[Rubrique culturelle : Le Paris de Dufy]

Le mythe de Paris

Vous les avez peut-être déjà vus sur des cartes postales : les tableaux de Raoul Dufy sur Paris, ces œuvres colorées et lumineuses, qui font de la capitale un lieu féerique fantasmé par le monde entier. L’exposition sur le Paris de Dufy, au cœur de Montmartre, permet de plonger dans l’univers d’un artiste qui s’installe dans ce quartier parisien au début du XXème siècle. Fasciné par cette ville, l’artiste représente les grands monuments qui font sa renommée : le mythe de Paris prend tout son sens à travers ces images.

Des œuvres pour tous les goûts !

Les salles de l’exposition  sont chacune dotées d’un thème qui nous offre un aperçu sur la diversité des travaux de Dufy. Des tableaux, aux dessins en passant par son travail de tissus d’ameublement, l’exposition possède une collection riche et variée ! Raoul Dufy s’intéressait à tout, et a revisité des chefs d’œuvre comme Bal au moulin de la galette de Renoir. Il a dessiné de nombreux croquis de mode, a peint des nus dans son atelier, et a illustré des ouvrages tels que le recueil Le poète assassiné d’Apollinaire. Chaque exposition sur cet artiste est unique tant son Œuvre est gigantesque. En tout, ce sont plus de 3000 toiles peintes, 6000 aquarelles et 6000 dessins réalisés dans sa vie, sans compter ses tissus et ses décors d’intérieur !

La Fée électricité

L’œuvre la plus connue et la plus monumentale de Raoul Dufy, c’est bien la Fée électricité ! Conçue pour l’exposition nationale de 1937, cette décoration est destinée à mettre en avant le rôle majeur de l’électricité, à une époque où celle-ci commence à se diffuser dans les foyers français. Ce tableau, toujours très coloré conformément aux autres œuvres de Dufy, dégage une intense lumière grâce à l’utilisation de gammes claires et de zones blanches, faisant directement référence à l’invention de l’éclairage. Cette peinture a donc aussi un caractère métaphorique : l’électricité a révolutionné les modes de vie et a ouvert la voie vers un monde nouveau, celui du progrès. L’œuvre originale se trouve au musée d’art moderne, mais l’exposition à Montmartre présente trois magnifiques répliques.

Points forts / Points faibles

Le point fort de l’exposition, ce sont les nombreuses explications qui ponctuent la visite, nous permettant de comprendre le parcours du peintre et ses intentions artistiques. Le seul bémol de ces commentaires tient en ce qu’ils passent à côté des nombreuses influences de Dufy, pourtant importantes pour comprendre son Œuvre : Matisse, Cézanne, Braque…

Le ton pastel des salles apporte une atmosphère douce et permet de faire ressortir les éclatantes couleurs des œuvres de l’artiste. Malheureusement, leur exiguïté rend la déambulation difficile même quand il y a peu de visiteurs. Nous vous conseillons tout de même cette très belle exposition, en privilégiant les heures creuses du matin pour vous garantir un moment agréable !

Cet article n’engage que son auteure!

Article de Manon Etourneau

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[Rubrique culturelle : série documentaire « Tableaux de voyages – sur les traces des grands peintres »]

Les lieux culturels sont toujours fermés et nous voilà de nouveau chez nous. Mais n’ayez crainte, la culture peut venir jusqu’à vous !

Venez vous familiariser avec l’histoire de la peinture, des peintres et de lieux mythiques capturés par les peintres à travers des toiles extraordinaires.

 Montagne Sainte-Victoire, tableau de Paul Cézanne, 1888–1890. (Collection privée).

L’aventure est ponctuée par des rencontres avec des spécialistes qui nous livrent secrets et anecdotes sur les paysages et les artistes, ainsi qu’avec des habitants de chaque lieu perpétuant l’héritage des peintres. Une mine de connaissances ! 

Épisode 1 : Rügen et Caspar David Friedrich. 

Épisode 2 : La Provence et Cézanne.

Épisode 3 : L’Angleterre du Nord et Turner.

