[Chronique scientifique (La tête en l’air): Les éclipses]

Dans le dernier épisode de [LA TÊTE EN L’AIR], nous expliquions l’origine des aurores polaires. Nous voilà maintenant trois semaines plus tard, et comme promis, nous allons nous intéresser aux éclipses !

En astronomie, le terme éclipse fait référence à l’occultation d’une source lumineuse provenant d’un astre lors de l’interposition d’un autre corps céleste. Trois types d’éclipses sont possibles en fonction de leurs positions l’un par rapport aux autres : les éclipses totales lorsque l’astre en question se fait « cacher » entièrement, les éclipses partielles lorsque celui-ci est « caché » seulement en partie, ainsi que les éclipses annulaires, un cas particulier de celles partielles dont la partie visible prend la forme d’un anneau. Depuis la Terre, les éclipses que nous pouvons observer sont celles lunaires et solaires. Ces dernières restent toutefois rares, nécessitant un certain nombre de conditions. 

Alors quelles sont ces conditions ? 

Comme leurs noms l’indiquent, une éclipse lunaire peut se produire quand la Terre glisse entre la Lune et le Soleil, alors qu’une éclipse solaire peut être observée lorsque la Lune se situe entre la Terre et le Soleil. Pour que la Lune ou le Soleil soit complètement caché, il faut que les centres de la Terre, du Soleil et de la Lune soient alignés. C’est cette exigence qui rend ce phénomène rare. En effet, le plan de l’orbite de la Terre autours du Soleil s’intitule écliptique, et ce dernier ne coïncide pas avec le plan elliptique de la Lune autour de la Terre (l’angle de la pente est d’environ 5°). Il y a ainsi seulement deux points sur la Trajectoire de la Lune qui traversent l’écliptique de la Terre : le noeud ascendant et le noeud descendent, et ce n’est qu’au côté de ces noeuds qu’un tel alignement des centres peut être possible. Toutefois, la ligne de ces deux noeuds ne s’aligne pas tout le temps avec le Soleil. Ainsi, les éclipses lunaires et solaires sont visibles lors de la même position de la Lune, à savoir la Pleine Lune pour une éclipse lunaire et la Nouvelle Lune pour une éclipse solaire. 

Maintenant, comment ces éclipses se produisent-elles concrètement ? 

Les éclipses de la Lune ne peuvent se produire que lorsque la distance entre la Lune et la Terre reste inférieure au diamètre de l’ombre de la Terre. Autrement dit, une telle éclipse a lieu en trois phases quand la Lune traverse l’ombre de la Terre sur la course de son orbite. Pendant la phase croissante, l’ombre s’apparait sur le côté Est de la Lune. La totalité s’en suit, avec la surface de la Lune de couleur rougeâtre dû à la déviation par l’atmosphère terrestre d’une partie de la lumière solaire. Par la suite, la Lune est progressivement éclairée à nouveau par le Soleil en sortant de l’ombre terrestre. Toutefois, la Lune ne rentre parfois pas entièrement dans le cône d’ombre, ce qui conduit à des éclipses partielles. (PS : comme la Lune s’éloigne de la Terre petit à petit et qu’il n’y aura plus d’éclipses totales dans quelques centaines de siècle.) 

Une éclipse solaire a quasiment la même durée – environ 3 heures. Elle est due à l’extrémité du cône d’ombre de la Lune qui atteint le globe terrestre. Ce cône forme une bande de totalité, dans laquelle les observateurs peuvent assister à des éclipses solaires totales. Le processus de ces dernières est plus compliqué que celui d’une éclipse de la Lune, avec 1h30 avant et après la totalité (c’est-à-dire le moment lorsque la Lune cache complètement le Soleil et que la couronne du Soleil autour du disque noir de la Lune se déploie). Toutefois, si la Lune et le Soleil ne sont pas alignés parfaitement, nous ne pouvons pas assister à la totalité, mais seulement à une éclipse partielle à la place. Cette dernière se reproduit plus souvent qu’une totale, et peut être observée dans un espace plus étendu puisque le cône du pénombre autour de celui d’ombre a un diamètre de 7000 km. Il existe encore un autre cas, où le cône d’ombre de la Lune n’arrive pas à atteindre la Terre. Lorsque cela arrive, nous pouvons assister à un anneau brillant du Soleil autour du disque de la Lune, et c’est ce que nous appelons une éclipse annulaire. Attention, n’oubliez pas de porter vos lunettes protectrices lors de l’observation et ne les enlevez pas une fois que la totalité n’est pas arrivée ou est déjà passée. 

