[Rubrique culturelle : Le regard d’une artiste, Frida Kahlo par Lucienne Bloch]

En ces temps de crise sanitaire, de couvre-feu et d’absence de musées ou d’expositions, les galeries d’art représentent une alternative intéressante pour continuer de nourrir notre curiosité culturelle.

La Galerie de l’instant, au cœur du Marais, propose actuellement une exposition  consacrée à des photographies exclusives de Frida Kahlo. Artiste peintre mexicaine, femme engagée et puissante, Frida Kahlo continue aujourd’hui de fasciner tant par ses œuvres que par son personnage courageux et captivant.

 Les photographies présentées dans la galerie sont celles de la photographe Lucienne Bloch, assistante et apprentie de Diego Riviera qui fut l’époux de Frida. Celle-ci est devenue l’amie proche et la confidente de la jeune femme, l’accompagnant dans les moments les plus durs de son existence comme la maladie de sa mère ou sa fausse couche. Ces œuvres témoignent en effet de la proximité et de l’intimité des deux femmes.

Frida Kahlo affirmait d’ailleurs au sujet de l’amitié : « Je serai l’amie de ceux qui m’aime telle que je suis. ».

Ces photos sont ainsi une ode à la féminité, à l’estime de soi et à la simplicité de la vie malgré les tourments et les obstacles auxquels Frida sera confrontée tout au long de son existence. On peut ainsi la voir contempler ses tableaux, échanger un baiser avec son mari ou profiter de la douceur de son pays natal, le Mexique.

Ces portraits en noir et blanc sont fascinants par la simplicité de l’action contrastant avec la fascination du personnage. Ils la représentent dans les moments heureux de sa vie, fière de son travail et de ses œuvres, des moments de complicité avec son époux avant que leur vie conjugale ne vole en éclats, l’estime de soi et l’appréciation de sa féminité.

Cette exposition est d’autant plus captivante, qu’elle a été permise par le jeu du hasard. En effet, après avoir découvert certains de ces clichés à New-York il y a un an, la directrice de la Galerie de l’Instant, Julia Gragnon en poste une image sur instagram. Elle sera ensuite contactée par la petite fille de la photographe, Lucienne Allen Bloch qui collaborera et l’aidera à mettre en place cette exposition.

« Tout le folklore autour de ses vêtements, de ses fleurs, de la couleur, cette espèce d’image d’Epinal de Frida Kahlo, ce n’est pas dans ces images-là qu’on va la retrouver »

Cette affirmation de Julia Gragnon témoigne de la profondeur des photos présentées et de ce visage apaisé de Frida Kahlo que l’on ne voit finalement que trop rarement.

Frida Kahlo de Rivera 1907-1954 , famous Mexican painter

Une visite au cœur de cette exposition dans la Galerie de l’Instant vous permettra donc de retrouver les joies des sorties culturelles, de réapprendre à apprécier la singularité des photographies et surtout à apprécier un aspect lumineux et mélancolique de la vie de Frida Kahlo qui vous donnera l’impression d’accompagner ces moments éblouissants de vie aux côtés de Lucienne Bloch.

La Galerie de l’instant vous accueille toute la semaine jusqu’à 19h et l’exposition consacrée à Frida Kahlo s’achèvera le 31 mars 2021.

Article de Clémence Hoerner

Cet article n’engage que son auteure.

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[ Rubrique culturelle : Le cimetière du Père-Lachaise ]

Situé dans le 20 ème arrondissement de Paris et s’étendant sur 44 hectares, le cimetière du Père-Lachaise (ou cimetière de l’Est) est le plus célèbre de la capitale. Il tient son nom du confesseur du roi Louis XIV : le père jésuite François d’Aix de La Chaise. Le site a ouvert ses portes le 21 mai 1804. Sa renommée tient au fait qu’il abrite les sépultures de quantité d’hommes et de femmes célèbres ayant marqué l’histoire de France et du monde : des artistes, peintres, musiciens, chanteurs, écrivains, militaires, hommes politiques, historiens, scientifiques… Pour n’en citer que quelques uns des plus célèbres : Proust, Musset, Molière, Edith Piaf, Jim Morisson, Balzac, Chopin, Colette, Jean de La Fontaine, Champollion, Simone Signoret.

Le cimetière accueille également des tombes d’anonymes. Au total, ce sont 70 000 concessions que l’on peut retrouver dans ce véritable jardin-panthéon. Plus de 3 millions de visiteurs venus du monde entier le visitent chaque année.

La partie la plus ancienne du cimetière du Père-Lachaise (celle la plus proche de l’entrée principale), a été classée au titre des « sites historiques et pittoresques » en 1962. Certains monuments funéraires ont été quant à eux été classés monuments historiques, comme le mur des Fédérés, le crématorium de style néobyzantin datant de la fin du XIX ème siècle ou encore les tombes d’Héloïse et d’Abélard, de Molière, de La Fontaine et de l’abbé Delille.

Il s’agit donc d’un lieu unique et original qui invite au recueillement. On peut le comparer à un musée en plein air puisque le site est imprégné d’art, de culture et d’histoire (notamment le « mur des Fédérés » lié à l’histoire de la Commune en 1871). De nombreuses oeuvres architecturales et sculpturales, édifiées par les architectes et les sculpteurs les plus représentatifs de leur époque témoignent de la richesse de l’art funéraire. On peut y observer tous les styles de cet art : des caveaux haussmanniens, des tombes gothiques, des mausolées à l’antique, des édifices néo-classiques, des sculptures aux styles variés…

Le visiteur ne peut que s’émerveiller de ce labyrinthe de tombes et de verdure !