Épisode 4 : Barcelone et Picasso.

Épisode 5 : Venise et Le Titien. 

Cette série documentaire est une véritable invitation à voyager depuis chez soi ou même à préparer de futurs voyages ! Découvrez des paysages à l’atmosphère si particulière ayant inspirés de grandes figures de la peinture.

Disponible en ligne (sur le site d’ARTE) et gratuitement jusqu’au 14 avril (voire 20 avril, cela dépend des épisodes) 2021 : alors à vos écrans pour un moment d’évasion ! 

Lien :

https://www.arte.tv/fr/videos/RC-016324/tableaux-de-voyage/

Cet article n’engage que son auteure !

Ecrit par Agathe Passerat de La Chapelle. 

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[Rubrique culturelle : l’Heure bleue de Peder Severin Kroyer]

Aujourd’hui, nous vous présentons une nouvelle exposition que vous prendrez plaisir à découvrir lors de la réouverture des établissements culturels ! Pour voyager sans quitter la France, pourquoi ne pas prendre un après-midi pour visiter le Musée Marmottan Monet, et plus spécialement son exposition qui se déroule jusqu’au 25 juillet 2021 sur l’œuvre de la vie de Peder Severin Kroyer !

Exposition intitulée “L’heure bleue”, elle est placée sous le patronage de la Reine Margarethe II du Danemark. 

Mais, qui est Peder Severin Kroyer ?

Peder Severin Kroyer était un artiste peintre qui a exercé dans la seconde moitié du 20e siècle et qui est décédé en 1909 à 58 ans. Il était de nationalité danoise et norvégienne, et son art était perceptible dans la peinture et la sculpture. 

(Autoportrait, 1897, Copenhague, Collection Hirschsprung)

Pour développer son art, Peder Severin Kroyer a énormément voyagé, surtout entre les années 1877 et 1881, où il a découvert l’Europe, rencontré des artistes et des étudiants en art qui l’ont aidé à développer son style artistique. Il s’est même arrêté quelque temps à Paris, où il fut influencé par des impressionnistes de son temps comme Claude Monet, Alfred Sisley ou encore Pierre Auguste Renoir. Mais, en réalité, c’est toute sa vie durant qu’il a voyagé, continuant de puiser son inspiration chez des artistes et des cultures étrangères à la sienne.

En 1881, de retour dans son pays natal qu’est le Danemark, il s’installa à Skagen et produisit durant cette période un large panel de tableaux retraçant la vie quotidienne de ses habitants ainsi que les paysages de la ville. 

Il est d’ailleurs, dans cette optique, rattaché à l’école culturelle et artistique qui dominait alors dans la ville à la période, que l’on appelle communément Les Peintres de Skagen. 

Focus sur Les Peintres de Skagen : c’est un groupe d’artistes qui se sont tous retrouvés dans la ville de Skagen dans les années 1870 pour capter la lumière si particulière qui y régnait dans la ville. En effet, on se plait à dire que l’heure bleue de Skagen est particluièrement divine pour les artistes qui cherchent à la capturer dans leurs tableaux. D’un point de vue artistique, les Peintres de Skagen peignent des paysages d’une manière très réaliste avec des couleurs elles aussi très riches. 

Alors, Peder Severin Kroyer partageait son temps entre Skagen l’été, et Copenhague l’hiver. Cependant, durant les dix dernières années de sa vie, il fut atteint de cécité ce qui compliqua – mais n’arrêta pas – son travail d’artiste. Il aimait même en plaisanter, en disant que la vue de son œil sain était devenue meilleure depuis la perte de sensibilité dans son œil malade. Il a d’ailleurs réalisé des tableaux qui sont aujourd’hui très célèbres pendant cette période. Malgré cela, il mourut en 1909, non pas de complications dues à sa cécité, mais d’une syphilis aiguë. 

    Capturer “L’Heure Bleue” au Musée Marmottan Monet

Pour la première fois en France, le musée Marmottan Monet présente une exposition monographique des œuvres de Peder Severin Kroyer. L’objectif ? Partir à la recherche de l’Heure Bleue, “ce phénomène météorologique qui précède le crépuscule et ne se déploie surtout aux lointains bords de mer septentrionaux”. 

