️ Le Rijksmuseum d’Amsterdam :
https://artsandculture.google.com/partner/rijksmuseum

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ENGARESERO MUSEUM, Tanzanie

Engaresero Museum – Lake Natron – Presentation part. 1

Au début de l’année, l’antenne UNESCO a été contactée par Albane Gaudissart (fondatrice de l’ONG Tatu Project). Elle nous a alors présenté un très beau projet de musée, engagé par la communauté maasai du village Engaresero, au nord de la Tanzanie, qui nécessite cependant d’être mis en avant afin d’obtenir des aides et des soutiens pour rénover le musée. 

Nous étions très intéressé.es par le projet et nos membres ont donc pu poser des questions aux personnes en charge du musée. Ils nous ont répondu par écrit, et en vidéo. 

Cet article a donc pour objectif de présenter le musée, son fonctionnement et les besoins nécessités pour le restaurer. Vous y trouverez également une vidéo explicative. 

N’hésitez pas à poser vos questions, ainsi qu’à consulter leur site internet et à entrer en contact avec eux si vous pensez pouvoir être d’une aide quelconque. 

En 2012 a été créée la CBO (Community based organization) Engaresero Eramatare community Development Initiative, dont l’objectif était de gérer les ressources culturelles et naturelles pour le développement durable de la communauté vivant sur le territoire maasai de Engaresero, au Nord-Est de la Tanzanie, près du Lac Natron. 

L’organisation a pour objectif de gérer et de coordonner le tourisme et les activités pour les communautés locales et de leur en redistribuer les bénéfices via des projets de développement et en supportant des projets variés, notamment éducatifs, au sein du village. L’organisation a ainsi pour mission de promouvoir et de protéger les intérêts et le mode de vie de la communauté à travers une gestion durable des ressources naturelles et culturelles, en accord avec l’héritage pastoral. 

L’organisation est gérée par les communautés locales et l’entièreté des revenus reste parmi elle. Ceux-ci sont utilisés pour aider directement la communauté ou pour payer des indemnités aux guides locaux afin de les aider, ainsi que leur famille. Les revenus servent également à soutenir des projets de développement pour la santé, la gestion de l’eau, et surtout pour améliorer l’accès à l’éducation des jeunes (l’argent a notamment servi à employer deux professeurs ainsi qu’à leur construire des maisons, à offrir de la nourriture et des livres aux écoles et à sponsoriser des étudiants pour qu’ils poursuivent leurs études). Enfin, les revenus sont réinvestis dans l’activité touristique en améliorant les chemins, les bâtiments et en aidant les femmes qui s’impliquent dans le tourisme en vendant des bijoux par exemple.

En 2014, l’initiative a été prise de créer un musée afin de présenter divers aspects de la culture maasai. La première étape a été de construire le musée grâce à des matériaux traditionnels afin de préserver la culture et d’utiliser des outils traditionnels. Au sein du musée on peut trouver des informations sur les aspects politiques (à propos de la structure hiérarchique et les processus de décisions par exemple) mais également sur l’économie maasai (notamment sur les activités économiques, l’utilisation de la terre et l’héritage pastoral) ainsi que sur des aspects socio-culturels (la médecine traditionnelle, les cérémonies ou bien les différentes classes d’âge). Des instruments utilisés par les Maasai sont également exposés dans le musée, et on peut aussi y trouver des informations à propos du Lac Natron et de ses alentours.

Ils ont reçu le soutien de certaines organisations comme la FAO, l’ONG Birdlife International ou encore l’Office touristique de Tanzanie. La FAO a notamment aidé à construire le musée et à établir l’organisation (CBO).

Depuis, le musée a accueilli environ 6 000 visiteurs. Durant la saison haute il reçoit environ 100 visiteurs par mois (50 en saison basse). Ils espéraient obtenir plus de visiteurs mais cela s’est avéré difficile en raison de la faible communication autour du lieu et de la qualité du musée qui n’a pas pu être fini, faute de moyen. 

