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[Léonard de Vinci, Michel-Ange… Florence, le berceau de la Renaissance italienne]

Ce mercredi 2 février à 18h30, une conférence intitulée Florence, le berceau de la Renaissance italienne sera organisée par Conferentia. L’événement, gratuit et ensuite disponible en replay, sera l’occasion d’en apprendre davantage sur la place qu’a eu la ville de Florence dans le développement des idéaux de la Renaissance.

Présentation de la conférence

Comme l’organisateur de la conférence l’explique, « Florence en 1400 vit une sorte d’âge d’or. Quand le reste de l’Europe est encore plongé dans le Moyen Âge, la ville toscane frémit d’idées nouvelles, la Renaissance s’éveille. Les artistes partent à la conquête de l’espace, du volume, de l’anatomie et de la perspective et Florence devient la ville de l’avant-garde artistique ». Lors de cette conférence, l’intervenante Tatiana Mignot aura l’occasion de revenir sur les œuvres et les artistes qui ont ouvert la voie aux grands génies.

Titulaire d’un Master en Histoire de l’Art et d’une Licence en Histoire, Tatiana Mignot est guide-conférencière à la Sorbonne. Spécialisée dans la période classique (période de l’histoire de la Grèce antique correspondant à la majeure partie des Ve et IVe siècles avant J.-C.), elle travaille également pour l’Ecole du Louvre en tant que chargée de travaux dirigés sur la peinture de la Renaissance.

Conferencia, qui organise cette conférence, est un organisme qui propose chaque semaine des conférences ayant pour objectif de créer des moments de partage de connaissances avec des intervenants spécialisés, quel que soit le thème abordé. Si la plupart des conférences proposées par Conferentia sont payantes, cela n’est pas le cas de Florence, le berceau de la Renaissance italienne.

Florence durant la Renaissance italienne

Mais pourquoi la ville de Florence fait-elle si régulièrement l’objet d’émissions télévisées, ouvrages, documentaires et conférences ?

Rappelons tout d’abord que la Renaissance italienne (Rinascimento), dont les origines remontent au début du XIVe siècle dans la sphère littéraire, a été une période de grands changements culturels en Europe. S’étalant de la fin du XIVe siècle (Trecento) à la fin du XVIe siècle (Cinquecento), elle a amorcé la Renaissance, assurant ainsi la transition entre le Moyen Âge et l’Europe moderne.

D’ailleurs, le terme « Renaissance » a lui-même une signification particulière dans la mesure où il illustre le regain d’intérêt pour la culture de l’Antiquité classique, après les « âges sombres ». Alors que la fin du XVe siècle voyait l’apogée de la Renaissance italienne, le pays était plongé dans le chaos par les invasions étrangères, qui ont par la suite participé à la diffusion des idéaux de la Renaissance dans le reste de l’Europe.

Or cette Renaissance italienne, dont les principales réalisations culturelles sont à la fois de nature littéraire, artistique et architecturale, a vu le jour en Toscane, et tout particulièrement à Florence. En effet, la ville de Florence a connu un essor artistique et économique à partir du XIIe siècle, devenant de fait le berceau d’une certaine  « Renaissance italienne ». De nombreux artistes y sont nés ou y ont vécu, tels que Michel-Ange, Giotto ou Botticelli, contribuant à sa renommée. Aujourd’hui, cette ville traversée par l’Arno regorge de merveilles architecturales, dont l’importance culturelle est démontrée par leur présence au patrimoine mondial de l’UNESCO. 

Que vous souhaitiez en apprendre davantage sur le rôle qu’a eu la ville de Florence à la Renaissance, ou que vous soyiez tout simplement passionnés par ce mouvement, rendez-vous le mercredi 2 février à 18h30 !

Page Facebook de la conférence : https://www.facebook.com/events/462695555362324/ 

Lien pour s’inscrire : https://bit.ly/3qpN0qS 

Site de Conferentia : https://www.conferentia.fr/ 

Pour en savoir plus sur la Renaissance et Florence : La Renaissance à Florence : le Quattrocento, La Renaissance, Centre historique de Florence

Cet article n’engage que son autrice.

