[Patrimoine mondial naturel de l’UNESCO : l’île volcanique et les tunnels de lave de Jeju]

Surnommée la Hawaii de l’Orient, l’île sud-coréenne de Jeju se distingue grâce à ses 360 cônes volcaniques, ses “grands-pères de pierre” (dol hareubang) et ses tunnels de lave.

L’île volcanique et les tunnels de lave de Jeju ont été inscrits au patrimoine mondial naturel de l’UNESCO en 2007. Le bien, qui se situe au sud de la péninsule coréenne, comprend trois sites s’étendant sur 18 846 ha. On y retrouve un réseau de tunnels creusés dans la lave (Geomunoreum), ainsi qu’un cône de tuf, une roche tendre résultant de la consolidation de débris volcaniques (Seongsan Ilchulbong). Il y a également le volcan éteint Hallasan, le plus haut sommet de Corée, qui s’élève à 1 950 mètres d’altitude et dont le cratère (Baengnokdam) est un lac formé il y a plus de 25 000 ans. 

Si l’île de Jeju est d’une beauté extraordinaire et témoigne des processus de l’histoire de notre planète, l’accessibilité aux formations volcaniques contribue à la connaissance du volcanisme mondial. En effet, ses tunnels de lave, qu’on désigne aussi sous le nom de volcans latéraux, se jettent dans des grottes qui sont parmi les plus grandes du monde. Celles-ci offrent des possibilités de recherche scientifique tout en attirant de nombreux touristes. Enfin, aux alentours de la ville de Seogwipo se trouve une ceinture de roches en forme de colonnes, exemple de la beauté naturelle de l’île.

Critères de sélection :

Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, un site doit satisfaire à au moins un des dix critères de sélection. L’île volcanique et les tunnels de lave de Jeju en satisfont deux.

  • Critère (vii) : représenter des phénomènes naturels ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelles.

Les tunnels de lave du volcan sont considérés comme le plus beau réseau de grottes de ce type au monde. Il offre aux visiteurs un spectacle multicolore que ce soit sur les sols, les plafonds ou les murs de lave. Quant au Hallasan, ses textures et ses couleurs changent au fil des saisons. L’esthétique du lieu est renforcée par les cascades, les falaises et les colonnes rocheuses.

  • Critère (viii) : être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l’histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d’éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification.

Le volcan de l’île de Jeju est un des rares volcans boucliers du monde édifié sur une plaque continentale stationnaire et au-dessus d’un point chaud. Le bien comprend de nombreuses concrétions secondaires carbonatées telles que des stalactites. Le cône de tuf en fait quant à lui un site de classe mondiale pour la connaissance des éruptions volcaniques du type surtseyen.

Gestion du site :

Il n’y a actuellement pas de problème en ce qui concerne la gestion du site : le bien est géré convenablement et dispose de ressources financières suffisantes. On peut tout de même préciser que l’administration en charge du site doit veiller à éviter les impacts agricoles sur le milieu souterrain et gérer le nombre croissant de visiteurs.

L’UNESCO songe à agrandir le bien afin d’y inclure d’autres réseaux de tunnels de lave ainsi que d’autres formations volcaniques de Jeju.

Sources : Île volcanique et tunnels de lave de Jeju, Jeju, une île de légendes, de volcans et de sirènes, L’Île volcanique et tunnels de lave de Jeju, Corée du Sud, Visite virtuelle de Jeju

Cet article n’engage que son auteure.

Article écrit par Mathilde VARBOKI

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[Actualité de l’UNESCO: Le sport à l’honneur pour l’UNESCO, du 01 février au 5 février 2021]

En ces temps troublés de pandémie mondiale, il est un des loisirs qui fait partie des patrimoines culturels nationaux et qui peut nous permettre de garder le moral: il s’agit de la pratique du sport. En effet, la pratique d’une activité physique est fortement bénéfique pour notre santé physique mais surtout mentale et, à cet égard, c’est la deuxième édition de la Global Sports Week qui se déroule à Paris cette semaine. 

Cet évènement nous touche tout particulièrement car il se déroule tout d’abord sous le patronage de l’UNESCO mais aussi sous le Haut patronage du président de la République française, Emmanuel Macron. Ainsi et à cause de la crise sanitaire, l’organisation de cette semaine a dû être adaptée dans un format qui se veut résolument moderne, avec un lieu de rassemblement central à Paris et la création de hubs virtuels dans cinq villes qui vont prochainement accueillir les Jeux Olympiques et à savoir : Tokyo, Pékin, Dakar, Milan et Los Angeles. 

Il s’agit de la seconde édition d’un forum liant différents pays et consacré au sport. Tout est alors pensé pour favoriser les échanges et les interactions, même à distance. Une chaîne diffusera l’événement en direct durant la semaine et des modules seront aussi disponibles en ligne, sur le site internet de l’événement (https://www.globalsportsweek.com/FR/concept), moyennant l’acquisition d’un billet. Le thème de cette édition se nomme  « Pour une économie du sport innovante et durable – réinvention en action » et cette semaine chercher à se structurer autour de six thèmes principaux qui sont le mode de vie, l’égalité, le pouvoir, les données, le climat et la santé. 

Quant à cet événement, la présence et l’implication de l’UNESCO ne sont pas moindres puisque c’est Mme Ramos, la sous directrice générale pour les sciences sociales et humaines de l’UNESCO qui sera oratrice lors de l’intervention nommée “Des enfants aux citoyens : la place du sport dans l’éducation” qui aura lieu demain, ce mercredi 3 février de 10h à 10h45. Il s’agira alors de voir de quelle manière le sport peut être un outil pour sensibiliser les enfants et leur compréhension des problèmes de la société à l’heure actuelle et dans le futur. À cet égard, Mme Ramos ne manquera pas de rappeler l’importance de l’éducation sportive et des actions menées par l’UNESCO dans ce cadre avec notamment le projet Éducation Physique de Qualité. 