Le cimetière constitue un lieu de promenade agréable avec ses nombreux arbres faisant de lui un écrin de verdure (le plus grand espace vert de Paris intra-muraos) qui semble suspendu hors temps et hors de la capitale. Si les promenades y sont autorisées, attention toutefois à conserver une attitude correcte dans ce lieu de recueillement.

Pour découvrir les personnalités enterrées au cimetière du Père Lachasie : https://pere-lachaise.com/tombes-et-celebrites-au-pere-lachaise/

Pour préparer sa visite : https://pere-lachaise.com/

/!\ Les horaires d’ouverture sont susceptibles d’être changés en fonction de la crise sanitaire et des restrictions liées.

Infos pratiques :

Horaires d’ouverture

Novembre à mi-mars :

de 8h à 17h30 du lundi au vendredi,

de 8h30 à 17h30 le samedi,

et de 9h à 17h30 le dimanche et les jours fériés.

De mi-mars à octobre :

de 8h à 18h du lundi au vendredi,

de 8h30 à 18h le samedi,

et de 9h à 18h le dimanche et les jours fériés.

Attention : Les derniers visiteurs sont admis au plus tard 15 minutes avant la fermeture.

L’entrée est gratuite.

5 entrées au total (pour plus d’informations, visitez le site internet)

Entrée principale :

Adresse : n’a pas d’adresse postale. (Pour indication : située sur le boulevard de Ménilmontant, face à la rue de la Roquette)

Transports : Métro Philippe Auguste (ligne 2) – Bus 61, 69.

Des visites guidées sont proposées (hors Covid).

Cet article n’engage que son auteure.

Rédigé par Agathe Passerat de La Chapelle

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[Rubrique culturelle : l’Heure bleue de Peder Severin Kroyer]

Aujourd’hui, nous vous présentons une nouvelle exposition que vous prendrez plaisir à découvrir lors de la réouverture des établissements culturels ! Pour voyager sans quitter la France, pourquoi ne pas prendre un après-midi pour visiter le Musée Marmottan Monet, et plus spécialement son exposition qui se déroule jusqu’au 25 juillet 2021 sur l’œuvre de la vie de Peder Severin Kroyer !

Exposition intitulée “L’heure bleue”, elle est placée sous le patronage de la Reine Margarethe II du Danemark. 

Mais, qui est Peder Severin Kroyer ?

Peder Severin Kroyer était un artiste peintre qui a exercé dans la seconde moitié du 20e siècle et qui est décédé en 1909 à 58 ans. Il était de nationalité danoise et norvégienne, et son art était perceptible dans la peinture et la sculpture. 

(Autoportrait, 1897, Copenhague, Collection Hirschsprung)

Pour développer son art, Peder Severin Kroyer a énormément voyagé, surtout entre les années 1877 et 1881, où il a découvert l’Europe, rencontré des artistes et des étudiants en art qui l’ont aidé à développer son style artistique. Il s’est même arrêté quelque temps à Paris, où il fut influencé par des impressionnistes de son temps comme Claude Monet, Alfred Sisley ou encore Pierre Auguste Renoir. Mais, en réalité, c’est toute sa vie durant qu’il a voyagé, continuant de puiser son inspiration chez des artistes et des cultures étrangères à la sienne.

En 1881, de retour dans son pays natal qu’est le Danemark, il s’installa à Skagen et produisit durant cette période un large panel de tableaux retraçant la vie quotidienne de ses habitants ainsi que les paysages de la ville. 

Il est d’ailleurs, dans cette optique, rattaché à l’école culturelle et artistique qui dominait alors dans la ville à la période, que l’on appelle communément Les Peintres de Skagen. 

Focus sur Les Peintres de Skagen : c’est un groupe d’artistes qui se sont tous retrouvés dans la ville de Skagen dans les années 1870 pour capter la lumière si particulière qui y régnait dans la ville. En effet, on se plait à dire que l’heure bleue de Skagen est particluièrement divine pour les artistes qui cherchent à la capturer dans leurs tableaux. D’un point de vue artistique, les Peintres de Skagen peignent des paysages d’une manière très réaliste avec des couleurs elles aussi très riches. 

Alors, Peder Severin Kroyer partageait son temps entre Skagen l’été, et Copenhague l’hiver. Cependant, durant les dix dernières années de sa vie, il fut atteint de cécité ce qui compliqua – mais n’arrêta pas – son travail d’artiste. Il aimait même en plaisanter, en disant que la vue de son œil sain était devenue meilleure depuis la perte de sensibilité dans son œil malade. Il a d’ailleurs réalisé des tableaux qui sont aujourd’hui très célèbres pendant cette période. Malgré cela, il mourut en 1909, non pas de complications dues à sa cécité, mais d’une syphilis aiguë. 

    Capturer “L’Heure Bleue” au Musée Marmottan Monet

Pour la première fois en France, le musée Marmottan Monet présente une exposition monographique des œuvres de Peder Severin Kroyer. L’objectif ? Partir à la recherche de l’Heure Bleue, “ce phénomène météorologique qui précède le crépuscule et ne se déploie surtout aux lointains bords de mer septentrionaux”. 

