[Rubrique culturelle : Le Paris de Dufy]

Le mythe de Paris

Vous les avez peut-être déjà vus sur des cartes postales : les tableaux de Raoul Dufy sur Paris, ces œuvres colorées et lumineuses, qui font de la capitale un lieu féerique fantasmé par le monde entier. L’exposition sur le Paris de Dufy, au cœur de Montmartre, permet de plonger dans l’univers d’un artiste qui s’installe dans ce quartier parisien au début du XXème siècle. Fasciné par cette ville, l’artiste représente les grands monuments qui font sa renommée : le mythe de Paris prend tout son sens à travers ces images.

Des œuvres pour tous les goûts !

Les salles de l’exposition  sont chacune dotées d’un thème qui nous offre un aperçu sur la diversité des travaux de Dufy. Des tableaux, aux dessins en passant par son travail de tissus d’ameublement, l’exposition possède une collection riche et variée ! Raoul Dufy s’intéressait à tout, et a revisité des chefs d’œuvre comme Bal au moulin de la galette de Renoir. Il a dessiné de nombreux croquis de mode, a peint des nus dans son atelier, et a illustré des ouvrages tels que le recueil Le poète assassiné d’Apollinaire. Chaque exposition sur cet artiste est unique tant son Œuvre est gigantesque. En tout, ce sont plus de 3000 toiles peintes, 6000 aquarelles et 6000 dessins réalisés dans sa vie, sans compter ses tissus et ses décors d’intérieur !

La Fée électricité

L’œuvre la plus connue et la plus monumentale de Raoul Dufy, c’est bien la Fée électricité ! Conçue pour l’exposition nationale de 1937, cette décoration est destinée à mettre en avant le rôle majeur de l’électricité, à une époque où celle-ci commence à se diffuser dans les foyers français. Ce tableau, toujours très coloré conformément aux autres œuvres de Dufy, dégage une intense lumière grâce à l’utilisation de gammes claires et de zones blanches, faisant directement référence à l’invention de l’éclairage. Cette peinture a donc aussi un caractère métaphorique : l’électricité a révolutionné les modes de vie et a ouvert la voie vers un monde nouveau, celui du progrès. L’œuvre originale se trouve au musée d’art moderne, mais l’exposition à Montmartre présente trois magnifiques répliques.

Points forts / Points faibles

Le point fort de l’exposition, ce sont les nombreuses explications qui ponctuent la visite, nous permettant de comprendre le parcours du peintre et ses intentions artistiques. Le seul bémol de ces commentaires tient en ce qu’ils passent à côté des nombreuses influences de Dufy, pourtant importantes pour comprendre son Œuvre : Matisse, Cézanne, Braque…

Le ton pastel des salles apporte une atmosphère douce et permet de faire ressortir les éclatantes couleurs des œuvres de l’artiste. Malheureusement, leur exiguïté rend la déambulation difficile même quand il y a peu de visiteurs. Nous vous conseillons tout de même cette très belle exposition, en privilégiant les heures creuses du matin pour vous garantir un moment agréable !

Cet article n’engage que son auteure!

Article de Manon Etourneau

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[Rubrique culturelle : « Ce qui s’oublie et ce qui reste », au Palais de la Porte Dorée]

Le Palais de la Porte Dorée est connu pour abriter le Musée de l’immigration qui a pour objectif de sauvegarder, témoigner et faire connaître l’histoire de l’immigration en France à travers des objets (lettres, photographies, objets personnels…) et en retraçant le parcours d’immigrés. Il a aussi pour but de « contribuer à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France »*. A noter que les galeries d’exposition permanente, actuellement en travaux, rouvriront leurs portes à l’automne 2022. 

L’exposition « Ce qui s’oublie et ce qui reste », se tient au Palais de la Porte Dorée jusqu’au 29 juin 2021. Elle tente de comprendre, avec des œuvres d’art variées (peintures, tissages, sculptures, photographies, vidéos, installations, performances…), comment les histoires personnelles et familiales résonnent avec celles du monde. L’exposition est le fruit d’une collaboration entre le Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL) de Marrakech et le Musée national de l’histoire de l’immigration à Paris. Elle s’inscrit dans la saison Africa2020 et tente de « regarder et comprendre le monde d’un point de vue africain » selon N’Goné Fall, commissaire générale de la saison Africa2020.