Cette exposition regroupe plus de 60 œuvres d’art qui viennent de musées tous différents : de Paris à Copenhague, mais aussi de musées comme ceux de Aarhus, Kiel ou Budapest. L’exposition du musée Marmottan Monet s’intéresse donc à la vie de Kroyer à Skagen, où il a pu capturer cette heure bleue jugée si magnifique. 

Elle se déroule d’ailleurs en trois temps. 

Le premier moment de l’exposition, dont le décor ne bouge jamais puisqu’il s’agit constamment de la plage de Skagen, montre des images de la vie quotidienne des pêcheurs, toutes plus vivantes les unes que les autres. On retrouve alors deux toiles qu’on ne présente plus lorsque l’on parle de Kroyer : Pécheurs de Skagen, Danemark, coucher de soleil (1883, Skagen, Skagens Kunstmuseer) et Bateaux de pêche (1884, Paris, musée d’Orsay) 


Dans un second temps, Kroyer montre alors la vie quotidienne sur la plage, avec des enfants qui jouent, se baignent, se baladent, dans des scènes qu’on pourrait qualifier de crépusculaires, où le travail du bleu est primordial pour l’artiste. 

“Attendez-nous!”, 1892, Skagen, Art Museum of Skagen / “Garçons se baignant à Skagen, Soirée d’Été”, 1899, Copenhague.

 

Enfin, l’exposition se termine sur le rattachement de l’artiste aux peintres de Skagen. On y retrouve alors le portrait de sa femme Marie qui faisait partie de cette école artistique (Roses (1893, Skagen, Skagens Kunstmuseer). On découvre ensuite les œuvres des peintres de Skagen, peintres qui auront inspiré Kroyer comme on peut le reconnaître dans son tableau Hip Hip Hip Hourra ! (1888,  Skagen, Skagens Kunstmuseer) pour n’en citer qu’un.  

Article de Tifenn Genestier

Cet article n’engage que son auteure.

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[Rubrique culturelle : le Musée d’Orsay]

Le deuxième confinement nous contraint de nouveau à rester bien au chaud chez nous. Plus de sorties culturelles en vue. Mais cela n’est pas synonyme d’absence de découvertes culturelles ! 

SONU vous propose aujourd’hui de (re)-découvrir le surprenant musée d’Orsay. Inauguré en 1986, il a été implanté dans l’ancienne gare d’Orsay située au cœur de Paris, le long de la Seine. Ce réaménagement fait suite à la décision du Président de la République de l’époque : Valéry Giscard d’Estaing.

Un peu d’histoire…

Le musée d’Orsay se situe à l’emplacement de l’ancien palais d’Orsay (construit à partir de 1810) qui a accueilli le Conseil d’État puis la Cour des comptes. Le palais est incendié en 1870 pendant les évènements de la Commune de Paris. C’est sur les ruines de ce bâtiment que la gare d’Orsay a été construite par Victor Laloux de 1898 à 1900 pour accueillir les visiteurs et les délégations étrangères et desservir le Sud-Ouest de la France lors de l’exposition universelle de 1900 à Paris. Le bâtiment, tout autant que les oeuvres qu’il abrite aujourd’hui, a une riche histoire. Elle est ponctuée de multiples transformations architecturales et de fonctions (décor de cinéma, centre d’expédition de colis pour les soldats pendant la guerre, gare, musée…). En 1978, il est classé monument historique de France.

Aujourd’hui, le musée d’Orsay rassemble des oeuvres variées de l’art occidental, datant de 1848 à 1914, donc de la chute définitive de la monarchie française et l’apparition de courants artistiques nouveaux à la Première Guerre mondiale et la fin de la Belle Epoque : sculptures, peintures, architecture… Amateurs d’art, n’hésitez plus !