Cette semaine amène donc aussi à nous pencher un peu plus sur les actions dans lesquelles l’UNESCO est impliquée quant à l’éducation sportive. Tout d’abord, il faut savoir que l’UNESCO reconnaît tout particulièrement l’importance du sport dans le développement des pays et dans le but de promouvoir la paix. Elle relève que le sport “ignore à la fois les frontières géographiques et les différences sociales (et) favorise l’inclusion sociale et le développement économique dans des contextes géographiques, culturels et politiques différents”.

L’UNESCO est l’agence spécialisée des Nations Unies sur le thème du sport et à ce titre, elle organise des événements variés comme cette semaine dédiée au sport. Des actions plus locales ont également été menées notamment pour l’accès des femmes au sport, la promotion de l’éducation sportive dès le plus jeune âge dans le monde ou la démocratisation de la pratique du handisport. L’UNESCO se préoccupe également de l’éthique dans le sport et accorde une place importante à la lutte contre le dopage. On note à cet égard la Convention de l’UNESCO sur le dopage qui est entrée en vigueur le 1er février 2007 (il y a quatorze ans) et qui, réunissant 191 États parties, a pour but de régir les règles contre le dopage au niveau mondial pour que les athlètes évoluent dans des environnements équitables pour tous. Les États doivent alors prendre des engagements au titre de cette convention notamment pour améliorer les programmes nationaux de lutte contre le dopage. 

À tous les amateurs de sport, l’antenne UNESCO de SONU vous encourage à suivre cette semaine thématique sur le sport qui, on l’a vu, malgré son aspect récréatif, revêt une forte portée pour l’éducation de nos générations futures et pour le développement de la paix.. 

Article écrit par Emma Laurent

Cet article n’engage que son auteur

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[L’UNESCO, acteur central en éducation: cap sur 2030]

«L’éducation est l’une des armes les plus puissantes pour changer le monde» nous disait Nelson Mandela, et cela, l’UNESCO l’a bien intégrée en faisant de l’éducation l’une de ses priorités. 

Depuis 2015, l’UNESCO s’efforce de repenser l’éducation en fonction des cibles établies la même année à la conférence des parties (COP21): les Objectifs de Développement Durable (ODD). l’UNESCO est chargée, par les Nations Unies et dans le cadre de ce programme, de coordonner l’agenda sectoriel Education 2030.


Source photo : rcepnesco.ae

Le programme ODD se divise en 17 objectifs à atteindre d’ici 2030, dont le quatrième porte sur l’accès à une éducation de qualité pour tous. Le nouvel objectif mondial de l’UNESCO pour l’éducation comporte un ensemble de cibles ambitieuses. Parmi celles-ci, il y a la promesse de « faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons suivent, sur un pied d’égalité, un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire gratuit et de qualité, qui débouche sur un apprentissage véritablement utile» et de faire en sorte que tous les jeunes et une proportion considérable d’adultes, hommes et femmes, sachent lire, écrire et compter à l’horizon 2030 (Nations Unies, 2015). 

Dans l’optique d’atteindre ses objectifs en matière d’éducation d’ici à 2030, l’UNESCO met tout en œuvre pour faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons suivent un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire, de manière égalitaire. En effet, la majorité de ces enfants exclus de l’école sont des filles. D’ici 2030, l’ambition est de pouvoir scolariser 619 millions d’enfants de 3 à 18 ans, soit 57 % de plus qu’aujourd’hui (1). C’est en étroite collaboration avec l’UNICEF que l’UNESCO ose imaginer un monde dans lequel chaque enfant, sans distinction de sexe, ni d’origine ethnique ou de contexte social, aurait accès à une éducation de qualité. Son action a pour objectif que garçons et filles aient les mêmes chances d’accéder à l’emploi, aux postes de direction et à la prise de décisions à tous les niveaux. Et dix années avant l’échéance du programme, l’accès à une éducation de qualité s’est nettement amélioré, puisque fin 2019, 89 % des filles achèvent l’enseignement primaire, et 77 % le premier cycle de l’enseignement secondaire, à l’échelle mondiale (2).

L’analphabétisme est un autre problème que l’UNESCO souhaite régler. Pour cause, on comptait en 2019 près à 750 millions de personnes dans le monde qui ne savent ni lire ni écrire au niveau le plus élémentaire (dont les deux tiers sont des femmes) et il est probable que les conséquences de la pandémie de Covid-19 accroissent ces chiffres. D’ici à 2030, l’objectif de l’UNESCO est de faire en sorte que tous les jeunes et une proportion considérable d’adultes, hommes et femmes, sachent lire, écrire et compter. Pour endiguer ce fléau, l’Organisation a pensé une stratégie visant à promouvoir l’alphabétisation de quatre manières : 

1. En soutenant les États Membres dans l’élaboration de politiques et de stratégies nationales en matière d’alphabétisation 

2. En répondant aux besoins d’apprentissage des groupes défavorisés, en particulier des femmes et des filles 

3. En utilisant des technologies numériques pour élargir l’accès et améliorer les résultats d’apprentissage 

4. En suivant les progrès et évaluation des compétences et des programmes d’alphabétisation (3).

L’égalité dans l’accès à l’éducation ainsi que l’alphabétisation ne sont que deux des différents champs d’action pour lesquels œuvre l’UNESCO. Dans le sillage de cette nouvelle vision pour l’éducation, d’autres défis sont relevés par l’Organisation tels qu’accroître le nombre d’enseignants qualifiés, assurer l’égalité d’accès des personnes vulnérables, y compris les personnes handicapées, les autochtones et les enfants en situation vulnérable, à tous les niveaux d’enseignement et de formation professionnelle, ou encore construire des établissements scolaires qui soient adaptés aux enfants, aux personnes handicapées et aux deux sexes.

