[Les écoles de L’UNESCO donnent espoir aux réfugiés syriens au Liban]

Asma Al Ahmad est une jeune fille de 16 ans qui a fuit le conflit de la République arabe syrienne et s’est réfugiée au Liban. Pendant deux ans elle a été privée d’éducation. Pourtant, l’année dernière, elle a pu reprendre ses études au sein d’un collège créé par L’UNESCO.

En effet la guerre en Syrie à provoqué des déplacements dans la région, perturbant donc de nombreux secteurs sociaux, dont celui de l’éducation. Ainsi, le Liban a accueilli 1,1 millions de réfugiés dont 483 000 ayant l’âge d’être scolarisés. Ces années sont critiques pour les élèves et, selon l’ONU, seulement 3% des réfugiés syriens âgés de 15 à 18 ans achèvent leurs études secondaires.

Le projet « Soutenir l’achèvement de l’éducation de base pour les réfugiés syriens au Liban » cible 8 200 enfants réfugiés, dans le but d’accroître les possibilités d’apprentissage et de leur permettre de ne pas abandonner leurs rêves professionnels malgré le contexte de crise qu’ils subissent. Ce programme permet de combler les lacunes qu’ils ont pu accumuler pendant ces années de fuite, et leur permet une remise à niveau pour la continuation de l’apprentissage. De nombreuses activités parascolaires sont mises en place et tout le matériel est fourni aux élèves, même les repas.

Au-delà de l’éducation des enfants, le projet offre également un programme de soutien professionnel pour autonomiser plus de 2 000 femmes réfugiées syriennes et palestiniennes, et ce en organisant des sessions professionnelles dans la couture, le marketing ou encore la technologie.

Au cours de l’année 2019-2020, L’UNESCO a pour projet d’élaborer avec le Ministère un contenu national d’aide au devoirs pour permettre aux enfants en situation de risque d’achever leur éducation de base.

Article de : Marina Dey

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[Geography Awareness Week]

La « Geography Awareness Week », est une semaine dédiée à la géographie sous toutes ses formes, créée il y a plus de 25 ans par la National Geographic Society des Etats-Unis. Pendant la 3ème semaine de novembre, les citoyens de tout âge sont amenés à penser et réfléchir sur l’importance des espaces dans leur vie.

Bien que la géographie soit une matière enseignée en France dès les classes de primaire, le
magazine National Geographic écrivait que « trop de jeunes américains sont incapables de prendre des décisions efficaces, de comprendre les enjeux géospatiaux, ou même de reconnaître leur impact en tant que citoyens du monde », principe sûrement trop applicable aux jeunes français.

Cette semaine a principalement un but éducatif : rendre accessible à tous la géographie,
science trop méconnue mais indispensable au quotidien. Des initiatives à la fois citoyennes mais principalement scolaires voient le jour chaque années, menées par des enseignants ou des étudiants pour rendre attractif cette science.

En 1966, dans sa Collection « Programme et méthode d’enseignement », l’UNESCO écrivait
déjà que sa mission a toujours été de « favorisé toutes les initiatives susceptibles d’améliorer la compréhension mutuelle entre les peuples ». L’importance de la géographie était déjà promue en tant que, « par son essence même, [elle] peut contribuer le plus naturellement à la formation civique de la jeunesse ». Elle « crée et stimule, en outre, la sympathie active des élèves pour les autres peuples du monde. Il leur fait connaître comment ont vécu et vivent ces peuples, quelle est la contribution de chacun d’eux au patrimoine commun de l’humanité ».

A cette occasion, des associations étudiantes comme la SONU proposent de faire découvrir la Géographie grâce à des conférences, infographies…etc. L’antenne UNEV vous proposait en novembre 2019, en partenariat avec l’Oekoumene, un café-débat sur le thème des « peuples autochtones et la déforestation ».

Article de : Anaëlle Rapet

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[Sommet de Nairobi : élargir l’accès à l’éducation à la sexualité ]

L’éducation complète à la sexualité (l’ECS) a été un thème central des discussions du Sommet de Nairobi sur la CIPD25 (Conférence internationale sur la population et le développement). Les 179 gouvernements ont appelé à autonomiser les femmes et les filles dans tous les aspects de leur vie, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive.

Un nouveau partenariat d’ECS a été lancé par de nombreux organismes lors d’une séance de la CIPD25. Parmis eux : l’UNFPA, Pop Council, AfriYan, la FIPF, Rutgers et l’UNESCO. Le partenariat a pour but d’assurer que tous les jeunes aient accès une éducation complète à la sexualité de qualité d’ici 2030 et appelle les gouvernements, les ONG, les organisations de la jeunesse, les organisations du secteur privé et les autres parties prenantes à promouvoir l’ECS. Il met l’accent sur la fourniture de l’ECS pour les plus marginalisés, notamment ceux qui ne vont pas à l’école et ceux qui sont victimes de discriminations et de violation des droits de l’homme fondées sur le genre, l’origine ethnique, l’âge, les aptitudes et le statut social.