Emo de Medeiros, Notwithstanding the forces at hand, 2018, textile. Collection du MACAAL © Alessio Mei. Photographie issue du site de l’exposition (http://www.histoire-immigration.fr/ce-qui-s-oublie-et-ce-qui-reste

Grâce aux œuvres de dix-huit artistes du continent africain et de ses diasporas, le spectateur peut explorer cette notion de transmission : Qu’est-ce que signifie la transmission à l’heure des réseaux sociaux et de la communication en continu ? Comment se transmettent la mémoire, les savoir-faire, les rites, les traditions ? Comment s’opère la diffusion des connaissances aux générations suivantes ? Ces œuvres s’inscrivent au cœur des débats contemporains portant notamment sur la mémoire et les notions d’héritages et d’influences.

En effet, chacun, où qu’il soit dans le monde, reçoit des valeurs et des savoirs qu’il va à son tour transmettre.  L’exposition s’attarde sur ce « qui reste » et « ce qui s’oublie », ce qui est omis, effacé, rendu invisible ou silencieux, lors de cette transmission.  

Retrouvez les oeuvres de Abdessamad El Montassir et son installation photographique et sonore à travers laquelle il « dénonce l’instrumentalisation de la mémoire et remet en lumière une histoire niée », celles d’Amina Agueznay et ses textiles tissés, ou encore Zineb Sedira et son installation vidéo qui explore, selon ses mots « les paradoxes et les intersections de (s)on identité en tant qu’Algérienne et Française, et aussi en tant que résidente en Angleterre. ». 

Une exposition magnifique, haute en couleurs qui pousse à la réflexion sur « Ce qui s’oublie et ce qui reste » !

/!\ Une réservation en ligne avant la visite est obligatoire ! 

Pour en savoir plus : http://www.histoire-immigration.fr/ce-qui-s-oublie-et-ce-qui-reste 

*Décret no 2006-1388 du 16 novembre 2006 portant création de l’établissement public de la Porte-Dorée — Cité nationale de l’histoire de l’immigration.

Sources : site l’exposition, Musée national de l’histoire de l’immigration. 

Cet article n’engage que son auteure !

Article de Agathe Passerat de La Chapelle. 

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[Rubrique culturelle : l’Heure bleue de Peder Severin Kroyer]

Aujourd’hui, nous vous présentons une nouvelle exposition que vous prendrez plaisir à découvrir lors de la réouverture des établissements culturels ! Pour voyager sans quitter la France, pourquoi ne pas prendre un après-midi pour visiter le Musée Marmottan Monet, et plus spécialement son exposition qui se déroule jusqu’au 25 juillet 2021 sur l’œuvre de la vie de Peder Severin Kroyer !

Exposition intitulée “L’heure bleue”, elle est placée sous le patronage de la Reine Margarethe II du Danemark. 

Mais, qui est Peder Severin Kroyer ?

Peder Severin Kroyer était un artiste peintre qui a exercé dans la seconde moitié du 20e siècle et qui est décédé en 1909 à 58 ans. Il était de nationalité danoise et norvégienne, et son art était perceptible dans la peinture et la sculpture. 

(Autoportrait, 1897, Copenhague, Collection Hirschsprung)

Pour développer son art, Peder Severin Kroyer a énormément voyagé, surtout entre les années 1877 et 1881, où il a découvert l’Europe, rencontré des artistes et des étudiants en art qui l’ont aidé à développer son style artistique. Il s’est même arrêté quelque temps à Paris, où il fut influencé par des impressionnistes de son temps comme Claude Monet, Alfred Sisley ou encore Pierre Auguste Renoir. Mais, en réalité, c’est toute sa vie durant qu’il a voyagé, continuant de puiser son inspiration chez des artistes et des cultures étrangères à la sienne.

En 1881, de retour dans son pays natal qu’est le Danemark, il s’installa à Skagen et produisit durant cette période un large panel de tableaux retraçant la vie quotidienne de ses habitants ainsi que les paysages de la ville. 

Il est d’ailleurs, dans cette optique, rattaché à l’école culturelle et artistique qui dominait alors dans la ville à la période, que l’on appelle communément Les Peintres de Skagen. 

Focus sur Les Peintres de Skagen : c’est un groupe d’artistes qui se sont tous retrouvés dans la ville de Skagen dans les années 1870 pour capter la lumière si particulière qui y régnait dans la ville. En effet, on se plait à dire que l’heure bleue de Skagen est particluièrement divine pour les artistes qui cherchent à la capturer dans leurs tableaux. D’un point de vue artistique, les Peintres de Skagen peignent des paysages d’une manière très réaliste avec des couleurs elles aussi très riches. 