Un examen à mi-parcours sera réalisé en 2022 afin de rendre compte des différentes actions mises en place par l’Unesco, et de les ajuster de sorte à atteindre les objectifs du programme Education 2030.

Pour en savoir plus : https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/education/

Article écrit par Jonathan Katende

1. https://www.unicef.fr/dossier/education-et-egalite-des-chances

2. https://www.worldbank.org/en/topic/education/publication/missed-opportunities-the-high-cost-of-not-educating-girls

3. https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000371411_fre

https://sustainabledevelopment.un.org/post2015/transformingourworld

https://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/70/L.1&referer=/english/&Lang=F

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[Actualités de l’Unesco: Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes]

Une journée cruellement nécessaire encore aujourd’hui …

          Dans moins d’une semaine, le lundi 02 novembre 2020 marquera la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes. Une date chère à l’UNESCO, qui ne manque pas de la mettre en avant sur son site internet.

Cette journée a été mise en place par une résolution adoptée par l’Organisation des Nations Unies en 2013 et la date a été choisie en mémoire de l’assassinat de deux journalistes français au Mali le 02 novembre 2013. À cette occasion, l’antenne UNESCO de SONU en profite pour faire un point sur la situation mondiale des journalistes, mais aussi sur la position de l’UNESCO quant à cela.

Selon l’association Reporters Sans Frontières, près de 27 journalistes ont été tués depuis le 1er janvier 2020, dont 5 au Mexique, 4 en Irak et 3 respectivement au Honduras et au Pakistan. Ils rejoignent ainsi le total macabre de 1413 journalistes tués depuis l’année 1993.

L’UNESCO s’inquiète de ces chiffres qui démontrent une volonté croissante de museler les médias, acteurs importants de la culture. Au Mexique notamment, le nouveau gouvernement en place n’a pas pris les moyens suffisants pour lutter contre l’impunité des crimes commis à l’encontre des journalistes. Le pays, qui demeure le plus meurtrier d’Amérique Latine pour les médias, comporte de forts risques pour les journalistes qui cherchent à s’intéresser aux affaires de crime organisé. L’Irak est également un pays très dangereux pour les journalistes, en témoigne son classement à la 162ème position quant à la liberté de la presse. Les reporters qui s’aventurent sur les terrains liés à la corruption et aux manifestations prennent des risques insensés pour leur vie, dans un pays où des milices n’ont aucun mal à assassiner les journalistes. Depuis 2019, la situation tend à s’aggraver en Irak car des contestations émergent face à un gouvernement qui est prêt à tout pour museler l’opposition et les journalistes qui la représentent. Enfin, au Honduras, le président Hernandez, réélu en 2017, mets en place de nombreuses manoeuvres afin de porter atteinte à la liberté de presse. Ici, la police et l’armée contribuent au plus grand nombre d’exactions contre les journalistes et l’impunité régnant renforce les menaces pesant contre la presse et les médias.

Face à cette situation qui demeure grave, l’UNESCO et Reporters Sans Frontières s’inquiètent du fait que ces crimes représentent une incapacité réelle de dénoncer des faits commis à l’international. Dans ce sillage, on peut notamment penser à la situation catastrophique du peuple Ouïghour en Chine, où le gouvernement cherche à mettre en place le plus grand nombre de moyens technologiques pour limiter la presse et les médias. L’absence de communication du gouvernement et le manque de visibilité de cette situation à l’international interrogent et illustrent malheureusement les craintes partagées par l’UNESCO et Reporters Sans Frontières.

L’UNESCO et l’ONU condamnent cette situation et, depuis 2003, l’UNESCO recense les crimes commis contre les journalistes avec un observatoire sur les journalistes assassinés par pays, ce qui permet d’avoir une vision tristement objective de la situation. On note aussi de nombreux rapports réalisés par la directrice générale de l’UNESCO sur la sécurité des journalistes et les dangers de l’impunité de tels crimes. Le dernier en date a été publié en 2018 et ces rapports, réalisés à la demande des États membres du Programme international pour le développement de la communication de l’UNESCO (PIDC), permettent d’assurer le suivi des assassinats de journalistes par des analyses incluant les réponses des États membres concernés (https://en.unesco.org/sites/default/files/unesco_dg_report_2018_highlights_fr.pdf). De plus, une conférence mondiale sur la liberté de la presse est organisée en ligne par l’UNESCO les 9 et 10 décembre 2020 afin d’aborder notamment, l’impact de la Covid-19 sur la viabilité des médias mais aussi la lutte contre l’impunité des crimes contre les journalistes et les nouvelles formes d’attaques envers ceux-ci. Ce domaine relève de la compétence de l’UNESCO notamment car il s’agit d’exactions et d’atteintes à la liberté des médias qui représentent la culture dans son ensemble.

Enfin, si la France peut nous paraitre épargnée et éloignée de ces problématiques, il s’agit cependant de souligner que la violence contre les médias et les journalistes semble avoir augmenté depuis les manifestations des gilets jaunes en fin d’année 2018. De plus, ceux-ci sont de plus en plus victimes d’intimidations par des acteurs qui ne cautionnent pas leurs propos. Le récent assassinat du professeur Samuel Paty en témoigne, la liberté d’expression des acteurs de la culture mais aussi de l’éducation semble aujourd’hui et plus que jamais, menacée dans nos démocraties.