Cette exposition regroupe plus de 60 œuvres d’art qui viennent de musées tous différents : de Paris à Copenhague, mais aussi de musées comme ceux de Aarhus, Kiel ou Budapest. L’exposition du musée Marmottan Monet s’intéresse donc à la vie de Kroyer à Skagen, où il a pu capturer cette heure bleue jugée si magnifique. 

Elle se déroule d’ailleurs en trois temps. 

Le premier moment de l’exposition, dont le décor ne bouge jamais puisqu’il s’agit constamment de la plage de Skagen, montre des images de la vie quotidienne des pêcheurs, toutes plus vivantes les unes que les autres. On retrouve alors deux toiles qu’on ne présente plus lorsque l’on parle de Kroyer : Pécheurs de Skagen, Danemark, coucher de soleil (1883, Skagen, Skagens Kunstmuseer) et Bateaux de pêche (1884, Paris, musée d’Orsay) 


Dans un second temps, Kroyer montre alors la vie quotidienne sur la plage, avec des enfants qui jouent, se baignent, se baladent, dans des scènes qu’on pourrait qualifier de crépusculaires, où le travail du bleu est primordial pour l’artiste. 

“Attendez-nous!”, 1892, Skagen, Art Museum of Skagen / “Garçons se baignant à Skagen, Soirée d’Été”, 1899, Copenhague.

 

Enfin, l’exposition se termine sur le rattachement de l’artiste aux peintres de Skagen. On y retrouve alors le portrait de sa femme Marie qui faisait partie de cette école artistique (Roses (1893, Skagen, Skagens Kunstmuseer). On découvre ensuite les œuvres des peintres de Skagen, peintres qui auront inspiré Kroyer comme on peut le reconnaître dans son tableau Hip Hip Hip Hourra ! (1888,  Skagen, Skagens Kunstmuseer) pour n’en citer qu’un.  

Article de Tifenn Genestier

Cet article n’engage que son auteure.

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[Rubrique culturelle : l’Atelier des Lumières]

Lorsque les établissements culturels rouvriront, pourquoi ne pas faire une visite immersive dans les tableaux d’artistes célèbres ? C’est le pari que s’est lancé il y a quelques années déjà l’Atelier des Lumières à Paris, qui se plait à faire vivre des œuvres qu’on ne présente plus.

L’Atelier des Lumières, c’est quoi ?
Parce que toutes et tous, nous avons entendu parler au moins une fois de cet endroit, mais peu enconnaissent véritablement l’Histoire, retour sur un lieu d’art autrefois industrie.
En 1835, les Frères Plichon, issus d’une famille de laboureurs, décident de venir à Paris pour devenir fondeurs lors de la Révolution industrielle. Ce sont alors les débuts de la Fonderie du Chemin Vert. Grâce à des pièces en fonte très qualitatives, cette fonderie avait pour but premier de répondre aux besoins de la Marine et du Chemin de Fer. A ce moment-là, elle employait près de 60 personnes.
En 1959, 24 ans plus tard, l’entreprise est transmise aux enfants de l’un des deux fondateurs, dont Edouard Plichon, qui était un technicien reconnu et pendant quatre générations, les affaires sont alors prospères pour la fonderie.
Cependant, en 1929, comme beaucoup d’autres entreprises, l’affaire est contrainte de fermer ses portes. Les raisons : la crise internationale et la concurrence accrue des nouveaux matériaux sur le marché comme le plastique qui fait son apparition. Alors, en 1935, l’entreprise est totalement dissoute et la famille Martin, qui en est aujourd’hui encore propriétaire, rachète les locaux. Pendant de nombreuses années, jusqu’en 2000, les entrepôts servaient alors à une entreprise de fabrication et de vente de machine-outils.
C’est en 2013 que le Président de Culturespaces, Bruno Monnier, redécouvre la fonderie et se rend compte de son immense potentiel. Il veut alors en faire un centre d’art numérique, et la famille Martin accepte alors de lui louer les bâtiments.

En 2018, pour le bonheur de tous, l’Atelier des Lumières voit alors le jour le 13 avril, et est découvert la première année par plus de 1,2 millions de visiteurs venant de partout dans le monde.

Les Grandes expositions de l’Atelier des Lumières
Tous les ans, Culturespaces organise donc des expositions longues et courtes, en donnant la parole à desartistes contemporains.
En 2018, on avait alors eu le droit à une rétrospective de la « Sécession Viennoise à travers les œuvres de Hunterwasser » et des œuvres de Gustav Klimt, le tout assemblé par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, avec la collaboration musicale de Luco Longobardi, du collectif Ouchhh et Thomas Blanchard et Oilhack.
(Pour avoir un aperçu de l’exposition, voici la vidéo promotionnelle : https://vimeo.co/344347744)

En 2019, c’était au tour de Van Gogh d’être mis à l’honneur, là aussi par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi. Mais, nous avions aussi le plaisir de voir deux autres productions : « Japon Rêvé, Images du monde flottant » de Dany Rose, et « Verse », de Thomas Vanz.
(Pour avoir un aperçu de l’exposition, voici la vidéo promotionnelle : https://vimeo.co/435873883)

En 2020, même si l’exposition fut écourtée dû à la crise sanitaire, Monet, mais aussi Renoir et Chagall ont été exposés en musique sur leurs voyages en méditerranée. Exposition qui nous fait voyager, tout en restant dans la pénombre et la fraicheur d’un ancien entrepôt chargé d’Histoire.