Voilà nous arrivons à la fin de cet épisode et aussi à la fin de cette chronique. Nous espérons que nos articles vous ont plus, et que vous pourrez profiter pleinement des fêtes de fin d’année ! Le deuxième semestre réserve d’autres surprises que nous dévoilerons bientôt !

Cet article n’engage que son auteur. 

Texte rédigé par Qianwen Zhao

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[Chronique scientifique (La Tête en l’air): Les aurores polaires]

Dans le dernier épisode de [LA TÊTE EN L’AIR], nous expliquions l’origine des arcs-en-ciel. Nous voilà maintenant deux semaines plus tard, et comme promis, nous allons nous intéresser à un autre phénomène lumineux résultant également de l’activité du Soleil : les aurores polaires. 

Les aurores polaires se trouvent, comme leur appellation  l’indique, principalement aux plus grandes latitudes du globe terrestre. Ces lumières célestes prennent forme à une altitude comprise entre 80 km et 500 km. Dans l’hémisphère nord, elles s’appellent aurores boréales tandis que dans l’hémisphère sud on les qualifie d’aurores australes.

Quelle est l’origine des aurores polaires ? 

Le Soleil est à l’origine de ce phénomène ! Cette étoile 109 fois plus grande que la Terre éjecte du plasma sous forme de vents solaires. Les électrons et les protons qui composent ces derniers sont envoyés vers tous les recoins du Système solaire à une vitesse moyenne de 400 km/s. Certains parcourent les 150.000.000 km nous séparant du Soleil s’écrasent contre un bouclier naturel de la Terre : la magnétosphère ! 

Comment se forment-elles ?

Les aurores polaires se produisent généralement entre 20h et 1h du matin. Les particules arrivant jusqu’à notre atmosphère contournent la Terre grâce au champ magnétique terrestre. Parfois, lors d’éruptions solaires suffisamment fortes, il arrive que ces particules entrent dans l’atmosphère au niveau des pôles magnétiques : le pôle Nord et le pôle Sud. Attention, ces derniers ne sont pas identiques aux pôles géographiques ! Au contact de l’ionosphère (une couche de notre atmosphère), la matière solaire ionise ou excite les molécules et atomes des différents gaz présents (en particulier l’oxygène et l’azote). Cela entraîne la production de photons illuminant le ciel. Ainsi, chaque aurore est différente !

Quels sont les facteurs qui décident de leur forme et couleur ?

La coloration dépend du gaz ionisé, autrement dit de l’altitude de l’aurore et de l’intensité du vent solaire :

  • Entre 200 et 500 km d’altitude, l’oxygène ionisé produit une couleur violette rouge, voire légèrement bleue lorsque les vents solaires sont exceptionnellement intenses.
  • Entre 100 et 200 km d’altitude, la couche plus dense d’oxygène ionisé génère une couleur verte plus largement répandue.
  • Entre 80 et 100 km d’altitude, une couleur rose est produite lorsque de forts et denses vents solaires ionisent l’hydrogène et l’azote.

Les périodes d’activité solaire suivent un cycle solaire de 11 ans en moyenne. Lors de « pics d’activités solaires », des aurores pourraient être visibles jusqu’en France, voire en Espagne et au Maroc ! Cependant, ces fortes tempêtes solaires apportent également des problèmes tels que le brouillage de systèmes GPS et l’irradiation des passagers des avions à haute altitude. Pour être renseigné sur les activités aurorales et solaires en temps réel, nous vous conseillons le site : https://www.spaceweatherlive.com/fr.html.

Les aurores moins intenses pourraient être moins visibles à l’œil nu que sur les photos, ce qui explique pourquoi elles sont très appréciées par les photographes. Ce n’est d’ailleurs pas le seul phénomène météorologique qui intéresse ces derniers. Ils sont souvent aussi passionnés par les éclipses. Cela tombe bien, c’est ce que nous étudions dans le dernier épisode de cette chronique, dans trois semaines ! 

Article écrit par Amy Zhao et Florian d’Ingeo

Cet article n’engage que ses auteurs.trices.

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[75ème anniversaire de l’UNESCO : au cœur des sciences humaines et sociales]

L’UNESCO est l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Jusque-là, on ne vous apprend rien. Mais saviez-vous que les sciences auxquelles s’intéressent cette organisation ne sont pas uniquement naturelles mais aussi sociales et humaines ? Si ce n’est pas le cas, notre antenne vous fait part de ce savoir, en guise de cadeau pour le 75e anniversaire de l’UNESCO !