Article de Emma Laurent

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[Chronique scientifique (Patrimoine mondial naturel de l’UNESCO): le Parc national de Durmitor]

Le parc national de Durmitor, s’étendant sur 32 100 hectares, fut inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1980. L’UNESCO définit le patrimoine comme « l’héritage du passé, dont nous
profitons aujourd’hui et que nous transmettrons aux générations à venir » (conférence de 1972).
Le site protégé a été par la suite étendu en 2005 afin de correspondre aux limites du parc national déjà existant. Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que patrimoine naturel à valeur universelle exceptionnelle. Pour obtenir ce statut, les sites doivent répondre à au moins un des dix critères de sélection.
Pour en savoir plus sur les critères de sélection : https://whc.unesco.org/fr/criteres/


Le nom Durmitor est d’origine celte et signifie « montagne des eaux », en référence aux nombreux lacs glaciaires parsemant le massif. Il s’agit à la fois du nom d’un massif, situé dans le nord du Monténégro et faisant partie des Alpes dinariques (ou Dinarides) et du nom du plus grand parc national du Monténégro fondé en 1952, lequel est qui est classé sur la liste de l’UNESCO. Il représente une importante réserve de biodiversité puisqu’il abrite une faune et une flore remarquables (forêt d’anciens pins noirs, plantes endémiques, espèces protégées…). Par ailleurs, il est parcouru par le canyon de la Tara, le deuxième canyon le plus profond au monde après le Grand Canyon, participant à la beauté et à la renommée du parc. De nombreux touristes y viennent chaque année pour profiter des différentes activités qu’offre le parc : randonnées,
canyoning, rafting…


Critères de sélection :
Le parc national du Durmitor a été sélectionné sur la base de 3 critères :

  • Le critère VII : « représenter des phénomènes naturels ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelle ». Le parc de Durmitor présente une nature
    extraordinaire, façonnée par des glaciers et des rivières. Il abrite aujourd’hui de nombreux lacs glaciaires, appelés « les yeux de la montagnes », et d’immenses forêts d’arbres anciens. Le
    paysage est spectaculaire, notamment grâce au canyon de la Tara, gorge la plus profonde
    d’Europe. La nature y est préservée grâce à sa classification comme parc national. La charte
    UNESCO participe à préserver le site, son authenticité et son intégrité
  • Le critère VIII : « être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l’histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d’éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ». Le parc abrite une grande quantité de caractéristiques géologiques et géomorphologues présentant un intérêt scientifique majeur. Façonné par les glaciers, le parc du Durmitor est un témoignage d’un processus géologique ancien. La « grotte de glace » , par exemple, est un rare vestige d’une ancienne glaciation. Les formations rocheuses, notamment visibles dans le canyon de la Tara témoignent d’une riche géo-histoire du site et de ses transformations au cours de millénaires.
  • Le critère X : « contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation ». Le parc national abrite une profusion d’écosystèmes et d’habitats naturels (forêts, prairies alpines, lacs, canyons…). Il recèle également une faune rare et parfois menacée à l’image du saumon du Danube et une flore endémique. Il contient une biodiversité exceptionnelle, nécessitant une protection. Le Durmitor constitue un environnement sûr pour nombre d’espèces qui viennent y habiter.

Gestion du parc :
Le parc bénéficie d’une reconnaissance internationale et de nombreuses mesures de protection
(zone tampon, loi sur la protection des parcs nationaux, charte UNESCO….) ayant contribué à
éviter des dégâts environnementaux telle la prolifération de barrages qui aurait pollué et dégradé le milieu naturel de nombreuses espèces. L’entreprise publique « Nacionalni Parkovi Crne Gore » est aujourd’hui responsable de la gestion du site. Cependant, elle fait face à des défis de taille, notamment dans l’accueil des touristes au coeur du parc. Des projets immobiliers au sein du parc ont été proposés, à l’image d’une base de loisirs sur les rives du Lac Noir, soulevant les limites de la protection et de la conservation. Une vraie problématique se dessine entre conservation/protection et mise en valeur/accueil des touristes. Concilier ces deux perspectives
constitue un défi important dans la gestion du parc.

Le Lac Noir, au coeur du parc national de Durmitor:

Source : Agathe Passerat de La Chapelle. 2018

Article de : Agathe Passerat de La Chapelle.

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[Acteurs de la culture: Interview de Joséphine Barbereau, éditrice]

Joséphine Barbereau est éditrice et a créé il y a maintenant 6 ans, un projet personnel fondé sur la transmission culturelle à destination des enfants. Son entreprise se nomme « Little io » et propose des kits art&culture, accessibles à la maison ou à l’école, ainsi que des ateliers qui ont lieu une fois par mois à Paris pour des enfants entre 4 et 13 ans. Elle y présente l’histoire des grands héros de la mythologie, de l’histoire, des religions ou encore de la littérature, en s’appuyant sur des textes classiques, des œuvres d’art et du contenu audio-visuel (musique, ballet…). A travers ses kits et ses ateliers, elle sensibilise les enfants au monde de la culture et de l’art, tout en les incitant à s’exprimer autour des œuvres et développer un point de vue, une approche critique.

«  J’ai coutume de dire que la culture c’est comme en montagne, on va tous au même endroit mais pas à la même allure. Il suffit de s’attendre en chemin et tout le monde profite et à le même plaisir. »

Joséphine Barbereau

Q : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Joséphine Brabereau : Je m’appelle Joséphine Barbereau, je suis éditrice. J’ai commencé à travailler il y a une vingtaine d’années dans une maison d’édition de livres d’art et j’ai développé il y a 6 ans un projet personnel autour des enfants et de la transmission culturelle.