Quid des prévisions pour 2021 ?
Vite, vite, rouvrons les établissements culturels ! Cela nous permettra de venir admirer la rétrospective des plus grandes œuvres de Dali, élaborées pendant ses 60 années de création. Initialement prévue pour le 29 janvier 2021, elle sera d’actualité jusqu’en janvier 2022. Alors, espoir et optimisme, nous trouverons bien quelques semaines durant 2021 pour y faire un tour ! Comme toujours, cette immersion est produite par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, artistes maintenant habitués à l’établissement.
Mais, Dali ne sera pas seul ! En effet, en programme court, nous aurons la chance de retrouver les œuvres architecturales de Gaudi, qui fut lui-même une véritable source d’inspiration pour Dali, par les studios Cutback.

Alors, prenons notre mal en patience, restons forts et patients ; pour retrouver nos amours artistiques dès que le temps nous le permettra !

Cet article n’engage que son auteure !

Article de Tifenn Genestier

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[Rubrique culturelle : La ville de Metz]

Metz, capitale de la mirabelle, de la quiche lorraine et de la bière.

    L’histoire de Metz remonte à plus de 3 000 ans. Capitale du peuple celte des Médiomatriques lors de l’époque gallo-romaine, elle possède un amphithéâtre de 25 000 places, l’un des plus vastes du monde romain. A son emplacement se situe aujourd’hui le Centre Pompidou – Metz. Le musée de la Cour d’Or conserve un patrimoine rare de l’époque de Charlemagne et des Carolingiens. Ville libre, Metz avait pour devise « si nous avons la paix dedans, nous avons la paix dehors ». 

    A l’époque de la Renaissance, Rabelais trouva refuge dans cette ville qui inspirait la liberté de penser. Puis, la ville s’embellit au XVIII° siècle avec le théâtre et la place d’Armes. Le quartier impérial fait apparaître de belles constructions néo-romanes. Durant l’annexion, Guillaume II a voulu y déposer sa marque en voulant faire de Metz la « nouvelle ville ». La ville de Metz espère intégrer la liste définitive du Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en misant sur son histoire entre France et Allemagne, mais également sur son riche patrimoine architectural. La demande a été soumise en 2014. 

    Ville des trois frontières (Belgique, Allemagne, Luxembourg) non loin de la capitale parisienne (1h20 de TGV), sa situation géographique est exceptionnelle. En l’espèce d’un week end vous pouvez vous imprégner de son architecture médiévale. 

    La Cathédrale Saint Etienne est l’un des joyaux de la ville représentant l’art gothique à son summum. Elle vous régale les yeux avec ses vitraux du XIII° au XX° siècle réalisés par Hermann de Munster et Marc Chagall. 

    Le Temple protestant dit le Temple Neuf a été construit entre 1901 et 1904 durant l’annexion. De style néo roman, il laisse découvrir à la nuit tombée son chevet illuminé à la pointe de l’île, comme un phare en mer. 

    L’opéra théâtre est l’un des plus anciens théâtres de France. Édifié au XVIII° siècle, il contient 750 places. Il est l’un des derniers à posséder encore ses propres ateliers de costumes et de décors, son chœur et son ballet. Affichant une programmation éclectique, vous pourrez y retrouver de l’opéra, de la danse, du théâtre classique mais aussi du théâtre contemporain. 

    L’Arsenal, quant à lui, vous propose une programmation axée sur la danse contemporaine, spécialité de la maison. 

    Le Musée de la Cour d’Or vous propose des thermes et objets gallo-romains présentant les origines de la ville, mais également de très beaux tableaux de l’époque de la Renaissance au XX° siècle qui ont fait la richesse de la ville. Le musée est actuellement gratuit. 

    Le Centre Pompidou-Metz est le fruit d’une collaboration entre Shigeru Ban et Jean de Gastines, lieu incontournable dédié à l’art moderne et contemporain. Inaugurée en 1908, la gare est au cœur du projet de la nouvelle ville voulue par Guillaume II lors de l’annexion. 

    La place Saint Louis est exceptionnelle tant par ses bières artisanales proposées dans les bars, mais également de par son architecture italienne, rappelant ainsi qu’à l’ère médiévale les puissants banquiers lombards étaient présents dans la ville. 

    La porte des Allemands demeure le dernier vestige de l’imposant système de fortification de la ville. Il s’agit d’un ouvrage emblématique qui a fait l’objet d’un tableau présenté au Musée de la Cour d’Or. 

    Que pouvez-vous déguster à Metz ? D’abord, l’incontournable quiche lorraine est l’un des plats régionaux le plus exporté. Ambassadrice culinaire de la Lorraine dans le monde entier, elle reste meilleure lorsqu’elle est faite avec amour dans la région. <3 <3 <3. Vous pourrez ensuite vous désaltérer avec une bonne bière régionale. Première région brassicole de France au XIX° siècle, la Lorraine comptait plus de 200 brasseries et malteries. Aujourd’hui quelques micro-brasseries artisanales ont repris le flambeau. Pour le dessert, il faudra se tourner vers la mirabelle, emblème de la ville de Metz. Elle est célébrée fin août lors des grandes fêtes populaires. C’est le fruit lorrain par excellence. Après un bon repas, vous pouvez ensuite vous promener dans les petites rues du vieux Metz, ou bien au plan d’eau, espace phare des sports aquatiques.