Les sciences sociales et humaines occupent une place capitale dans l’agenda de l’Organisation. Chaque jour l’UNESCO accompagne ses 193 États Membres en vue de mieux comprendre chaque culture et d’œuvrer ensemble, dans l’objectif d’aboutir à une paix durable. Dans l’élaboration de cette paix durable, l’Organisation étudie chaque société, qui se diversifie constamment, et propose des missions spécifiques dans les différentes sphères comprenant des lacunes afin de les éliminer.


Pour ce faire, l’Organisation porte son regard sur les différentes transformations sociales que connaissent les sociétés. Les causes de ces transformations sont multiples : elles vont des changements environnementaux aux crises économiques, en passant par la mondialisation. Afin de remédier aux effets néfastes des transformations sociales – que sont l’accroissement de la pauvreté, de l’inégalité et la non-application des droits fondamentaux – l’UNESCO met en place le programme pour la Gestion des transformations sociales (MOST). Ce programme traite essentiellement la question de l’inclusion sociale, ainsi que celle des dimensions sociales du changement climatique (1).


Les activités de l’Organisation ne s’arrêtent pas là. Penser les sciences sociales et humaines, c’est aussi étudier le sport. Comme nous le voyons tous les quatre ans, les jeux olympiques d’été sont semblables à une énorme fête fédérant des communautés de tous horizons, et brisant toutes barrières sociales et frontières géographiques. C’est en ce cela que l’UNESCO sera attentive aux jeux olympiques de 2024, qui se dérouleront à Paris – là où se situe le siège social de l’Organisation – et dont l’événement pourrait s’inscrire au patrimoine immatériel mondial de l’UNESCO (2). Ce sera alors l’occasion de prolonger le travail que réalise l’Organisation dans sa lutte contre le dopage dans le sport.


Au vu de tout ce que l’UNESCO réalise dans le but d’enrichir le domaine des sciences humaines et sociales, force est de constater que le programme pour la gestion des transformations sociales ainsi que sa focale sur le sport ne sont que la partie visible de l’iceberg. En effet, les travaux portés par l’Organisation dans le thème des sciences sociales sont multiples et hétéroclites, comme le montrent ses missions pour promouvoir la citoyenneté mondiale, le dialogue interculturel, la culture de la paix et de la non-violence, ou encore l’éthique des sciences et des technologies.
Pour le 75e anniversaire de l’UNESCO, l’antenne de SONU prévue à cet effet propose aux plus curieux d’entre vous d’explorer les différentes autres missions de l’Organisation, sur le thème des sciences sociales et humaines, en cliquant juste ici : https://fr.unesco.org/themes/apprendre-%C3%A0-vivre-ensemble

  1. https://fr.unesco.org/themes/transformations-sociales/most
  2. https://www.leparisien.fr/sports/JO/paris-2024/paris-2024-veut-faire-entrer-l-esprit-olympique-au-
    patrimoine-de-l-unesco-07-10-2019-8167533.php

Article de : Jonathan Katende

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[Chronique scientifique (La tête en l’air): Comment se forment les arcs-en-ciel]

Dans l’épisode 2 de [LA TÊTE EN L’AIR], nous expliquions l’origine du mauvais temps. Nous voilà maintenant quatre semaines plus tard. Après la chronique spéciale dédiée à la Lune bleue il y a deux semaines, nous allons nous intéresser à un autre phénomène météorologique lumineux, qui résulte du mauvais temps : l’apparition des arcs-en-ciel.

Comment un arc-en-ciel se forme-t-il ?

Comme son nom l’indique, les arcs-en-ciel qui apparaissent devant nos yeux comme par magie prennent la forme d’un arc🏹. Leur apparence est dûe à des rayons du Soleil🌞. Nous avons déjà mentionné dans des épisodes précédents que la lumière « blanche » du Soleil contient en réalité toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Lorsque ces rayons de Soleil traversent les gouttes d’eau, ils se réfléchissent et se réfractent à l’intérieur. En conséquence, la lumière « blanche » se décompose et tous les faisceaux de couleurs différentes se séparent. Comme les gouttes d’eau sont un prérequis à la formation d’un arc-en-ciel, ce dernier ne peut ainsi être observé qu’après une averse 🌧, ou quand on observe des gouttes d’eau en l’air en tournant le dos au soleil.