Alors, Peder Severin Kroyer partageait son temps entre Skagen l’été, et Copenhague l’hiver. Cependant, durant les dix dernières années de sa vie, il fut atteint de cécité ce qui compliqua – mais n’arrêta pas – son travail d’artiste. Il aimait même en plaisanter, en disant que la vue de son œil sain était devenue meilleure depuis la perte de sensibilité dans son œil malade. Il a d’ailleurs réalisé des tableaux qui sont aujourd’hui très célèbres pendant cette période. Malgré cela, il mourut en 1909, non pas de complications dues à sa cécité, mais d’une syphilis aiguë. 

    Capturer “L’Heure Bleue” au Musée Marmottan Monet

Pour la première fois en France, le musée Marmottan Monet présente une exposition monographique des œuvres de Peder Severin Kroyer. L’objectif ? Partir à la recherche de l’Heure Bleue, “ce phénomène météorologique qui précède le crépuscule et ne se déploie surtout aux lointains bords de mer septentrionaux”. 

Cette exposition regroupe plus de 60 œuvres d’art qui viennent de musées tous différents : de Paris à Copenhague, mais aussi de musées comme ceux de Aarhus, Kiel ou Budapest. L’exposition du musée Marmottan Monet s’intéresse donc à la vie de Kroyer à Skagen, où il a pu capturer cette heure bleue jugée si magnifique. 

Elle se déroule d’ailleurs en trois temps. 

Le premier moment de l’exposition, dont le décor ne bouge jamais puisqu’il s’agit constamment de la plage de Skagen, montre des images de la vie quotidienne des pêcheurs, toutes plus vivantes les unes que les autres. On retrouve alors deux toiles qu’on ne présente plus lorsque l’on parle de Kroyer : Pécheurs de Skagen, Danemark, coucher de soleil (1883, Skagen, Skagens Kunstmuseer) et Bateaux de pêche (1884, Paris, musée d’Orsay) 


Dans un second temps, Kroyer montre alors la vie quotidienne sur la plage, avec des enfants qui jouent, se baignent, se baladent, dans des scènes qu’on pourrait qualifier de crépusculaires, où le travail du bleu est primordial pour l’artiste. 

“Attendez-nous!”, 1892, Skagen, Art Museum of Skagen / “Garçons se baignant à Skagen, Soirée d’Été”, 1899, Copenhague.

 

Enfin, l’exposition se termine sur le rattachement de l’artiste aux peintres de Skagen. On y retrouve alors le portrait de sa femme Marie qui faisait partie de cette école artistique (Roses (1893, Skagen, Skagens Kunstmuseer). On découvre ensuite les œuvres des peintres de Skagen, peintres qui auront inspiré Kroyer comme on peut le reconnaître dans son tableau Hip Hip Hip Hourra ! (1888,  Skagen, Skagens Kunstmuseer) pour n’en citer qu’un.  

Article de Tifenn Genestier

Cet article n’engage que son auteure.

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[Rubrique culturelle : les Olmèques et les cultures du Golfe du Mexique]

Cette semaine nous avons décidé de vous parler de l’exposition sur les Olmèques et les cultures du Golfe du Mexique que vous pourrez aller voir puisqu’elle se tient au Musée du Quai Branly jusqu’au 25 juillet 2021 ! Cette exposition est particulièrement impressionnante puisqu’environ 300 objets sont présentés, dont 80 pour cent d’entre eux n’ont jamais été exposés à l’extérieur du Mexique !

Avant de pouvoir vous y rendre, nous vous proposons pour ce week-end d’aller voir la visite guidée filmée que le musée a publié sur Youtube.

La visite se déroule en 3 épisodes d’environ 5 minutes, consacrés chacun à une salle de l’exposition. C’est Steve Bourget, responsable des collections Amériques du Quai Branly, qui anime la visite et a choisi de commenter quelques œuvres phares et représentatives des cultures du Golfe du Mexique, à différentes périodes qui précèdent l’arrivée des colons espagnols sur le continent américain. J’ai sélectionné pour vous quelques œuvres présentées lors de cette visite.

La culture Olmèque

Dans la première partie de la visite, Steve Bourget nous parle de la culture Olmèque, qui est considérée comme la civilisation-mère de la Mésoamérique. En effet, elle a initié des traits culturels qui vont se propager dans toute cette aire culturelle jusqu’à l’arrivée des colons.