Q : Quelle est la formation que vous avez suivi avant d’entrer dans le monde professionnel ?

J. B : J’ai étudié l’histoire de l’art à l’université après mon bac et puis après un certain nombre d’années en faculté, j’ai enfin trouvé une idée d’un métier qui me plairait : l’édition. A ce moment là j’ai commencé par faire un stage pendant un an dans une maison d’édition puis je me suis orientée vers un DESS édition (équivalent de Master) à Paris 13 Villetaneuse. Il existait seulement deux DESS édition à cette époque. J’ai suivi cette formation pendant un an pour compléter ce que j’avais appris pendant le stage.

Q : Et aujourd’hui vous êtes donc éditrice ?

J. B : Oui, je suis éditrice. J’ai deux activités, c’est un peu particulier. Une activité concernant une maison d’édition, les Editions Diane de Selliers, éditeur de livres d’art. J’ai été éditrice pour cette maison d’édition pendant une vingtaine d’années et puis j’ai quitté cette maison pour créer une activité pour les enfants. J’avais le désir de travailler pour la jeunesse et j’ai donc quitté la maison pour développer ce projet. Je suis toujours restée très proche de Diane de Selliers et très attachée à la maison d‘édition et elle m’a proposé il y a 5 ans environ de prendre la direction de la maison d’édition au niveau opérationnel. Je mène donc deux activités de front : la direction des éditions Diane de Selliers et le développement de Little io, créé il y a 6 ans pour les enfants.

Q : Pouvez-vous nous en dire plus à propos de Little Io :

J. B : Il s’agit d’une entreprise qui propose de partager avec les enfants des contenus culturels autour des grands héros de la mythologie, de l’histoire, des religions, de la littérature. La particularité de cette présentation qu’on offre aux enfants c’est que d’une part on part des textes classiques pour réécrire l’histoire des héros et que l’on sollicite les artistes et leurs œuvres pour éclairer le mythe sous toutes ses facettes. On n’a pas envie de raconter une histoire qui soit ni simplifiée ni orientée. C’est-à-dire qu’on ne veut pas offrir aux enfants un point de vue unique sur ces mythes qui ont de multiples lectures possibles. Les artistes, en s’emparant des mythes et en créant des œuvres en engageant leur propre subjectivité, leur propre point de vue, vont éclairer les mythes de différentes façons. Donc au-delà de l’histoire, on présente aux enfants des peintures, des musiques, des opéras, des ballets, des films classiques, des photographies, et touts ces contenus d’art et de beauté leur permettent à la fin de comprendre le mythe dans son ensemble, toute sa portée symbolique, toute sa valeur, en quoi le mythe pourra peut-être un jour l’aider dans la vie. Et puis cela permet aux enfants de comprendre que chacun peut avoir sa propre subjectivité, son libre-arbitre, son point de vue sur une histoire et que tout n’est pas ou blanc ou noir mais qu’on peut parfois naviguer entre les deux.

Q : Quelles formes prennent les activités proposées par Little Io ?

J. B : Les contenus culturels sont partagés avec les enfants sous la forme de kits, accessibles à la maison ou à l’école, et nous proposons également des ateliers, qui ont lieu une fois par mois.

Les kits sont constitués d’un livre que l’enfant reçoit par la poste, et de contenus culturels interactifs accessibles sur une plateforme web. Ces contenus sont présentés clés en main et nous les éditorialisons en tenant compte de notre expérience auprès des enfants, de leurs parents et des enseignants. Les kits comme les ateliers, sont accessibles aux familles, c’est-à-dire que les parents ou les grands-parents peuvent également participer. L’expérience commence par l’histoire contée, illustrée par des œuvres d’art qui viennent soutenir la narration. Puis ensuite on papote avec les enfants, en direct pendant les ateliers ou grâce à une mascotte qui vient poser les questions dans les kits :  : qu’est-ce que tu en as pensé ? Pourquoi est-ce que ça s’est passé comme ça ? Comment tu aurais fait toi, à la place de Ulysse, Alexandre le Grand, Napoléon, Cléopâtre, Prométhée, Moïse… ? Comment est-ce que toi tu aurais réagi ? 

Et les enfants alors verbalisent très très bien les choses et les œuvres d’art les aident à s’exprimer autour des mythes. Ils se font l’œil, ils se font l’oreille. A la fin de l’année, lorsqu’ils viennent tout le temps  aux ateliers et que je leur présente une œuvre, certains me disent spontanément : « mais c’est pas Caravage ça ? ». Ils sont très très forts, apprennent beaucoup de choses et ont beaucoup de plaisir. Entre chaque œuvre d’art qu’on présente, on favorise le dialogue et l’expression, on propose un jeu, un genre de quiz, des « vrai ou faux »… L’autre particularité de Little io, très importante est que on chante une chanson écrite spécialement pour chaque héros. Il s’agit d’une petite ritournelle assez courte, très entêtante, qui vient fixer les mots importants du mythe dans l’imaginaire des enfants. On la chante à de multiples reprises pendant l’atelier et dans le kit.