Les couleurs d’un arc-en-ciel conservent-elles toujours le même ordre d’apparition ?

La réponse est oui. Les couleurs se répartissent dans un ordre précis, avec de l’extérieur à l’intérieur : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. Cet ordre est mené par les différents indices de réfraction n de l’eau des couleurs. Autrement dit, la couleur réfléchie suivant le plus grand angle préférentiel se trouve à l’extérieur dans un arc-en-ciel 🌈, c’est-à-dire la lumière rouge (42,4°). Ainsi, étant donné que nos yeux ne peuvent constater qu’une couleur par goutte d’eau même si toutes les couleurs sont renvoyées, les gouttes les plus hautes contribuent à la lumière rouge, les plus basses à la lumière violette. 

Un petit point complémentaire : 

En réalité, l’arc-en-ciel regroupe toutes les teintes entre le rouge et le violet dont les nuances sont infinies. Dans ce contexte, c’était Isaac Newton qui avait décomposé la lumière avec l’aide d’un prisme. Les cinq couleurs qu’il avait dénombré en première étaient les trois primaires (rouge, bleu, jaune) et les deux secondaires (violet et vert). Il y a rajouté l’indigo et l’orange pour obtenir sept couleurs, en tenant la croyance que le chiffre 7 est mystique. En effet, ce chiffre est disséminé partout ailleurs, par exemple les 7 couleurs musicales ♪, les 7 jours de la semaine 📅, les 7 merveilles du monde, etc.

L’hiver s’approche et les jours se raccourcissent, ce qui nous fait penser à un autre phénomène lumineux : les aurores polaires. Composées également de différentes couleurs, quels sont leurs liens avec le Soleil ? Rendez-vous dans deux semaines pour le découvrir !

Texte rédigé par : Qianwen Zhao

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[Deyrolle, une nature préservée, magnifiée et enseignée : Quand la science, l’Art et le patrimoine se rencontrent…]

En cette semaine internationale de la science et de la paix, rien de mieux qu’un article sur les sciences naturalistes, à travers l’exemple original de Deyrolle. 

Animaux naturalisés, papillons du monde entier, fossiles et crustacés… au 46 rue du Bac (7ème arr. de Paris) se tient un formidable cabinet de curiosités qui ne cesse d’inspirer et de fasciner petits et grands, amateurs et collectionneurs depuis la fin du XIXe siècle. La maison Deyrolle créée en 1838 par Émile Deyrolle, est une grande maison de taxidermie, probablement la plus prestigieuse en France à l’heure actuelle. Ce petit musée d’Histoire naturelle fait le lien entre la science, l’art et l’éducation avec l’ambition de préserver notre patrimoine vivant. 

  • La taxidermie, un moyen de préserver le patrimoine vivant ? 

La taxidermie, loin d’être une pratique prédatrice pour les animaux, est en fait un moyen de mettre en valeur notre riche biodiversité en reconstituant les dépouilles d’animaux. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la taxidermie n’est pas réservée aux chasseurs. Aucun animal n’est tué pour la naturalisation, en effet, il s’agit d’animaux morts de vieillesse ou de maladie dans des parcs, élevages ou zoos*. Dans l’histoire des sciences, depuis les travaux du naturaliste suédois Carl Von Linné au XVIIIe siècle, il est devenu nécessaire de classer, et d’inventorier toutes les espèces connues selon la nomenclature binominale linnéenne. C’est dans cette dynamique scientifique ci que les naturalistes contemporains vont finement restituer à l’animal décédé son apparence vivante. La maison Deyrolle participe non seulement à la protection des espèces en danger par la mise en valeur du patrimoine naturel mais aussi par la sensibilisation, notamment grâce à ses planches illustrées.

*Les espèces protégées sont détenues et livrées dans le respect de la Convention de Washington (CITES). Deyrolle est labellisé Entreprise du Patrimoine vivant. 

  • Les planches de Deyrolle : l’enseignement par l’illustration ? 

Ne dit-on pas qu’un dessin vaut mille mots ? — Deyrolle est aussi connu pour ses planches pédagogiques, qui explique à la manière des encyclopédies le monde en illustration. On retrouve donc classées dans des planches les espèces animales, les insectes et les plantes mais aussi toutes sortes de thématiques liées au patrimoine historique, technique. Les planches toujours colorées, et au graphisme intemporel sont donc des médiums éducatifs esthétiques. Depuis le XIXe la volonté de la maison est de vulgariser la science de la manière la plus efficace aujourd’hui encore : le dessin.  A défaut de pouvoir visiter la maison Deyrolle en cette période de confinement, il est toujours possible de commander un de leurs ouvrages encyclopédiques.