La première œuvre présentée lors de la visite guidée est la sculpture : le « Seigneur de las Limas », découverte en 1965 à Las Limas. Le personnage qui est allongé dans les bras de celui qui se tient en tailleur serait probablement le dieu de la pluie, associé à l’émergence du maïs et de l’agriculture. Les motifs sur son corps : deux rectangles ornés d’une croix centrale, représentent les insignes du pouvoir et sont des motifs récurrents dans la culture Olmèque. Le maïs est également fortement présent dans l’iconographie des cultures de Mésoamérique, puisqu’il est l’aliment de base des populations, et il est également associé à la fertilité.

Le « Prince », une sculpture d’un dirigeant Olmèque, nous permet d’observer les canons de représentation propres à cette sculpture : des lèvres charnues aux commissures tombantes, des yeux rapprochés et fendus.

Enfin, Steve Bourget nous parle de la stèle C de Tres Zapotes, qui a révolutionné la vision de la Mésoamérique, puisqu’elle représente une partie du calendrier, du compte long qui donne une date précise à l’aide de traits gravés. La partie supérieure de la stèle n’a été retrouvée que dans les années 70, et a permis de révéler que le calcul du compte long auparavant établi par les chercheurs avait un décalage de 250 ans !

Les femmes et les hommes des cultures du Golfe du Mexique

Cette salle porte sur 3000 ans d’art sculptural des civilisations du Golfe du Mexique.

L’ « adolescent huastèque » a été découvert sur le site de Tamohi, il représente les canons de la beauté huastèque. Nous pouvons remarquer sa déformation crânienne, une pratique très répandue en Mésoamérique, et les lobes de ses oreilles sont très distendus. Son corps est gravé de symboles du maïs.

Il est probablement le dieu du Maïs : un mythe raconte qu’il part chercher son père dans l’inframonde pour lui montrer le monde des vivants où l’on cultive cette plante. Dans la visite virtuelle, nous pouvons voir dans son dos un petit personnage la tête renversée, qui serait surement son père. Dans le mythe de cette civilisation, on raconte en effet que l’accès au monde des morts rétrécit la taille humaine.

Le registre des sculptures est très différent selon les époques, puisque  cette stèle réalisée en bas-relief présente ici un autosacrifice : le personnage se perfore la langue. Il y a une claire influence Maya dans cette représentation puisque les rois Mayas se représentaient souvent en train de se perforer la langue dans le cadre de rituels aux dieux. Ces derniers se seraient sacrifiés pour créer le monde, donc le souverain, en sacrifiant une partie de son anatomie, marque le lien particulier qu’il a avec les dieux de par son pouvoir : il se divinise littéralement par cet acte.

Le site de Tamtoc

Ce site est la capitale de la civilisation Huastèque dans le Golfe du Mexique. Il est extrêmement étendu et compte des dizaines d’édifices architecturaux.

C’est dans un bassin d’eau présent sur ce site qu’a été retrouvée la statue de la femme nue. Ce bassin est consacré au dépôt d’offrandes dans le cadre de rituels religieux : des céramiques, des corps humains y ont été déposés…

Une sculpture a un style qui se distingue de toutes les autres productions artistiques de Mésoamérique : un corps de femme sculpté scarifié, et la forme de ces scarifications fait penser à des grains de maïs. Cela permet d’associer cette sculpture à un symbole de fertilité, il s’agit donc peut-être d’une représentation de la déesse du maïs. La représentation Huastèque de corps nus est très répandue, mais cette œuvre est pourtant unique en son genre !

Vous l’aurez donc compris, le choix des œuvres commentées par Steve Bourget tient en ce qu’elles permettent de comprendre rapidement les caractéristiques principales des cultures du Golfe du Mexique. Celles-ci sont nombreuses et s’épanouissent durant plusieurs millénaires jusqu’à l’arrivée des colons espagnols qui bouleversent de manière irrémédiable ces civilisations, et donc leur culture matérielle, que nous pouvons aujourd’hui admirer dans cette exposition du Quai Branly !

Pour visionner cette visite guidée en trois parties et découvrir plus d’œuvres et de détails, c’est ici :

https://www.youtube.com/watch?v=WKn3ZxG13CI

Si vous souhaitez réserver votre visite sur le site du musée :

http://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/les-olmeques-et-les-cultures-du-golfe-du-mexique-38518/

Article de : Manon Etourneau

Cet article n’engage que son auteure.