    Metz a donc de multiples facettes, à découvrir tant en hiver (Marché de Noël accompagné de son Chemin des Lanternes), qu’en été (les ondes messines, Constellations). Il faudrait véritablement dédier un livre entier pour dévoiler la beauté de cette ville. (et je ne dis pas ça parce que j’y viens). 

METZ EST GRENAAAAAAAT 

Cet article n’engage que son auteure.

Article de : Anaïs Mangin

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[Rubrique culturelle : Le centre Pompidou-Metz]

Créé en 2010, le Centre Pompidou – Metz est une décentralisation d’un établissement culturel public national, le Centre Pompidou – Paris. Se concentrant sur sa vocation primordiale, il entend être une plate-forme d’échanges entre la société française et la création. Il présente et fait découvrir toutes les formes d’expression artistique, en sensibilisant le public aux oeuvres majeures des XX° et XXI° siècles. Ayant pour ambition d’être un grand centre d’expositions et d’initiatives artistiques, il est le reflet de la création contemporaine. Ni une antenne nu une annexe, le musée est une institution soeur, autonome dans ses choix culturels. Il s’inspire du Centre Pompidou – Paris pour développer sa programmation. Pour cela, il puise dans les collections du Centre Pompidou – Paris, Musée national d’art moderne, détenant l’une des meilleures collections au monde dans le domaine de l’art moderne et contemporain. Le programme pluridisciplinaire est fondé sur des expositions temporaires innovantes et de niveau
international.


Le Centre Pompidou – Metz est l’un des musées français les plus visités hors de Paris. Le centre s’inscrit dans un projet d’urbanisation du quartier de l’Amphithéâtre. Considéré comme un élément fondateur de ce quartier, il a été créé par les soins de deux architectes, Shigeru Ban et Jean de Gastines. Le maître d’ouvrage est la communauté d’agglomération de Metz Métropole, en partenariat avec le Centre Pompidou – Metz. Le projet a été financé par la ville de Metz, le conseil général de la Moselle, le conseil régional de Lorraine, l’Etat et la Communauté européenne.


Vous pourrez découvrir jusqu’au 26 avril 2021 l’exposition consacré à Marc Chagall, Le passeur de lumière. Chagall a réalisé six vitraux de la Cathédrale Saint Etienne de Metz. En partenariat avec le musée national Marc Chagall de Nice, les maquettes de ses vitraux (Metz, Reims, Strasbourg, Mayence, Nice, Angleterre …) sont rassemblées et mises en correspondance avec des peintures, sculptures, céramiques et dessins. Vous pourrez y retrouver, entre autre, les vitraux de la chapelle du Saillant en Corrèze exceptionnellement montrés dans l’exposition. A travers son travail, Chagall montre sa vision de la Bible, qu’il considère comme « la plus grande source de poésie de tous les temps » occupant ainsi une place centrale dans son oeuvre. Les vitraux dévoilent un langage personnel de l’artiste qui racontent les différentes périodes de sa vie, de la Biélorussie à la France. L’exposition s’inscrit dans l’anniversaire des 800 ans de la Cathédrale de Metz.

Article de : Anaïs Mangin

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[Rubrique culturelle : les Olmèques et les cultures du Golfe du Mexique]

Cette semaine nous avons décidé de vous parler de l’exposition sur les Olmèques et les cultures du Golfe du Mexique que vous pourrez aller voir puisqu’elle se tient au Musée du Quai Branly jusqu’au 25 juillet 2021 ! Cette exposition est particulièrement impressionnante puisqu’environ 300 objets sont présentés, dont 80 pour cent d’entre eux n’ont jamais été exposés à l’extérieur du Mexique !

Avant de pouvoir vous y rendre, nous vous proposons pour ce week-end d’aller voir la visite guidée filmée que le musée a publié sur Youtube.

La visite se déroule en 3 épisodes d’environ 5 minutes, consacrés chacun à une salle de l’exposition. C’est Steve Bourget, responsable des collections Amériques du Quai Branly, qui anime la visite et a choisi de commenter quelques œuvres phares et représentatives des cultures du Golfe du Mexique, à différentes périodes qui précèdent l’arrivée des colons espagnols sur le continent américain. J’ai sélectionné pour vous quelques œuvres présentées lors de cette visite.

La culture Olmèque

Dans la première partie de la visite, Steve Bourget nous parle de la culture Olmèque, qui est considérée comme la civilisation-mère de la Mésoamérique. En effet, elle a initié des traits culturels qui vont se propager dans toute cette aire culturelle jusqu’à l’arrivée des colons.

La première œuvre présentée lors de la visite guidée est la sculpture : le « Seigneur de las Limas », découverte en 1965 à Las Limas. Le personnage qui est allongé dans les bras de celui qui se tient en tailleur serait probablement le dieu de la pluie, associé à l’émergence du maïs et de l’agriculture. Les motifs sur son corps : deux rectangles ornés d’une croix centrale, représentent les insignes du pouvoir et sont des motifs récurrents dans la culture Olmèque. Le maïs est également fortement présent dans l’iconographie des cultures de Mésoamérique, puisqu’il est l’aliment de base des populations, et il est également associé à la fertilité.