  • Quand la science dialogue avec l’Art… 

Aujourd’hui, la nécessité de découvrir, de classer et de connaître nos espèces est plus qu’urgent. Selon l’article du 6 novembre 2020 du Muséum d’histoire naturelle (Pourquoi ne connaît-on que 20 % du vivant), nous ne connaissons que 20 % des espèces vivantes à l’heure actuelle. La communauté scientifique a donc plus que jamais besoin des entomologues et zoologues pour la recherche mais aussi pour la préservation de ce patrimoine. Les scientifiques de la maison Deyrolle répondent donc à cette double urgence. Néanmoins, reste à se demander si la commercialisation de ces animaux et de ces insectes naturalisés ne va pas à l’encontre du dessein scientifique. Il me semble que le prix élevé de ces animaux réifiés rappelle la valeur de ces animaux ou insectes. Une fois naturalisés, ils deviennent de véritables objets d’art dans les collections. Le terme d’Art convient d’ailleurs parfaitement il me semble à certaines compositions de papillons ou de coléoptères aux couleurs vives et métalliques sous cadre. Une mise en scène artistique de la nature que l’on vous recommande chaleureusement d’aller admirer dans ce petit musée d’Histoire naturelle caché dans Paris. 

  • L’engagement fidèle de Deyrolle à l’UNESCO : 

Enfin le credo de Deyrolle : Nature, Art, Éducation est comme vous pouvez vous en douter en parfait accord avec les valeurs de l’UNESCO. Ce qui vaut un partenariat avec l’UNESCO et la COP21 en 2015. Deyrolle réalise Redessiner le monde, un ouvrage offert aux 195 délégations présentes lors de la conférence écologique, une action qui souligne son engagement. Deyrolle a aussi à cette occasion créé un potager biologique, avec l’idée de créer un espace éco-responsable dans lequel tout le monde peut venir observer la nature, et mettre en éveil ses sens. C’est aussi et avant tout un lieu scientifique où l’on se fait observateur de la biodiversité. L’idée qui sous-tend ce projet de jardin nourricier est de rappeler aux gens l’importance et le plaisir que suscite l’entretien d’un jardin. C’est un moyen de sensibiliser les gens sur la valeur du patrimoine naturel et immatériel comme les techniques. En 2014 déjà, Deyrolle organise avec la Commission océanographique de l’UNESCO une exposition à l’occasion de la Journée mondiale de l’Océan. Un projet éducatif ayant pour but de sensibiliser, avec les célèbres planches de Deyrolle sur la préservation des océans et sur les effets de l’anthropocène sur  le réchauffement climatique. Ainsi Deyrolle vulgarise les dernières découvertes de la communauté scientifique internationale auprès de tous. 

⇒ En savoir plus sur le projet de Deyrolle et UNESCO : Deyrolle à l’UNESCO et Exposition Océan de Deyrolle pour l’avenir | Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture 

⇒ Le site internet de la Maison Deyrolle : Deyrolle – Taxidermie, entomologie, curiosités naturelles – Deyrolle    

Article de : Mariette Boudgourd

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[Chronique scientifique (La Tête en l’air): La chronique lunatique]

Aujourd’hui, l’antenne UNESCO avait prévu de vous parler d’arcs-en-ciel, mais 2020 est une année pleine de rebondissements! Cette semaine est en effet très particulière du côté de la Lune 🌙, raison pour laquelle on braque les projecteurs sur notre satellite préféré!


À la racine des phénomènes d’éclipse, métaphore du cyclique ou encore éclairage des
amoureux, la Lune fait tourner des têtes pour beaucoup de raisons. L’humanité entretient depuis
la nuit des temps une relation étroite la Lune, que l’on pense aux Mayas qui s’en servaient pour
identifier les cycles de récoltes 🌱jusqu’à son rôle central dans le phénomène de marées qui
oriente fortement notre relation avec la mer 🌊. Or, avec l’accélération technologique de nos
sociétés et l’agrandissement constant des perspectives de l’exploration spatiale 🚀, la Lune
ajoute de nouvelles cordes à son arc et se dévoile sous un jour nouveau.