Afin de pallier ce manque de visibilité, les organisateurs sont en train de construire un site, ainsi qu’une page Facebook et un compte Instagram. Nous les partagerons sur nos pages lorsqu’ils seront créés. Ils prévoient également de créer un compte TripAdvisor une fois que le musée sera amélioré.  

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Le musée a pour projets futurs de continuer à promouvoir la culture maasai, de produire des livres à destination des visiteurs, mais également de sponsoriser des étudiants et d’améliorer les conditions de vie de certaines personnes avec des projets communautaires et d’offrir des opportunités d’emplois aux membres de la communauté. 

Pour prolonger cette aventure, le musée a besoin d’être rénové. Les murs doivent être nettoyés et repeints, les sols et les fenêtres réparés et les murs extérieurs renforcés. Il faudrait également que la sécurité soit améliorée à l’entrée. Il est également nécessaire de renouveler les affiches, photographies et cartels, ainsi que d’ajouter un contenu plus interactif afin de pouvoir diffuser par exemple des vidéos de cérémonies et de rituels locaux. 

A long terme, l’objectif serait d’avoir un musée rénové, avec des guides entrainés et deux personnes qui s’occuperaient de la maintenance et de la propreté. Ils aimeraient atteindre 2000 visiteurs par an et que le musée soit reconnu comme un lieu touristique important de la région. Ils souhaiteraient aussi faire en sorte que l’entrée soit payante, à raison d’au moins 2 dollars par personnes, mais aussi créer des livres qui expliqueraient la culture locale et les vendre. Pour cela, ils aimeraient engager des étudiants qui participeraient à la création et au marketing autour des livres. 

Comment aider ? 

Le musée a notamment besoin de reconnaissance et de visibilité. Aussi, la première manière de promouvoir le musée est d’en parler ! N’hésitez pas à partager autour de vous, encore plus si vous connaissez du monde en Tanzanie ! 

Ensuite, les gérants du musée sont à la recherche de sociologues ou d’anthropologues, présents en Tanzanie, qui pourraient aider à la création du contenu du musée et des livres, mais également de personnes qui pourraient aider à la traduction en anglais des contenus. Ils aimeraient également bénéficier de l’aide d’étudiant en muséologie, ou en édition. Ils sont aussi à la recherche de matériel pour créer le contenu interactif. 

Si vous pensez pouvoir être d’une aide quelconque à propos de l’un ou l’autre de ces sujets, n’hésitez pas à les contacter ou à nous contacter par e-mail !

Contacter Engaresero Museum : engareserotourism@gmail.com

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[Idée sortie : l’Exposition Cézanne et les maîtres, rêve d’Italie au Musée Marmottan-Monet]


Vous voulez vous échapper du stress de l’université et de la panique de Coronavirus ce weekend ? La nouvelle exposition au Musée Marmottan Monet offre l’occasion idéale : Plongez dans le rêve d’Italie de Paul Cézanne et découvrez la peinture du maître aixois d’un tout nouvel œil !

Pour la première fois à Paris, l’œuvre de Cézanne est mise en relation avec l’une des plus grandes influences et inspirations du peintre : la peinture Italienne du XVIe au XIXe siècle.

Le Musée Marmottan Monet présente une exceptionnelle sélection de toiles de Cézanne dont l’iconique Montagne Sainte-Victoire, les incontournables Pastorale et natures-mortes face aux chefs-d’œuvre de Tintoret, Le Greco, Ribera, Giordano, Poussin, Carrà, Sironi, Boccioni et Morandi, provenant de grands musées internationaux et de plusieurs collections privées du monde entier !

L’expo est à découvrir du 27 février au 5 juillet 2020 au musée Marmottan-Monet, dans le 16e arrondissement

Article de : Elaine Progscha

Musée Marmottan-Monet
2 Rue Louis Boilly, 75016 Paris
Ouvert tous les jours de 10h00 à 17h30, sauf le lundi

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[Idée sortie : L’exposition « ALULA, merveille d’Arabie. L’oasis aux 7000 ans d’histoire]

L’Institut du monde arabe prolonge l’exposition « Alula, merveille d’Arabie » jusqu’au 8 mars 2020. L’occasion, si vous n’en avez pas encore eu l’occasion, de filer voyager au cœur de l’Arabie, dans cette vallée incroyable.