Le « Prince », une sculpture d’un dirigeant Olmèque, nous permet d’observer les canons de représentation propres à cette sculpture : des lèvres charnues aux commissures tombantes, des yeux rapprochés et fendus.

Enfin, Steve Bourget nous parle de la stèle C de Tres Zapotes, qui a révolutionné la vision de la Mésoamérique, puisqu’elle représente une partie du calendrier, du compte long qui donne une date précise à l’aide de traits gravés. La partie supérieure de la stèle n’a été retrouvée que dans les années 70, et a permis de révéler que le calcul du compte long auparavant établi par les chercheurs avait un décalage de 250 ans !

Les femmes et les hommes des cultures du Golfe du Mexique

Cette salle porte sur 3000 ans d’art sculptural des civilisations du Golfe du Mexique.

L’ « adolescent huastèque » a été découvert sur le site de Tamohi, il représente les canons de la beauté huastèque. Nous pouvons remarquer sa déformation crânienne, une pratique très répandue en Mésoamérique, et les lobes de ses oreilles sont très distendus. Son corps est gravé de symboles du maïs.

Il est probablement le dieu du Maïs : un mythe raconte qu’il part chercher son père dans l’inframonde pour lui montrer le monde des vivants où l’on cultive cette plante. Dans la visite virtuelle, nous pouvons voir dans son dos un petit personnage la tête renversée, qui serait surement son père. Dans le mythe de cette civilisation, on raconte en effet que l’accès au monde des morts rétrécit la taille humaine.

Le registre des sculptures est très différent selon les époques, puisque  cette stèle réalisée en bas-relief présente ici un autosacrifice : le personnage se perfore la langue. Il y a une claire influence Maya dans cette représentation puisque les rois Mayas se représentaient souvent en train de se perforer la langue dans le cadre de rituels aux dieux. Ces derniers se seraient sacrifiés pour créer le monde, donc le souverain, en sacrifiant une partie de son anatomie, marque le lien particulier qu’il a avec les dieux de par son pouvoir : il se divinise littéralement par cet acte.

Le site de Tamtoc

Ce site est la capitale de la civilisation Huastèque dans le Golfe du Mexique. Il est extrêmement étendu et compte des dizaines d’édifices architecturaux.

C’est dans un bassin d’eau présent sur ce site qu’a été retrouvée la statue de la femme nue. Ce bassin est consacré au dépôt d’offrandes dans le cadre de rituels religieux : des céramiques, des corps humains y ont été déposés…

Une sculpture a un style qui se distingue de toutes les autres productions artistiques de Mésoamérique : un corps de femme sculpté scarifié, et la forme de ces scarifications fait penser à des grains de maïs. Cela permet d’associer cette sculpture à un symbole de fertilité, il s’agit donc peut-être d’une représentation de la déesse du maïs. La représentation Huastèque de corps nus est très répandue, mais cette œuvre est pourtant unique en son genre !

Vous l’aurez donc compris, le choix des œuvres commentées par Steve Bourget tient en ce qu’elles permettent de comprendre rapidement les caractéristiques principales des cultures du Golfe du Mexique. Celles-ci sont nombreuses et s’épanouissent durant plusieurs millénaires jusqu’à l’arrivée des colons espagnols qui bouleversent de manière irrémédiable ces civilisations, et donc leur culture matérielle, que nous pouvons aujourd’hui admirer dans cette exposition du Quai Branly !

Pour visionner cette visite guidée en trois parties et découvrir plus d’œuvres et de détails, c’est ici :

https://www.youtube.com/watch?v=WKn3ZxG13CI

Si vous souhaitez réserver votre visite sur le site du musée :

http://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/les-olmeques-et-les-cultures-du-golfe-du-mexique-38518/

Article de : Manon Etourneau

Cet article n’engage que son auteure.

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[Rubrique culturelle : exposition Soleils Noirs]

C’est une exposition très touchante qui se tient actuellement au Louvre Lens, jusqu’au 25 janvier prochain.

En guise d’introduction la direction du musée rappelle comme il tient à coeur de donner la parole à cette couleur qui est emblématique de l’histoire de la région du Pas de Calais. De manière très naturelle c’est ainsi que l’espace du musée rend hommage au passé minier qui se trouve sous ses fondations.

Au fil des pièces du musée, peintures, sculptures et fragments monumentaux orchestrent une symphonie envoûtante, qui rassemble en un congrès éblouissant des oeuvres que le temps sépare de plusieurs siècles voire millénaires.

De la statuaire égyptienne, à l’aube du XXI e siècle une histoire vivante du noir se dévoile peu à peu en laissant la belle part à notre imaginaire individuel et collectif. Notre rapport à l’obscurité s’interroge, et les contrastes se font de plus en plus nets dans notre perception: vision réelle ou vision rêvée, mort et éternité, l’ombre et l’éblouissement, mystères et évidences…On en retient que ces dualités semblent nécessaires à la prise de conscience de la force des beautés multiples.

On rencontre un rideau de nuit et le basculement du jour, dans la peinture du XIX e siècle qui trône tout au long du parcours. En filigrane, l’art sacré médiéval et la spiritualité sont clairement expliqués et s’en suit la représentation ténébriste de la figure humaine. Le noir inséparable de la lumière permet d’admirer le lien entretenu avec cette densité dans l’histoire des idées, et en peinture une délicate histoire du costume nous introduit aux différentes pensées qui se conjuguaient dans le port du noir, témoin de prospérité, de sobriété religieuse et de deuil.