C’est comme une pause  entre les découvertes et ça permet de se retrouver ensemble  dans un chant commun, ça permet aux plus timides d’arriver à s’exprimer par le chant ensemble et puis à la fin ils savent grâce à la chanson que  : « Jean de La Fontaine aime la liberté, n’a pas peur du Roi et qu’il lui donne des leçons de moralité ». Ce sont les paroles de la chanson ! Et ça reste puisque j’ai l’exemple d’une petite fille qui un jour me retrouve dans sa classe. Je sors mon ukulélé rose et elle me dit « ah mais c’est toi ! » et elle m’a chanté la chanson de Jean de La Fontaine. Cette petite fille était venue à un atelier deux ans auparavant : elle se souvenait de la chanson ! 

Q : Vous intervenez aussi dans des écoles ?

J. B : Oui, absolument ! On va aussi dans des écoles, à la fois sur le temps scolaire avec la présence de l’enseignant dans la classe qui nous fait venir bien souvent en complément d’autres activités qu’il a menées avec les enfants autour d’une thématique. Il peut nous faire venir plusieurs fois dans l’année. Et on intervient également sur le temps périscolaire où cette fois-ci nous sommes seuls avec un petit groupe d’enfants (10 à 20). Dans ces cas-là, on les retrouve chaque semaine. On leur présente un héros pendant quatre ou cinq semaines : première séance on raconte l’histoire et on papote, on dessine; deuxième séance on découvre une œuvre d’art et on fait un jeu scénique ou un jeu d’écriture selon l’âge des enfants…
Tout cela est beaucoup plus posé que lorsque l’on est dans l’atelier et que c’est plus dense mais les deux, à la fin, mènent au même résultat. Nous avons également des petits stages créatifs pour les plus petits, les 4 à 5 ans, où pendant toute une semaine on se retrouve chaque jour et on raconte l’histoire du héros et on fabrique des petites marionnettes. J’aime beaucoup le principe des petits théâtres de personnages car cela permet aux enfants, exactement comme avec des playmobils ou des legos, de formuler les choses, de verbaliser, de faire parler les personnages. Parfois d’ailleurs, ils changent complètement le fil de l’histoire parce qu’ils ont compris qu’ils peuvent raconter à leur façon ces grandes histoires.

Q : Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler dans le monde de la culture et à fonder Little Io ?

J. B : Alors, je crois que j’ai toujours eu une sensibilité à l’art. C’est passé probablement au départ par la musique et la peinture. Il y avait quelque chose qui me touchait sans que je sache exactement dire quoi, comment, ce qu’il se passait…. C’était de l’émotion qui était non réfléchie, pas du tout intellectualisée. Quand il a fallu choisir une orientation d’études, l’histoire de l’art s’est présentée et imposée d’une façon assez évidente. Au cours des toutes premières semaines à l’université, j’ai compris que c’était la bonne route parce que j’ai réalisé tout à coup que l’émotion que je pouvais ressentir face aux œuvres, quand elle était finalement comprise, verbalisée et intellectualisée, le plaisir était amplifié. J’avais peur de cela au départ.

Je me disais, est-ce que finalement à force de contextualiser, de tout comprendre… est-ce qu’à la fin, le plaisir revient ? Ce choc esthétique qu’on peut avoir au départ ? Et en réalité, oui, ça revient, et encore plus. Il y a une vibration qui grandit lorsque l’on comprend les choses. Donc j’ai su que c’était le bon chemin. Et c’est exactement la raison pour laquelle j’ai voulu faire ce métier d’éditeur, qui est un métier, au même titre que les métiers de l’enseignement, de transmission, de partage. Je sais que ce plaisir là, cette beauté là, elle fait du bien et donc tout le monde en a besoin. Les enfants y sont très réceptifs et c’est donc un régal et un plaisir de le partager avec eux !

Q. Pouvez-vous nous partager une œuvre qui a marqué votre vie ?

J. B : J’ai un peu réfléchi à la question car elle est assez difficile. Je vais revenir encore une fois à Roméo et Juliette, c’est un ballet qui m’avait vraiment bouleversée. J’avais 16/17 ans, l’époque des premiers émois amoureux et j’ai vu ce ballet d’Angelin Preljocaj avec cette musique de Serge Prokofiev et les décors et costumes d’Enki Bilal. J’ai été bouleversée par cette œuvre, j’ai vu ce ballet 4 ou 5 fois. C’était quelque chose d’important pour moi. Le premier atelier Little io que j’ai créé était consacré à Roméo et Juliette, probablement pour cette raison-là. Pour remonter les choses à l’envers : partir de l’émotion pour la comprendre, la verbaliser et puis amplifier à nouveau le plaisir.

Q. A quelle tranche d’âge vos atelier s’adressent-ils ?

J. B : Les ateliers commencent sur une tranche 4/5 ans avec des ateliers de 45 minutes au cours desquels on raconte une histoire et on voit une œuvre d’art. Les enfants sont accompagnés par les parents et on propose également des stages dont je vous ai parlé pour cette même tranche d’âge.

Nos kits art&culture et nos autres ateliers s’adressent quant à eux aux 6 à 13 ans : quand on commence à devenir un peu lecteur et jusqu’à la pré-adolescence. Nous travaillons avec des enfants qui grandissent et qui veulent continuer à suivre Little Io, même au-delà de leurs 13 ans ! Pendant les ateliers, ils passent alors dans le rang des adultes, derrière, car ils sont un peu gênés d’être devant mais veulent toujours assister et profiter. Les parents sont aussi un public. J’ai coutume de dire que la culture c’est comme en montagne, on va tous au même endroit mais pas à la même allure. Il suffit de s’attendre en chemin et tout le monde profite et a le même plaisir.
Les activités sont aussi déclinées pour les séniors sous la forme de conférences. On est vraiment de 4 à 104 ans et tout le monde a beaucoup de plaisir autour de ces activités.