Al-‘Ulâ est le nom d’une région du nord-ouest de l’Arabie où on trouve une vallée d’environ 30 kilomètres qui offre des ressources naturelles abondantes et abrite des sites archéologiques de première importance, en lien notamment aux grandes civilisations qui s’y sont succédées : le royaume de Dadan (VIIIe – Ve siècles avant JC), le royaume de Lihyan (Ve – Ie siècles avant JC) et le royaume nabathéen (Ier siècle avant JC – IIe siècle après JC). La vallée est parcourue par la principale route des caravanes de l’encens et est aussi sur la chemin du pèlerinage musulman vers La Mecque et Médine à partir du VIIe siècle.

Au fil de l’exposition on peut observer sur de grands écrans les très beaux paysages de la région filmés par Yann Arthus-Bertrand, mais également voyager dans le temps. Le parcours nous emmène des premiers temps de la région, dans les royaumes de l’Arabie ancienne, où l’on peut rencontrer des statues monumentales et en apprendre plus sur les civilisations préislamiques, jusqu’en 2019 où l’on peut écouter de nombreux témoignages d’habitants de la région.

Le site d’Hégra, dans la région d’Alula, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008, et est donc devenu le premier site d’Arabie saoudite à recevoir ce label.

Un véritable voyage inspirant et éducatif !

Article de : Louise Sineux

⤵️ Pour plus d’informations :
https://www.imarabe.org/fr/expositions/alula-merveille-d-arabie?fbclid=IwAR30HR5dbLnvas4tsKnMUDjS4ZX1XXg1p1GPaGi-7bqNFkVlOvJJnnufmwM

Institut du monde arabe
1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris
Ouvert tous les jours de 10h00 à 18h00, sauf le mardi

© Photographie : tombes nabatéennes, Yann Arthur-Bertrand

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[Geography Awareness Week]

La « Geography Awareness Week », est une semaine dédiée à la géographie sous toutes ses formes, créée il y a plus de 25 ans par la National Geographic Society des Etats-Unis. Pendant la 3ème semaine de novembre, les citoyens de tout âge sont amenés à penser et réfléchir sur l’importance des espaces dans leur vie.

Bien que la géographie soit une matière enseignée en France dès les classes de primaire, le
magazine National Geographic écrivait que « trop de jeunes américains sont incapables de prendre des décisions efficaces, de comprendre les enjeux géospatiaux, ou même de reconnaître leur impact en tant que citoyens du monde », principe sûrement trop applicable aux jeunes français.

Cette semaine a principalement un but éducatif : rendre accessible à tous la géographie,
science trop méconnue mais indispensable au quotidien. Des initiatives à la fois citoyennes mais principalement scolaires voient le jour chaque années, menées par des enseignants ou des étudiants pour rendre attractif cette science.

En 1966, dans sa Collection « Programme et méthode d’enseignement », l’UNESCO écrivait
déjà que sa mission a toujours été de « favorisé toutes les initiatives susceptibles d’améliorer la compréhension mutuelle entre les peuples ». L’importance de la géographie était déjà promue en tant que, « par son essence même, [elle] peut contribuer le plus naturellement à la formation civique de la jeunesse ». Elle « crée et stimule, en outre, la sympathie active des élèves pour les autres peuples du monde. Il leur fait connaître comment ont vécu et vivent ces peuples, quelle est la contribution de chacun d’eux au patrimoine commun de l’humanité ».

A cette occasion, des associations étudiantes comme la SONU proposent de faire découvrir la Géographie grâce à des conférences, infographies…etc. L’antenne UNEV vous proposait en novembre 2019, en partenariat avec l’Oekoumene, un café-débat sur le thème des « peuples autochtones et la déforestation ».

Article de : Anaëlle Rapet

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