Il est très intéressant de comprendre quelles sources mènent à une telle production, et c’est ainsi que se croisent les textes sacrés, la mythologie, et la poésie en particulier avec la série des Noirs d’Odilon Redon inspirée des vers d’Edgar Allan Poe par exemple.

La richesse de cette exposition repose sur la diversité de la provenance des œuvres présentes au Louvre Lens, sur leur grand format tel l’Ombre de Rodin, mais aussi par les formes qu’elle prend tout particulièrement en ce moment de flottement et d’adaptation vitale pour les musées en ces temps de confinement.

Les organisateurs ont dû composer une installation surprise par des annulations de prêt et adapter la scénographie des salles en conséquence. De plus, c’est avec un grand enthousiasme que nous pouvons encore participer à ce voyage grâce aux contenus virtuels créés pour maintenir l’expérience artistique. Le site du louvre lens à la maison propose une réinvention de la médiation à travers des explications d’oeuvres en podcasts ( https://www.louvrelens.fr/podcasts-exposition-soleils-noirs/ ), une visite virtuelle et diverses activité en lien avec cette exposition d’une grande beauté.

Pour continuer le voyage:

Visite Virtuelle par la directrice du Louvre Lens

L’univers d’Odilon Redon:

https://www.connaissancedesarts.com/arts-expositions/odilon-redon-noirs-et-lumineux-dessins-symbolistes-11137628/

ns-symbolistes-11137628/

Soulages et Hartung, une amitié scellée dans le noir

http://www.lecurieuxdesarts.fr/2018/03/une-amitie-scellee-dans-le-noir-pierre-soulages-et-ha

ns-hartung-christie-s-paris.html

Les Fables de La Fontaine illustrées par Gustave Doré

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65833937/f243.item

Article de : Albane Aumond Levesque

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[Rubrique culturelle : visite virtuelle du musée du Machu Picchu]

Version espagnole :

Machu Picchu: Visita virtual de su museo de sitio

Desde la página oficial web del Santuario histórico de Machu Picchu (www.machupicchu.gob.pe), podemos encontrar un enlace que nos permite visitar virtualmente su museo de sitio llamado Manuel Chávez Ballón. Este museo se ubica en un lugar denominado Puente Ruinas, al pie de la montaña de Machu Picchu, a aproximadamente 2000 metros sobre el nivel del mar. Asimismo, al lado del museo se encuentra el jardín botánico que fue concebido con la finalidad de conservar las plantas representativas de su ecosistema.

Foto: Pantalla de la visita virtual del museo Manuel Chávez Ballón. Ministerio de Cultura del Perú

Este museo de sitio ofrece infografías que complementan la visita de ciudadela inca, así como una exposición de piezas arqueológicas halladas durante los tiempos de la excavación. En lo que respecta al recorrido virtual, este museo cuenta con un plano (dividido en 7 secciones) que permite localizar tu ubicación actual. Puedes desaparecer el plano del museo haciendo clic en el ícono “Mapa” (ubicado en el lado inferior derecho de la pantalla). De esta manera podrás tener un mayor campo visual de esta institución.

Foto: Pantalla de la visita virtual del museo Manuel Chávez Ballón. Ministerio de Cultura del Perú

El museo lleva el nombre de Manuel Chávez Ballón como una muestra de homenaje, ya que él es considerado como el padre de arqueología cusqueña. De forma breve, he aquí algunos datos importantes de su vida profesional: En 1942, él participó en la Expedición Arqueológica en el sur del Perú, proyecto dirigido por Julio C. Tello (famoso arqueólogo peruano). Esta experiencia le sirvió para elaborar su tesis y obtener el grado de bachiller. Entre 1944 y 1945 ocupa el puesto de secretario encargado en el Museo Nacional de Antropología y Arqueología de Magdalena Vieja (hoy en día Museo Nacional de Antropología y Arqueología de Lima).

Version française :

Machu Picchu: Visite virtuelle de son musée de site

Sur le site web officiel du Sanctuaire historique de Machu Picchu (www.machupicchu.gob.pe), nous pouvons trouver un lien qui nous permet de visiter virtuellement son musée de site archéologique Manuel Chávez Ballón. Ce musée est situé dans un endroit appelé Puente Ruinas, au pied de la montagne Machu Picchu, à environ 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer. À côté du musée se trouve également le jardin botanique qui a été conçu afin de préserver les plantes représentatives de son écosystème.

Photo: Visite virtuelle de musée Manuel Chávez Ballón. Ministère de la Culture du Pérou

Ce musée du site archéologique propose des infographies qui complètent la visite de la citadelle inca, ainsi qu’une exposition de pièces archéologiques trouvées pendant la période des fouilles. En ce qui concerne la visite virtuelle, ce musée du site comporte un plan (divisé en 7 sections) qui vous permet de localiser votre visite actuelle. Vous pouvez enlever le plan du musée en cliquant sur l’icône « Carte », situé en bas à droite de l’écran. De cette façon, vous pourrez avoir un plus grand champ de vision de cette institution.