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[Sortie culturelle : Gabrielle Chanel, manifeste de mode]

Le Palais Galliera – actuellement fermé à cause du confinement national – a rouvert ses portes en octobre avec l’exposition « Gabrielle Chanel, manifeste de mode » ; exposition mise en place jusqu’au 14 mars 2021. 

C’est l’occasion de redécouvrir les pièces mythiques d’une artiste considérée pour beaucoup comme génie de la mode, Coco Chanel. 

Coco Chanel, c’est qui ? 

Gabrielle Chasnel – de son vrai nom- est née en 1883. Placée par son père dans un orphelinat en 1895 à la mort de sa mère, elle connait un début de vie difficile. Grâce aux enseignements de Lucienne Barathé, elle monte sur Paris quelques années plus tard et devient modiste. Elle ouvre sa première boutique à paris en 1910, qu’on retrouve encore aujourd’hui au 21 rue Cambon, proche de la Place Vendôme. 

Elle révolutionne la mode féminine grâce à sa volonté de démocratiser le port du pantalon chez la femme, ainsi que la coupe de cheveux courte. En 1920, elle est déjà très populaire, et c’est à ce moment-là qu’elle décide de lancer son parfum : Chanel n°5. Du jamais vu pour l’époque : une modiste avait non seulement l’idée de créer son propre parfum, mais elle en avait aussi les moyens. 

« Une femme sans parfum est une femme sans avenir »

Sa renommée mondiale, elle la doit à l’invention du tailleur en tweed après la Seconde Guerre mondiale et, même si elle prend du recul lors des années Hippie, sa marque garde sa renommée mondiale et son succès. 

Elle s’éteint en 1971, ce qui n’empêche pas CHANEL de perdurer. 

D’où vient ce surnom « Coco Chanel » ? 

Arrivée à Paris dans sa jeunesse, Gabrielle devait gagner sa vie. Interprétant des petits spectacles dans les bars, elle était connue pour son interprétation de « Qui a vu Coco sur le Trocadéro ? ». Coco, surnom qui est resté, donc. 

Le style Chanel, c’est quoi ? 

Les vêtements CHANEL allient, à la volonté de leur créatrice, confort, sobriété et élégance qui étaient alors réservés à la garde-robe masculine. C’est un style reconnaissable et intemporel, allant de la petite robe noire au tailleur à boutons. Des vêtements sobres, auxquels elle ajoutait de gros bijoux inspirés des civilisations anciennes. Et enfin, le parfum, « l’accessoire invisible, mais essentiel, de la femme moderne ». 

« La mode se démode, le style jamais ».

Et l’expo alors ? 

L’exposition « Gabrielle Chanel, manifeste de mode » est un hommage à la styliste française la plus célèbre du XXe siècle. Organisée en deux parties, cette exposition nous permet tout d’abord de comprendre comment Coco Chanel a transmis sa personnalité à sa marque, comment CHANEL a vu le jour, à travers des portraits photographiques de sa fondatrice. Une seconde partie, quant à elle, est plus thématique et est centrée sur la mode en elle-même : comment appréhender et décrypter les codes vestimentaires de la marque ? 

Dans cette expo y sont exposées nombre de pièces CHANEL venant de différentes fondations, dont le patrimoine de CHANEL évidemment, mais aussi des pièces venant de musées internationaux. 

Informations complémentaires

Dates : jusqu’au 14 mars 2021

Lieu : Palais Galliera – Musée de la Mode, 10 avenue Pierre 1er de Serbie, Paris 16

Prix : 12€ tarif réduit pour les 18-26 ans. 

Plus d’informations sur : www.palaisgalliera.paris.fr

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[Rubrique culturelle : Man Ray et la mode au musée du Luxembourg]

Le musée du Luxembourg consacre actuellement, et jusqu’au 17 janvier 2021, une exposition sur l’artiste américain Man Ray. De son vrai nom Emmanuel Radnitsky, Man Ray est connu pour ses peintures, photographies et réalisations cinématographiques. L’exposition porte sur une partie importante de son travail dans le domaine de la mode destiné aux grands couturiers et aux grands magazines de mode de son époque.