La collection de peintures impressionnistes et postimpressionnistes est remarquable : la plus importante collection au monde ! Le visiteur peut ainsi se promener au milieu des chef-d’oeuvres des plus grands peintres l’époque : Monet, Renoir, Manet….

Le musée propose en outre une offre culturelle riche : spectacles, colloques, expositions, rencontres, concerts ou encore projections cinématographiques.

Le bâtiment lui-même constitue une oeuvre d’art architecturale. Lorsque le visiteur entre, il débouche sur un immense hall surprenant par ses dimensions et son éclairage. Il est illuminé par une verrière créant un puit de lumière naturelle. Son ancienne fonction de gare est encore visible à travers ce hall qui rappelle les autres gares parisiennes. L’horloge située dans le hall du musée est un des seuls vestiges de cette ancienne fonction. La muséographie a été pensée par une équipe de scénographes et d’architectes sous la direction de Gae Aulenti. Ils ont souhaité créer une « présentation unifiée à l’intérieur d’une grande diversité de volumes, notamment par l’homogénéité des matériaux utilisés : revêtement de pierre au sol et sur les murs. ».  Sans parler des magnifiques collections permanentes et expositions temporaires, l’architecture du bâtiment vaut le détour ! Le musée est d’ailleurs l’un des plus prisé de la capitale : il a accueilli 3 651 616 visiteurs en 2019 ! 

En attendant de pouvoir vous rendre au musée, vous pouvez déambuler virtuellement au milieu des oeuvres, admirer l’architecture surprenante du bâtiment et faire plus ample connaissance avec les artistes ! Le site internet du musée propose des commentaires d’oeuvres ou encore un catalogue de ses oeuvres.

Le lien pour une visite virtuelle :

https://artsandculture.google.com/streetview/mus%C3%A9e-d%E2%80%99orsay-paris/KQEnDge3UJkVmw?hl=en&sv_lng=2.327089926444344&sv_lat=48.85968476784497&sv_h=275.02860753075623&sv_p=-1.716931627317038&sv_pid=FjndSjvl55w81vbNYu5DfA&sv_z=0.6423760937153176

Pour plus d’informations et pour préparer votre visite, consultez le site internet du musée ! 

Site internet du musée : https://www.musee-orsay.fr/fr/visite/bienvenue.html 

Adresse

Musée d’Orsay

1 rue de la Légion d’Honneur

75007 Paris

Article de : Agathe Passerat de La Chapelle.

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[Idées de sorties : Voyage en Méditerranée à L’Atelier des Lumières]

Avec le froid qui s’installe et l’automne qui prend peu à peu sa place, pourquoi ne pas partir dans les chaudes régions de la Méditerranée ? C’est ce que propose l’Atelier des Lumières, ancienne fonderie du XIXème siècle et réhabilitée aujourd’hui en lieu d’art, avec son exposition « Voyage en Méditerranée ». Elle vous entrainera, aux côtés de Monet, Renoir ou encore Chagall, au travers de peintures aux chaleureuses couleurs de la Méditerranée.

L’exposition numérique de l’Atelier des Lumières invite le public à se plonger dans l’univers des peintres fascinés par la Méditerranée grâce à un parcours chronologique et thématique, de l’impressionnisme (Monet, Renoir) à la modernité, en passant par le pointillisme ( Signac, Cross) et le fauvisme (Camoin, Derain, Vlaminck, Marquet, Matisse…). Dès la fin du 19ème siècle, les peintres profitent de l’évolution des chemins de fer pour séjourner sur le littoral méditerranéen, de Collioure à Saint-Tropez. Pour ces artistes venant du Nord, les lumières et couleurs des rivages du Sud de la France constituent un « choc » esthétique, participant à l’avènement de la modernité picturale.

«L’exposition numérique s’attache à montrer comment leurs personnalités artistiques se révèlent au contact de ces paysages maritimes et comment s’invente la modernité picturale » explique  l’Atelier des lumières.