Le développement des kits est une étape importante pour Little io : jusqu’à présent, les ateliers ont lieu à Paris et je me déplace pour les écoles en proche région parisienne mais souvent le temps manque et la distance est un obstacle alors que nous avons des demandes d’autres régions de France, de Belgique et de familles expatriées. On a le projet de décliner Little io dans d’autres villes notamment à Bordeaux avec une personne qui a très envie de monter un atelier. Et le kit est un produit éditorial qui était d’ailleurs même l’idée d’origine de Little io. Ce produit prend la forme d’un livre que les enfants reçoivent par la poste. Ce livre raconte l’histoire du héros et présente des petits jeux autour de chacune des œuvres d’art qui sont proposées aux enfants sur une plateforme digitale puisque tout ne peut pas être présenté sur papier. Le contenu audiovisuel, comme les opéras, la danse, doit être présenté grâce à un média différent. Ces kits sont commercialisés depuis septembre 2020.

Ils ont toujours été LE grand projet Little io mais il fallait du temps pour constituer et tester le contenu auprès des enfants et comprendre comment les aider à s’en emparer de façon très simple. Le constat que j’ai fait en le testant dans les ateliers et les écoles est qu’il n’est pas question de mettre un enfant seul face à ces contenus car je pense qu’il faut être à plusieurs pour se mettre en marche et ce sont des contenus tout de même assez exigeants. Par ailleurs, j’ai observé que les parents et les adultes aiment et ont du plaisir, ils veulent donc partager cette expérience avec les enfants. Finalement on a un produit clef en main pour des adultes potentiellement « non-sachants » qui ne sont pas forcément familiers avec la culture classique, avec l’histoire, l’histoire de l’art.

Peu importe, tout est fait pas à pas, on est guidé par la mascotte Little io qui explique et amène à se questionner. Ce sont souvent des questions ouvertes telles que « Qu’est ce que tu en penses ? » « Pourquoi tu as aimé ? ». L’objectif est que les adultes et les enfants dialoguent entre eux à la maison et à l’école et partagent le plaisir de la découverte.

Q. Vous présentez des œuvres d’art autour des mythes, souvent plutôt classiques, travaillez-vous sur des œuvres plus contemporaines ?

J. B :  ll est vrai que nous présentons peu d’œuvres contemporaines. On démarre à la préhistoire avec un héros « Cro-Magnon à travers tous les arts » qui arrive à la fin de l’année et qui va nous permettre de découvrir l’art de la préhistoire et l’impact que celui-ci a eu sur l’art en général, c’est un sujet passionnant. On va jusqu’à la période actuelle avec quelques artistes qui s’intéressent aux héros classiques et qui peuvent offrir aux enfants des lectures contemporaines d’un mythe. Les chorégraphies notamment. Dans ces cas là c’est très intéressant mais il est vrai que la majorité des peintures et sculptures présentées sont plutôt classiques ou modernes. Je pense que les œuvres les plus récentes dont nous parlons sont celles de Picasso, Matisse, Calder, Braque, Warhol…
En musique nous avons du mal à trouver des œuvres récentes inspirées par la mythologie, alors que la musique classique en regorge ! Pour le cinéma, on arrive à rattacher à nos héros certains films de Chaplin, Jean Cocteau, un ou deux Péplums comme celui sur Moise mais on ne va pas tellement au-delà de ces années-là. Parfois en petit bonus on peut proposer un clin d’œil à Astérix et Cléopâtre, qui évoque Liz Taylor en Cléopâtre, celle-là même qui a inspiré Warhol ! Ou même aux publicités qui reprennent des œuvres d’art. Cela montre que l’art est inscrit dans la vie de tous les jours et que le connaître permet de mieux lire le monde.

Nous avons également des partenariats avec des institutions culturelles. On donne les ateliers dans des lieux culturels notamment à l’Opéra Comique pour qui on prépare des ateliers sur-mesure pour les enfants. Ils y assistent pendant que les parents sont dans la salle de spectacle, ce qui leur permet de goûter au plaisir des adultes, dans un endroit sublime mais dans une atmosphère plus ludique et créative que s’ils assistent à la représentation. Cela amène, je l’espère, des discussions intéressantes entre les parents et les enfants autour d’une œuvre musicale qu’ils ont partagée d’une certaine façon.

On a aussi un partenariat avec le collège des Bernardins qui propose nos ateliers dans leur offre culturelle pour les enfants.

Nous avons également donné un atelier pour la Tour Eiffel, au premier étage de la Tour.  La Tour Eiffel étant un mythe en soi, le héros de cette activité peut éclairer les enfants dans cette quête de modernité, d’audace, de courage. Il y a tout un tas de valeurs qui entourent ce monument et qu’il faut partager. Nous espérons y retourner prochainement !

Q. En dehors de ces partenariats dans des lieux précis, avez-vous un bâtiment, un local à vous ?

Oui nous louons une salle dans le 7ème arrondissement, rue Oudinot, c’est une petite salle charmante au fond d’une cour pavée avec un jardin dans le style anglais. Nous avons dû changer de bâtiment puisque l’ancien devenait trop petit mais on est toujours à la recherche d’un local  pour les ateliers, avec un bureau attenant !

Q : Merci beaucoup pour ces réponses !