L’exposition retrace sa percée dans ce domaine, de ses premières photos timides à ses premières couvertures de magazine, de ses premiers modèles inconnus aux photographies des personnalités parisiennes les plus en vogue. En effet, il est possible de percevoir tout au long de l’exposition une recherche de nouvelles techniques qui passent par un changement de prise de vue, l’intégration d’accessoires ou les poses plus osées des modèles. Avant-gardiste, il développera une nouvelle technique photographique avec Lee Miller qui sera celle de la solarisation et permettra d’obtenir des tonalités inversées et de rendre certains éléments plus ou moins visibles ou transparents. Il modernise la photographie de la mode, lui permettant ainsi de collaborer avec des magazines tels que Vogue ou Vanity Fair et de travailler pour des couturiers tels que Chanel ou Poiret.

Il n’hésite pas à oser provoquer le public de son époque par la nudité ou la mise en avant de personnalités transgenres. Son travail permet de faire connaitre des phénomènes de sociétés de sa génération, de la mode changeante mais aussi d’en apprendre plus sur les personnalités qu’il a rencontrées et qui rayonnaient dans la société comme Kiki de Montparnasse dans le Paris de l’entre-deux-guerres ou Juliet Browner à New-York.

Complète et riche en informations, il faudra plus d’une heure aux curieux pour l’apprécier. Elle contient des photographies originales, des agrandissements, des tenues de mode, des objets, des extraits de magazines, des couvertures et même des projections de courts-métrage.

Le musée du Luxembourg soutient l’opération places aux jeunes pour les 16-25 ans qui vous permettra d’accéder à l’exposition gratuitement du lundi au vendredi à 17h.

Article de : Clémence Hoerner

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[Idées de sorties : Voyage en Méditerranée à L’Atelier des Lumières]

Avec le froid qui s’installe et l’automne qui prend peu à peu sa place, pourquoi ne pas partir dans les chaudes régions de la Méditerranée ? C’est ce que propose l’Atelier des Lumières, ancienne fonderie du XIXème siècle et réhabilitée aujourd’hui en lieu d’art, avec son exposition « Voyage en Méditerranée ». Elle vous entrainera, aux côtés de Monet, Renoir ou encore Chagall, au travers de peintures aux chaleureuses couleurs de la Méditerranée.

L’exposition numérique de l’Atelier des Lumières invite le public à se plonger dans l’univers des peintres fascinés par la Méditerranée grâce à un parcours chronologique et thématique, de l’impressionnisme (Monet, Renoir) à la modernité, en passant par le pointillisme ( Signac, Cross) et le fauvisme (Camoin, Derain, Vlaminck, Marquet, Matisse…). Dès la fin du 19ème siècle, les peintres profitent de l’évolution des chemins de fer pour séjourner sur le littoral méditerranéen, de Collioure à Saint-Tropez. Pour ces artistes venant du Nord, les lumières et couleurs des rivages du Sud de la France constituent un « choc » esthétique, participant à l’avènement de la modernité picturale.

«L’exposition numérique s’attache à montrer comment leurs personnalités artistiques se révèlent au contact de ces paysages maritimes et comment s’invente la modernité picturale » explique  l’Atelier des lumières.

Le spectateur est invité, pendant près de 40 minutes, à déambuler dans la salle et observer sous différents angles les œuvres projetées sur les murs de la salle d’exposition de 3000 m². Il s’agit d’une expérience immersive en 360° au cœur de chefs-d’œuvre de la fin du 19ème, début 20ème. L’Atelier des Lumières rassemble de manière numérique, plus de 500 œuvres se trouvant aujourd’hui aux quatre coins du monde. Les projections sont accompagnées de musiques pour une expérience immersive, à la fois sonore et visuelle.

Venez découvrir ces chefs-d’œuvre et profiter d’une parenthèse ensoleillée hors du temps sur les rivages de la Méditerranée et d’une ode à la beauté du Sud de la France. On entendrait presque les cigales !

/!\ La réservation en ligne est obligatoire !

: La Halle – Atelier des Lumières

38 rue Saint-Maur – 75011 Paris 11e

S’y rendre : Métro : Père Lachaise (2/3), Rue Saint-Maur (3), Voltaire (9)

Quand : du 28 février 2020 au 3 janvier 2021

Combien : entrée 15€, tarif réduit de 10 à 14€, -5 ans gratuit.

Pour prolonger un peu la visite, vous pourrez également assister à une projection d’une dizaine de minutées,  intitulée « Yves Klein, l’infini bleu » qui vous immergera dans l’univers de l’infini bleu de Klein. Pour cet artiste du XXème siècle, « la peinture est COULEUR ». L’exposition immersive donne à voir au public les premières œuvres de l’artiste, les Monochromes.

Article de : Agathe Passerat de La Chapelle

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