Le spectateur est invité, pendant près de 40 minutes, à déambuler dans la salle et observer sous différents angles les œuvres projetées sur les murs de la salle d’exposition de 3000 m². Il s’agit d’une expérience immersive en 360° au cœur de chefs-d’œuvre de la fin du 19ème, début 20ème. L’Atelier des Lumières rassemble de manière numérique, plus de 500 œuvres se trouvant aujourd’hui aux quatre coins du monde. Les projections sont accompagnées de musiques pour une expérience immersive, à la fois sonore et visuelle.

Venez découvrir ces chefs-d’œuvre et profiter d’une parenthèse ensoleillée hors du temps sur les rivages de la Méditerranée et d’une ode à la beauté du Sud de la France. On entendrait presque les cigales !

/!\ La réservation en ligne est obligatoire !

: La Halle – Atelier des Lumières

38 rue Saint-Maur – 75011 Paris 11e

S’y rendre : Métro : Père Lachaise (2/3), Rue Saint-Maur (3), Voltaire (9)

Quand : du 28 février 2020 au 3 janvier 2021

Combien : entrée 15€, tarif réduit de 10 à 14€, -5 ans gratuit.

Pour prolonger un peu la visite, vous pourrez également assister à une projection d’une dizaine de minutées,  intitulée « Yves Klein, l’infini bleu » qui vous immergera dans l’univers de l’infini bleu de Klein. Pour cet artiste du XXème siècle, « la peinture est COULEUR ». L’exposition immersive donne à voir au public les premières œuvres de l’artiste, les Monochromes.

Article de : Agathe Passerat de La Chapelle

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[Découvres l’artiste afro-américain Kehinde Wiley]

Cet artiste afro-américain choisit de mettre à l’honneur les personnes noires dans ses œuvres. Pour lui, l’art a été au service de l’État et de l’Église durant des centaines d’années et aujourd’hui, il souhaite mettre l’art au service des personnes noires afin qu’elles aussi se sentent puissantes. Cette volonté provient d’une expérience dans sa ville, Los Angeles : après avoir vu un énième « mugshot » par terre d’une personne noire, une photo d’identité prise au poste de police, il s’est interrogé sur le concept du portrait qui est pour lui un moyen de se positionner dans le monde et surtout, s’est interrogé sur son rôle en tant qu’artiste portraitiste.

Il en est donc venu à faire des portraits de personnes noires à la fois pour les valoriser et leur donner du pouvoir mais aussi pour défier le public et ce qu’il est habitué à voir. Ainsi, Kehinde Wiley choisit en général des personnes croisées dans la rue comme modèle. Tout en conservant une tenue moderne pour ses sujets, il les fait poser à la manière des rois ou empereurs des grands tableaux classiques. Enfin, il peint des arrières plans très colorés avec des motifs complexes sortant de leur cadre pour recouvrir le modèle.

Entre les couleurs et motifs joyeux, le sérieux des postures et la modernité des tenues, Kehinde Wiley crée des tableaux fortement contrastés. Il a pour but de représenter et de mettre à l’honneur les personnes noires, rarement représentées en tableau et si elles le sont, souvent dans le rôle du servant ou de l’indigène. Ici, Kehinde Wiley les place en conquérant à cheval, en figure biblique ou en grand seigneur. Kehinde Wiley a été choisi pour peindre le portrait officiel du président Barack Obama, changeant ainsi les canons de représentations habituels des présidents américains. Il a aussi fait le portrait d’artistes afro-américains tel que Michael Jackson ou Notorious B.I.G.

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[Spécial confinement, idée sortie : Un Tour de France en virtuel]

En plein confinement, pourquoi ne pas partir à la découverte du patrimoine français afin de s’évader un peu ? C’est ce que propose le site web Google art & culture, actif depuis 2011, avec sa visite « Tour de France ».

En effet, vous êtes invités à effectuer un véritable Tour de France culturel à travers la découverte virtuelle de 100 musées et institutions françaises. Vous pouvez déambuler sur le Pont du Gard, avoir une vue grandiose sur Paris depuis la Tour Effeil ou les toits de Paris, partir à la découverte des châteaux de la Loire ou encore partir explorer la grotte préhistorique de Chauvet.