Pour en savoir plus sur les activités de Little Io, vous pouvez consulter les sites suivant :

Facebook : la page « Little io art&culture » 

Instagram : https://www.instagram.com/ioartculture/

Twitter : https://twitter.com/ioartculture?lang=fr

Site internet : https://littleio.com/

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[Chronique sur le patrimoine Unesco en France : le Pont du Gard ]

Le Pont du Gard est un immense pont antique à trois niveaux, enjambant majestueusement le Gardon (affluent du Rhône). Il est classé au titre des monuments historiques en 1840 puis en 1985 au Patrimoine Mondial par l’UNESCO comme « témoin du génie créateur humain ». La construction du pont relève en effet d’une réelle prouesse technique tout en constituant un chef-d’oeuvre artistique. Bâti il y a plus de 2000 ans pour montrer la grandeur de l’Empire romain, il s’agit du plus haut pont construit pendant l’Antiquité. Il a fallu un millier d’hommes et environ cinq années pour achever sa construction. Aujourd’hui, le pont constitue un témoignage exceptionnel sur la civilisation romaine. Le Pont du Gard est le seul exemple d’aqueduc à trois étages superposés encore visible à travers le monde. 

Il fait partie de l’aqueduc de plus de 50 kilomètres qui partait de la Fontaine d’Eure (à côté d’Uzès) et approvisionnait la ville de Nîmes en eau. Le Pont du Gard permettait à l’aqueduc d’enjamber le Gardon. 

En 2000, un projet d’aménagement du site est mis en oeuvre. Le but de cette opération est de préserver le Pont du Gard qui se voit menacer par un tourisme de masse et peu contrôlé. Des mesures sont prises par l’Etat en partenariat avec l’UNESCO, l’Union Européenne et les collectivités locales, comme l’accès strictement piéton du site ou la construction d’un musée sensibilisant le public à l’histoire exceptionnelle du monument.

Le Pont du Gard fait partie des monuments français les plus visités avec plus d’un million de touristes par an.

Pour plus d’informations, veuillez consulter : https://whc.unesco.org/fr/list/344/ 

Article de : Agathe Passerat de La Chapelle

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[Chronique sur le patrimoine Unesco en France : le Mont Saint-Michel et sa baie]

Le Mont Saint-Michel et sa baie sont inscrits deux fois à l’UNESCO. En 1979, ils sont classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco pour la première fois de part leur valeur exceptionnelle pour l’humanité. Classés dans la catégorie « monuments et ensembles », ils attirent plus de 2,5 millions visiteurs par an à travers avant tout grâce à l’union d’un site naturel époustouflant et d’une architecture hors du commun.

La baie réunit une forte diversité de milieux naturels dans lesquels sont installées de nombreuses variétés végétales et animales à découvrir pendant les randonnées. Au marnage exceptionnel d’environ 15 mètres en période de vive-eau, le Mont Saint-Michel joue le rôle d’un théâtre des plus grandes marées d’Europe. Surnommé « la Merveille de l’Occident », ce dernier témoigne également des valeurs défendues par l’UNESCO par son village fortifié sur l’espace restreint du rocher datant du Moyen-Âge. Étant un site touristique depuis des siècles, le village permet aux visiteurs de se plonger dans son riche passé avec ses musées historiques prenant forme d’exposition, de demeure ou d’espace multimédia.

L’abbaye du Mont Saint-Michel offre une vue à couper le souffle avec sa terrasse permettant aux visiteurs d’être encerclés par la mer pendant la soirée de « Grandes marées ». Étant un chef d’oeuvre d’architecture religieuse médiévale, cette abbaye illustre la vie monastique – quotidienne et religieuse – au fil des siècles. Dédié à l’archange Michel depuis 708, elle est également fréquentée par des pèlerins, témoignage de son poids dans l’histoire chrétienne. C’est ainsi que le Mont Saint-Michel et sa baie – en tant que haut lieu de spiritualité – sont à nouveau inscrits à l’UNESCO en 1998 au titre des « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France ». 

Pour plus d’information, veuillez consulter : https://whc.unesco.org/fr/list/80/

Article de : Qianwen ZHAO

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[Chronique sur le patrimoine Unesco en France : Strasbourg, Grande-Île et Neustadt]

Viens découvrir le charme unique de l’architecture strasbourgeoise, dont la signature franco-allemande constitue l’authenticité qui attire chaque année des touristes du monde entier. Véritable capitale européenne, siège du Parlement européen, de la Cour des droits de l’homme, ainsi que du Conseil de l’Europe, la ville limitrophe à l’Allemagne abrite également l’iconique Cathédrale, ainsi que de nombreuses institutions culturelles telles que le Théâtre National, l’Opéra ou encore Arte.

À noter que Strasbourg est une ville étudiante des plus dynamiques et également la ville qui compte le plus de transports à vélos !

Le quartier de la Neustadt et la Grande-Île constituent un héritage franco-allemand qui mérite d’être distingué, et à ce titre inscrit au patrimoine français de l’Unesco.

Pour en découvrir davantage, historiquement ou visuellement, c’est par ici !

Article de : Cécile Radmacher

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[Spécial confinement : Idée de sortie du vendredi à la maison]

Le bon plan confinement du week-end ? La web-télé de la Comédie Française.

Ce week-end, l’antenne UNESCO vous propose d’exporter la culture chez soi grâce à la belle initiative de la Comédie Française « La Comédie continue ! ».

La web-télé (disponible ici) vous propose un large programme accessible à tous.

Retrouvez tous les soirs deux spectacles de la Comédie Française à 18h30 et 20h30. Une occasion en or pour (re)découvrir des classiques du théâtre ou des pièces plus contemporaines !

Au programme ce week-end par exemple :

– Vendredi 24 avril
20h30 : Dom Juan ou le Festin de Pierre de Molière

– Samedi 25 avril
18h30 : Une visite inopportune de Copi
20h30 : Lorenzaccio d’Alfred Musset

– Dimanche 26 avril :
18h30 : Phèdre de Sénèque

Article de : Éléonore Pradal

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