De l’eau au service de notre soif d’exploration spatiale


Alors, qu’est-ce qu’elle a de si spéciale pour la Lune, cette semaine? Pour commencer, on a fêté
la confirmation d’une hypothèse vieille de plus de dix ans supposant la présence d’eau sur la
surface lunaire. C’est au sein de l’observatoire stratosphérique d’astronomie infrarouge (SOFIA)
🔭 de la NASA que les scientifiques ont cette semaine réussi à confirmer hors de tout doute la
présence d’eau dans le cratère Clavius, le plus gros de la face visible de la Lune.
Mais qu’est-ce que ça change? Et bien la confirmation de quantités observables d’eau sur la
surface lunaire redéfinit de plusieurs manières la façon dont l’humanité pourrait interagir notre
gros caillou: les quantités sont-elles assez grandes pour que l’on puisse établir une base
scientifique sur la Lune qui soit viable à long terme 👩🚀? Ensuite, si elle peut être bue, l’eau
est également une source de carburant et d’oxygène pour un éventuel campement lunaire
permanent. Soumise à la bonne série de manipulations chimiques, on peut en effet y obtenir du
gaz et de l’oxygène ⛽.


Le premier Halloween du genre depuis des Lunes!


Mais ce n’est pas tout! Pour nous ramener les pieds sur Terre, parlons de la deuxième raison
pour laquelle la Lune reluit dans notre chronique d’aujourd’hui : l’Halloween 🎃! Nous avons
tous déjà vu les clichés dépeignant la fête des esprits comme une nuit sombre bercée
d’épouvante sous une Lune pleine prône aux rites sorciers les plus obscurs et aux réveils de
loups-garous. On se dit alors que le scénario est parfait lorsque la fête concorde avec cette
phase du calendrier lunaire. Or, dans un 2020 qui ne fait pas les choses à moitié, non seulement
notre Lune sera-t-elle pleine le 31 Octobre prochain, mais il s’agira également d’une pleine Lune
totalement externe au calendrier lunaire ordinaire: une lune bleue ☾. Attention! Il est important
de préciser que par lune bleue, on décrit le phénomène de l’ajout d’une treizième pleine lune au
calendrier lunaire annuel régulier qui n’en conçoit habituellement que douze. Elle n’a de bleu
que son nom.


Alors comment se fait-il que 2020 ait-il réussi à ajouter une Lune complète à l’horaire? Est-ce dû
à ses talents particuliers en optimisation d’emploi du temps? À vrai dire, pas du tout. Le cycle lunaire, au niveau macro, s’étale en réalité sur une période située entre deux et trois ans,
fréquence au bout de laquelle une Lune bleue fait son apparition. En somme, si vous êtes en
âge de lire cet article, vous en avez déjà probablement vécu plusieurs. En contrepartie, la vraie
rareté s’obtient lorsque l’on combine le phénomène de Lune bleue à celui de la nuit de
l’épouvante avec une dernière manifestation du phénomène tombant en plein durant la
deuxième Guerre mondiale. Notre conseil : profitez-en bien et dévorez-la des yeux ce samedi.
C’est probablement la seule de votre vie! 😉


On se retrouve à la prochaine chronique pour parler (pour de vrai cette fois) d’arcs-en-ciel!🌈


Article écrit par Philippe Fleury

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[Chronique scientifique: (La tête en l’air): Le mauvais temps]

Temps de lecture : 1min30

Dans l’épisode 1 de [LA TÊTE EN L’AIR] nous expliquions l’origine du bleu céleste. Nous voilà deux semaines plus tard et comme promis, après le ciel bleu vient le mauvais temps !

🌧️ ➡ Comment se forment les nuages et la pluie ?

Les nuages naissent grâce à l’évaporation des grandes étendues d’eau à la surface de la Terre (océans, mers, lacs…). Les gouttelettes qui grimpent dans le ciel grâce aux mouvements d’air ont tendance à se regrouper autour de « noyaux de condensation » (poussières, pollens…). Ainsi se forment ces gros réservoirs d’eau.

De nombreux critères peuvent faire varier la taille d’une goutte d’eau. Il arrive aussi que plusieurs gouttelettes d’un nuage se regroupent en une. Ainsi, la masse globale de la goutte d’eau augmente. Lorsque les courants d’airs ne sont plus capables de soutenir leur poids, les gouttes d’eau tombent et forment sur leur zone d’atterrissage une pluie !