Si vous préférez prendre l’air, nous vous conseillons la rubrique « Jardins » pour explorer des jardins de monuments et institutions françaises aux quatre coins de la France.

Pour les curieux, vous pourrez, dans la rubrique « Les plus beaux secrets français », découvrir des trésors cachés de la culture française.

Mais ce n’est pas tout, vous avez accès encore des centaines d’oeuvres (photographies, peintures, costumes…). Une aubaine pour enrichir ou approfondir votre culture générale !

Attention néanmoins, ces découvertes virtuelles ne doivent pas vous empêchez à la fin du confinement de retourner explorer le patrimoine français ! Au contraire, cela peut attiser votre curiosité ! Les visites proposées stimulent surtout la vue : vous ne sentirez pas la lavande des champs de Provence, vous n’aurez pas le chant des oiseaux du jardin du Luxembourg en arrière-plan ou les bruits apaisants des fontaines de Versailles. Pour une expérience plus complète, une visite en présentiel reste nécessaire !

Ces visites en lignes peuvent alors être l’occasion d’un repérage pour visiter, après le confinement, ces trésors français ! Avides de culture, en attendant de pouvoir sortir de chez vous, vous pourrez ainsi satisfaire votre curiosité.

Alors, passionnés de peintures, gravures, sculptures, architecture, histoire de l’art, mode, histoire, de géographie ou encore de littérature, … cette visite est faite pour vous !!! N’hésitez plus et foncez découvrir la France et ses mille facettes.

Les petits plus :
– tout est gratuit
– la navigation est simple
– vous pouvez y passer autant de temps que vous le souhaitez et revenir autant de fois qu’il vous plaira !

✨ Suivant la même organisation, le site Google Arts & Culture propose diverses visites virtuelles à travers le monde, comme :

➡️ The National Gallery de Londres :
https://artsandculture.google.com/…/the-national-gallery-lo…

➡️ Le Rijksmuseum d’Amsterdam :
https://artsandculture.google.com/partner/rijksmuseum

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[Spécial confinement : Redécouvrir Frida Kahlo]

En ces temps de confinement, le moment est idéal pour se ressourcer, s’ouvrir à de nouvelles perspectives et enrichir sa culture. Comme l’art est une fenêtre permettant de voir un autre horizon que celui des quatre murs de votre chambre, c’est le moment de vous y intéresser. Même si tous les musées sont fermés, le génial outil qu’est internet nous permet de découvrir des milliers d’œuvres et ce, sans restrictions géographiques. N’hésitez donc pas à jeter un coup d’œil à Google art & culture qui créé des expositions virtuelles.

Dernièrement, c’est l’artiste Frida Kahlo qui est mise à l’honneur. On peut trouver un certain parallèle entre cette grande femme qui fut clouée à son lit une grande partie de sa vie suite à un accident et la situation que nous vivons actuellement.
Ce confinement ne l’a pas empêché de créer sa propre vision du monde ni d’exprimer ses états d’âmes.

L’artiste mexicaine, icône du féministe, socialiste et révolutionnaire peint énormément d’autoportraits dans lesquels elle exprime sa souffrance. Son accident la rend handicapée, en proie à des douleurs chroniques et stérile. Frida apprend à peindre seule pendant sa convalescence. Peindre différentes versions d’elle même lui permet de mettre en image ce qu’elle ressent, non seulement dans son corps mais surtout dans son esprit où l’accident a semé le chaos. Elle peut ainsi se représenter brisée et vulnérable mais aussi sensuelle et combative.

L’artiste soulève des questions sur la beauté mais aussi le genre puisqu’elle se représente parfois avec des vêtements d’hommes. Frida Kahlo connaît une grande histoire d’amour tumultueuse avec Diego Rivera, elle a plusieurs amants dans sa vie, hommes comme femmes, elle a aussi une courte liaison avec Trotski lorsque celui ci, réfugié politique, se rend au Mexique.

Les peintures de Frida vous feront voyager entre culture mexicaine et expressions intérieures, menant à des visions tantôt cauchemardesques, tantôt fantasmagoriques. « Je n’ai jamais peint mes rêves, j’ai peint ma réalité propre ».