De nombreux progrès dans l’ECS sont notables mais il reste encore beaucoup à faire. De nombreux gouvernements ont déjà fait de grandes avancées dans la promotion de l’éducation complète à la sexualité.

Parmi ces gouvernements, l’Afrique du Sud a renforcé l’ECS dans les curricula au vu des taux élevés de violences fondées sur le genre, de grossesses adolescentes et du nombre important de jeunes entre 14 et 24 ans, qui perdent la vie à cause du VIH/SIDA.

De la même manière, en Namibie, les effort visant à fournir une ECS à tous les jeunes vont au-delà de la salle de classe et s’étendent aux radios et aux médias sociaux.

Article de : Éléonore Pradal

⤵️ Pour en savoir plus :
https://fr.unesco.org/news/sommet-nairobi-elargir-lacces-leducation-sexualite?fbclid=IwAR0cPUapFjjeChmZWCxFr0tCynC9n9EvUGDZEIU3AUeqixfrbk9DN1lzFAw

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[Enseignement supérieur : mobilité et échanges inter-universitaires]

La 40éme conférence générale de l’UNESCO a eu lieu du 12 au 27 novembre à Paris, et – parmi les décisions prises lors de celle-ci – l’une d’elles saura tout particulièrement retenir l’attention des étudiants qui nous suivent :
L’UNESCO a adopté un projet de Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur, destinée à faciliter la mobilité étudiante entre universités des cinq continents. Elle entrera en vigueur après avoir été ratifiée par vingt pays.

L’objectif est de faciliter les échanges universitaires interrégionaux, notamment par la mise en place de principes universels afin d’améliorer la reconnaissance des diplômes. En effet, aujourd’hui, 5 millions de jeunes étudient à l’étranger et 2,5 millions étudient en dehors de leur région d’origine.

Cette convention complétera alors les 5 conventions régionales de l’UNESCO sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur. Il s’agit du premier traité des Nations Unies sur l’enseignement supérieur doté d’une portée mondiale et il devrait permettre de réduire les obstacles auxquels les étudiants, enseignants, chercheurs et demandeurs d’emploi se trouvent confrontés en dehors de leur pays d’origine.

La nouveauté de cette convention se trouve donc dans son ouverture à la mobilité académique interrégionale et à la mise en place de principes universels pour améliorer les pratiques de reconnaissance des diplômes.

Elle bénéficiera particulièrement aux personnes qui souhaitent faire reconnaître leurs titres dans une région autre que leur région d’origine, soit pour accéder à l’enseignement supérieur, soit pour poursuivre leurs études.
La Convention va également créer des plateformes pour que les autorités nationales collaborent par-delà les frontières et les régions afin de développer de meilleurs outils et pratiques de reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur.

Article de : Louise Sineux

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[La fermeture des écoles à Haïti en temps de crise]

Sanon, 14 ans, est en classe de 3e secondaire (équivalent de la 3e en France) à l’Institut mixte du foyer des enfants de Dieu, à Pétion-Ville :

« Les manifestations dans les rues près de chez moi ont causé beaucoup de dégâts, et les manifestants empêchent les écoles d’ouvrir. Du coup, je ne peux pas aller à l’école et je suis à la maison depuis deux mois : cela me fait très mal, j’aurais pu apprendre beaucoup de choses. »

Les observateurs, 23/10/2019, Mouvements de protestations en Haïti

Voici près d’un an que de violentes contestations à l’encontre du Président Jovenel Moïse secouent Haïti. En effet, accusé de détourner d’importantes sommes d’argent public à son profit, la démission du Président est réclamée. De violentes manifestations ont éclaté fin août 2019, faisant suite à une pénurie d’essence paralysant le pays. La situation s’aggrave de jour en jour et le pays semble aujourd’hui être plongé dans le chaos.  

© Photo by Kelly Lacy from Pexels

Les écoles sont fermées depuis près de 2 mois, faute de pouvoir assurer la sécurité des élèves et du personnel. Les salaires ne sont plus versés. La situation à Haïti est inquiétante puisqu’aux 500.000 enfants de 5 à 18 ans hors du système scolaire s’ajoute avec la fermeture de 70% des écoles plus de 3 millions d’enfants ne pouvant pas poursuivre ou débuter leur enseignement. Près de 50 jours d’école ont déjà été perdus. De plus, la fermeture des écoles expose les enfants aux dangers de la rue. Ainsi, à l’occasion du 30ème anniversaire de la Convention Relative au Droits de l’enfant (CDE), UNESCO et UNICEF s’associent pour appeler à la réouverte immédiate des écoles et une reprise normale des institutions éducatives rappelant l’importance de l’éducation pour l’avenir social et économique des enfants. Alors que l’article 28 de la CDE dispose que les États parties doivent rendre « l’enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous » et assurer « à tous l’accès à l’enseignement supérieur » ; L’UNESCO et UNICEF rappelle que le droit à l’éducation est immuable et doit ainsi se poursuivre malgré l’instabilité du pays.

Article de : Laura Bellec

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