Mauvais Temps, Orage, Ligurie, Météo

➡ Mais alors éclairs, tonnerre, foudre, orage… Comment ça marche ? 🤔 En général, plus l’humidité dans l’air augmente, plus les nuages sont gros et/ou denses. Toutes les gouttelettes d’eau qui composent ces nuages sont mobiles et à force de se frotter les unes aux autres, elles créent… de l’électricité ! • Si trop d’électricité s’accumule dans un nuage, celui-ci a besoin de se décharger et forme un éclair. FIIIIZ ! ⚡ • En se déplaçant dans l’espace, les éclairs font vibrer des masses d’air et cela créé… du son ! C’est ce qu’on appelle le tonnerre. CRAAAAAAK ! 🔊 • L’éclair peut se déplacer d’un nuage à l’autre ou bien d’un nuage vers la Terre. La foudre caractérise un éclair qui touche le sol. 👀 • Une fois que les nuages se sont vidés et qu’il arrête de pleuvoir, on dit que l’orage est terminé. Cui-cui 🐦 Lors du retour au beau temps⛅, un curieux phénomène a régulièrement lieu : rendez-vous dans deux semaines pour partir à la recherche du trésor de l’arc-en-ciel ! 🌈

Article de : Florian D’Ingeo

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[Chronique scientifique (Patrimoine mondial naturel de l’UNESCO): le Parc national de Durmitor]

Le parc national de Durmitor, s’étendant sur 32 100 hectares, fut inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1980. L’UNESCO définit le patrimoine comme « l’héritage du passé, dont nous
profitons aujourd’hui et que nous transmettrons aux générations à venir » (conférence de 1972).
Le site protégé a été par la suite étendu en 2005 afin de correspondre aux limites du parc national déjà existant. Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que patrimoine naturel à valeur universelle exceptionnelle. Pour obtenir ce statut, les sites doivent répondre à au moins un des dix critères de sélection.
Pour en savoir plus sur les critères de sélection : https://whc.unesco.org/fr/criteres/


Le nom Durmitor est d’origine celte et signifie « montagne des eaux », en référence aux nombreux lacs glaciaires parsemant le massif. Il s’agit à la fois du nom d’un massif, situé dans le nord du Monténégro et faisant partie des Alpes dinariques (ou Dinarides) et du nom du plus grand parc national du Monténégro fondé en 1952, lequel est qui est classé sur la liste de l’UNESCO. Il représente une importante réserve de biodiversité puisqu’il abrite une faune et une flore remarquables (forêt d’anciens pins noirs, plantes endémiques, espèces protégées…). Par ailleurs, il est parcouru par le canyon de la Tara, le deuxième canyon le plus profond au monde après le Grand Canyon, participant à la beauté et à la renommée du parc. De nombreux touristes y viennent chaque année pour profiter des différentes activités qu’offre le parc : randonnées,
canyoning, rafting…


Critères de sélection :
Le parc national du Durmitor a été sélectionné sur la base de 3 critères :

  • Le critère VII : « représenter des phénomènes naturels ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelle ». Le parc de Durmitor présente une nature
    extraordinaire, façonnée par des glaciers et des rivières. Il abrite aujourd’hui de nombreux lacs glaciaires, appelés « les yeux de la montagnes », et d’immenses forêts d’arbres anciens. Le
    paysage est spectaculaire, notamment grâce au canyon de la Tara, gorge la plus profonde
    d’Europe. La nature y est préservée grâce à sa classification comme parc national. La charte
    UNESCO participe à préserver le site, son authenticité et son intégrité
  • Le critère VIII : « être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l’histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d’éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ». Le parc abrite une grande quantité de caractéristiques géologiques et géomorphologues présentant un intérêt scientifique majeur. Façonné par les glaciers, le parc du Durmitor est un témoignage d’un processus géologique ancien. La « grotte de glace » , par exemple, est un rare vestige d’une ancienne glaciation. Les formations rocheuses, notamment visibles dans le canyon de la Tara témoignent d’une riche géo-histoire du site et de ses transformations au cours de millénaires.
  • Le critère X : « contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation ». Le parc national abrite une profusion d’écosystèmes et d’habitats naturels (forêts, prairies alpines, lacs, canyons…). Il recèle également une faune rare et parfois menacée à l’image du saumon du Danube et une flore endémique. Il contient une biodiversité exceptionnelle, nécessitant une protection. Le Durmitor constitue un environnement sûr pour nombre d’espèces qui viennent y habiter.