Si la vie de Frida Kahlo, vous intrigue, n’hésitez pas à regarder le film de Julie Taymor, Frida, sorti en 2002 qui retrace la vie trépidante de cette artiste. Interprétée par Salma Hayek, Frida nous fait rêver et nous inspire par son énergie débordante, sa force créatrice incontrôlable et son anti-conformisme si moderne pour son époque.

Article de : Sana Tekaïa

Visite virtuelle du Musée Frida Kahlo au Mexique :
https://artsandculture.google.com/partner/museo-frida-kahlo

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[Idée sortie : l’Exposition Cézanne et les maîtres, rêve d’Italie au Musée Marmottan-Monet]


Vous voulez vous échapper du stress de l’université et de la panique de Coronavirus ce weekend ? La nouvelle exposition au Musée Marmottan Monet offre l’occasion idéale : Plongez dans le rêve d’Italie de Paul Cézanne et découvrez la peinture du maître aixois d’un tout nouvel œil !

Pour la première fois à Paris, l’œuvre de Cézanne est mise en relation avec l’une des plus grandes influences et inspirations du peintre : la peinture Italienne du XVIe au XIXe siècle.

Le Musée Marmottan Monet présente une exceptionnelle sélection de toiles de Cézanne dont l’iconique Montagne Sainte-Victoire, les incontournables Pastorale et natures-mortes face aux chefs-d’œuvre de Tintoret, Le Greco, Ribera, Giordano, Poussin, Carrà, Sironi, Boccioni et Morandi, provenant de grands musées internationaux et de plusieurs collections privées du monde entier !

L’expo est à découvrir du 27 février au 5 juillet 2020 au musée Marmottan-Monet, dans le 16e arrondissement

Article de : Elaine Progscha

Photo by Daria Shevtsova from Pexels

Musée Marmottan-Monet
2 Rue Louis Boilly, 75016 Paris
Ouvert tous les jours de 10h00 à 17h30, sauf le lundi

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[Idée sortie : Greco au Grand Palais, jusqu’au 10 février 2020]

Inspiré par Titien, le Tintoret mais aussi Michel Ange, Greco s’inscrit parmi les grands maîtres de la Renaissance. L’exposition retrace les pas de l’artiste en Europe : après avoir quitté la Crète, il travaille à Venise puis Rome, rejoint l’Espagne pour travailler à Tolède où il finira sa vie. C’est une œuvre variée à découvrir dans les murs du Grand Palais : de la peinture religieuse au portrait, de la fresque à la peinture sur bois, Greco évolue beaucoup dans son œuvre. D’abord inspiré par l’iconoclasme byzantin, il travaille ensuite à des tableaux plus figuratifs et s’inscrit dans le mouvement de la Renaissance. Il peint aussi des portraits, notamment pour la cour d’Espagne. Il reçoit de nombreuses commandes et fonde un atelier d’artiste, lui permettant de reproduire ses œuvres afin de répondre à plus de commandes.

Son travail d’artiste coloriste est caractéristique de son œuvre. La palette employée par Greco avec des couleurs vives et profondes ainsi que les rehauts de blancs placés pour donner de la lumière aux drapés et à la carnation des personnages sont représentatifs de son œuvre. Mais son travail ne s’arrête pas à la couleur. En découvrant ses grandes commandes, témoins de son succès en Italie puis en Espagne, nous découvrons un réel travail de recherche en composition. Répétant les mêmes motifs, il recherche inlassablement l’harmonie du tableau au travers d’un changement de lumière, de fond, de couleur ou de texture. Ce travail de recherche est une spécificité qui fera de lui plus tard un peintre de la modernité. Il est comparé postérieurement à Cézanne et aux impressionnistes qui font aussi des recherches sur la lumière au travers de série de tableaux.

Article de : Sana Tekaïa

Grand Palais, Galerie sud-est
3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris
Ouvert tous les jours de 10h00 à 20h00, sauf le mardi

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