Photo: Visite virtuelle de musée Manuel Chávez Ballón. Ministère de la Culture du Pérou

Le musée porte le nom de Manuel Chávez Ballón en son hommage car il est considéré comme le père de l’archéologie de Cuzco. Brièvement, voici quelques informations importantes sur sa vie professionnelle : En 1942, il participe à l’Expédition archéologique au sud du Pérou, sous la direction de Julio C. Tello (célèbre archéologue péruvien). Cette expérience l’a aidé à préparer sa thèse afin d’obtenir son diplôme de licence. Entre 1944 et 1945, il a occupé le poste de secrétaire en charge du Musée national d’anthropologie et d’archéologie de Magdalena Vieja (aujourd’hui Musée national d’anthropologie et d’archéologie de Lima).

Article de : MENDOZA GONZALES Carlos Alberto

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[Rubrique culturelle : Huaca Huallamarca]

Version espagnole :

En esta oportunidad les invitamos a descubrir una construcción prehispánica situada en el corazón del distrito residencial de San Isidro, en Lima, capital del Perú. Este monumento denominado huaca que significa “lugar sagrado” en quechua, se llama “Huallamarca” y la fecha de su construcción data aproximadamente del año 200 a.C., y que pasó a ser luego un cementerio en aproximadamente los años 300 a.C. Hoy en día Huallamarca está catalogado como Patrimonio Cultural de la Nación (de Perú).

El recinto se encuentra cerrado al público por razones sanitarias. De modo que nosotros proponemos hacer una visita virtual a través el siguiente enlace del Ministerio de Cultura del Perú: https://visitavirtual.cultura.pe/. Dicho sea de paso, esta página web te ofrece visitas virtuales a diferentes museos de ese país.

Una vez seleccionada la visita “Huallamarca” desde la página web, aparecerá una ventana como la de abajo. Una voz en off te explicará automáticamente una breve historia de este lugar. Este registro vocal está solamente en español, y puedes desactivarla al hacer clic en el ícono audio ubicado en la parte superior izquierda de la página. Asimismo, al lado derecho puedes encontrar un plano que señala la localización actual de tu visita virtual.

Foto: Pantalla de la visita virtual de Huallamarca. Ministerio de Cultura del Perú

La huaca Huallamarca también cuenta con un museo arqueológico, situado justo al lado de la entrada. Este museo acoge una colección de cerámicas monocromas. Entre ellas, botellas de doble pico y asa puente.  Asimismo, puedes descubrir otros elementos como instrumentos de textilerías o musicales. La visita virtual permite una exhibición en 3D de estas cerámicas (ver imagen inferior). Cada muestra está acompañada de una ficha informativa (material, técnica, cronología y descripción).

Foto: Pantalla de la visita virtual de Huallamarca. Ministerio de Cultura del Perú

La Huaca Huallamarca es un monumento que contrasta hoy en día con los modernos edificios residenciales del distrito de San Isidro. Los trabajos de conservación fueron realizados por la gestión municipal de ese distrito en 1958, bajo la dirección de Arturo Jiménez Borja. La pirámide y el museo arqueológico se ubican en la Avenida Nicolás de Ribera 201, cruce con la Av. El Rosario.

Version française :

A cette occasion nous vous invitons à découvrir une construction préhispanique située au cœur du district résidentiel de San Isidro, à Lima, capitale du Pérou. Ce monument nommé huaca, qui signifie « lieu sacré » en quechua, s’appelle « Huallamarca » et la date de sa construction date d’environ 200 av.  J.-C., et est devenu ensuite un cimetière vers 300 av.  J-.C. Aujourd’hui Huallamarca est inscrite au Patrimoine culturel (du Pérou).

L’enceinte est fermée au public pour raison sanitaire (COVID-19). Nous proposons donc de faire une visite virtuelle via le lien suivant du Ministère de la Culture du Pérou: https://visitavirtual.cultura.pe/. D’ailleurs, ce site Web vous propose des visites virtuelles de différents musées de ce pays.

Une fois que l’option « Huallamarca » a été sélectionnée dans le site web, une fenêtre comme celle ci-dessous apparaîtra. Une voix off expliquera automatiquement une brève histoire de ce lieu. Ce registre vocal est uniquement en espagnol, et vous pouvez le désactiver en cliquant sur l’icône « audio » située en haut à gauche de la page. En plus, sur le côté droit du site web, vous pouvez trouver un plan qui indique la localisation actuelle de votre visite virtuelle.

Photo: Visite virtuelle de Huallamarca en plein écran. Ministère de la Culture du Pérou

La huaca Huallamarca possède également un musée archéologique, situé juste à côté de l’entrée. Ce musée abrite une collection de céramiques monochromes. Parmi eux, des bouteilles à double bec et ses poignées en pont. Vous pouvez également découvrir d’autres éléments tels que des instruments textiles ou musicaux. La visite virtuelle permet une visualisation 3D de ces céramiques (voir image ci-dessous). Chaque modèle est accompagné d’une fiche d’information (matériel, technique, chronologie et description).

Photo: Visite virtuelle de Huallamarca en plein écran. Ministère de la Culture du Pérou

La Huaca Huallamarca est un monument qui contraste aujourd’hui avec les modernes bâtiments résidentiels du district de San Isidro. Les travaux de conservation ont été réalisés par la gestion municipale de ce district en 1958, sous la direction d’Arturo Jiménez Borja. La pyramide ainsi que son musée archéologique est situé 201 avenue Nicolás de Ribera 201, au coin de l’avenue El Rosario, San Isidro.

Article de : Carlos Alberto MENDOZA GONZALES

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