Gestion du parc :
Le parc bénéficie d’une reconnaissance internationale et de nombreuses mesures de protection
(zone tampon, loi sur la protection des parcs nationaux, charte UNESCO….) ayant contribué à
éviter des dégâts environnementaux telle la prolifération de barrages qui aurait pollué et dégradé le milieu naturel de nombreuses espèces. L’entreprise publique « Nacionalni Parkovi Crne Gore » est aujourd’hui responsable de la gestion du site. Cependant, elle fait face à des défis de taille, notamment dans l’accueil des touristes au coeur du parc. Des projets immobiliers au sein du parc ont été proposés, à l’image d’une base de loisirs sur les rives du Lac Noir, soulevant les limites de la protection et de la conservation. Une vraie problématique se dessine entre conservation/protection et mise en valeur/accueil des touristes. Concilier ces deux perspectives
constitue un défi important dans la gestion du parc.

Le Lac Noir, au coeur du parc national de Durmitor:

Source : Agathe Passerat de La Chapelle. 2018

Article de : Agathe Passerat de La Chapelle.

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[Chronique scientifique (La tête en l’air): Pourquoi le ciel est-il bleu?]

L’antenne Unesco vous présente sa chronique scientifique! Tous les jeudis retrouvez sur notre page une publication en rapport avec les sciences. Aujourd’hui nous vous présentons la rubrique « Tête en l’air », qui vise à vulgariser et expliquer les phénomènes qui ont lieu dans le ciel et l’espace.

C’est la rentrée !
L’automne est venu bousculer l’été et il est déjà temps de ranger les claquettes pour enfiler ses chaussettes… Hum. Blague à part, il nous manque déjà, ce ciel bleu.
Mais d’ailleurs, pourquoi est-il bleu ?

Autour de la Terre, une atmosphère protège la vie. Elle filtre les rayonnements solaires ultraviolets et conserve une chaleur suffisamment stable à la surface du globe pour que la vie s’y développe. Cette couche d’air est composée de divers éléments gazeux : diazote, dioxygène, argon, dioxyde de carbone…

Le Soleil diffuse une lumière dite « blanche », c’est-à-dire un mélange de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel . Lorsque les gaz qui composent notre atmosphère sont frappés par la lumière blanche du Soleil, ils retiennent une partie du rayonnement et ne diffusent que certaines couleurs, notamment des teintes de bleu .

Sans notre atmosphère et ces gaz en suspension autour de la Terre, nous aurions donc droit à un ciel… tout noir (incolore). Le phénomène du ciel bleu n’existe, tel que nous le connaissons, que sur Terre !

Certains astres n’ont pas d’atmosphère. Ainsi, rien ne reçoit de lumière, mais rien n’en diffuse non plus. Voilà pourquoi depuis la Lune, le ciel n’a pas de couleur ! Sur Mars, la composition de l’atmosphère (poussière, gaz carbonique) rend le ciel orange pâle ou rose.

Les gouttes d’eau sont capables de diffuser toutes les couleurs de la lumière projetée par le Soleil : voilà pourquoi les nuages sont blancs . D’ailleurs, le mauvais temps, comment ça marche ? RDV dans deux semaines pour la réponse !

Article de Florian d’Ingeo

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[Espèces messicoles : Le printemps, ce monde en couleur]

Alors que les hirondelles viennent nous chanter le début du printemps, certains chanceux ont déjà dû remarquer ces teintes éclatantes qui colorent nos campagnes. Mais qui sont ces intruses qui parsèment le paysage agricole ? On les appelle les messicoles !

Étymologiquement, leur nom signifie « qui habite les moissons ». Elles adorent profiter des soins apportés aux cultures et ont su s’adapter pour survivre aux labours. Voilà pourquoi on les trouve principalement dans les champs de blé, d’orge, de seigle, d’avoine…

Les messicoles sont de grandes voyageuses : la diffusion des espèces cultivées, dès le néolithique, leur a permis de traverser les époques et les paysages pour arriver jusqu’à chez vous ! Ces plantes constituent un élément indispensable dans les équilibres agro-écologique. Elles servent de nourriture et de refuge pour diverses espèces d’animaux et d’insectes, leur permettant de participer activement à la pollinisation des espèces cultivées.

Il est donc impératif de les protéger ! En attendant les moissons, coquelicots et bleuets cohabiteront avec les plantations de céréales et continueront de former ces étonnants mélanges de couleurs… Pour notre plus grand bonheur !

Article de : Florian D’ingeo

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