Mathilde Varboki

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[Portraits de personnalités inspirantes: Simone Veil ]

Rescapée de la Shoah, constructrice de l’Europe et de ses valeurs, première femme présidente du Parlement européen : Simone Veil est une figure centrale dans l’histoire du XXème siècle, figure qui incarne les idéaux de liberté et de dignité humaine au nom desquels elle ne cessa jamais d’agir.

Née à Nice en 1927, Simone Veil nous a quittés en 2017, le 30 juin 2017, après une vie menée sous le signe de l’engagement et de la responsabilité publique, au sein des institutions de l’Union européenne et de la République française, qu’elle a servi, entre autres, en tant que ministre de la Santé sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing.

Finalisés non pas au conflit mais au progrès et à l’intérêt commun, les combats de Simone Veil sont avant tout les combats d’une femme qui a vécu la guerre et ses atrocités, qui a subi la déportation et son inhumanité. Le 15 avril 1944, après un trajet étouffant, Simone arrive à Auschwitz, avec sa mère et sa sœur : c’est à ce moment là que commence l’expérience barbare et cruelle du camp de concentration, où Simone voit mourir sa mère, son père et son frère, comme elle l’évoque dans un documentaire de 1976.[1] Rentrée en France le 23 mai 1945, à Paris, elle entreprend un parcours politique et institutionnel en s’inscrivant à l’Institut d’études politiques de Paris, où elle intègre la faculté de droit, qui lui permettra d’entrer dans la magistrature. Femme politique ouverte et non dogmatique, prête à dialoguer avec toutes les positions politiques, Simone Veil devient ministre de la Santé sous la présidence de Giscard d’Estaing, en 1974, en promouvant une loi qui représente un moment fondamental dans l’histoire de la société française : la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, grâce à laquelle l’avortement est dépénalisé. Forte de son ouverture politique et de son expérience, Simone Veil est candidate aux premières élections européennes au suffrage universel, celles de 1979 : c’est justement en 1979, le 17 juillet, qu’elle est élue présidente du Parlement européen, première femme à occuper cette fonction.

Personnalité charismatique mais ouverte au dialogue, Simone Veil incarne une manière de faire politique sérieuse et engagée, qui s’exprime dans une action toujours orientée vers le bien public, bien public qui rime avec liberté : d’où le sens de la construction européenne, d’un combat ayant dans la paix, dans la stabilité et dans le progrès ses propres finalités.

Du 28 mai au 21 août 2021, une exposition lui a été dédié à l’Hôtel de Ville de Paris, dans le but de reconstruire et faire découvrir l’extraordinaire parcours d’une femme qui a traversé la guerre, lutté pour la libération, contribué à l’unification européenne : une femme, en somme, qui a joué un rôle essentiel dans l’histoire du XXème siècle.

Cet article n’engage que son auteur

Emilia Bezzo

sources:

[1] https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i04341522/simone-veil-a-propos-de-la-deportation-de-sa-famille

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Journée internationale de l’éducation

Quel est l’importance de cette journée ? 

La célébration de l’éducation à pour but de ne pas oublier le rôle primordial de celle-ci. En effet l’éducation est “un droit humain, un bien public et une responsabilité publique”* et a pour but de favoriser la paix et le développement de tous et doit se faire dans une égalité afin de briser le cycle de pauvreté que des millions d’enfants et d’adultes subissent. 

Pour illustrer ce propos, selon le site de l’Unesco, 258 millions d’enfants et de jeûnes ne vont pas à l’école aujourd’hui. 

C’est pour cela que tous les 24 janviers, depuis 2019, la journée internationale de l’éducation est mise à l’honneur. Pour Audray Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, cette journée symbolise un changement de cap afin de repenser l’éducation. En effet, il ne s’agit plus de constater mais d’agir afin d’ ”orienter la transformation numérique vers l’inclusion et l’équité”1*, ainsi qu’inclure le développement durable afin qu’il soit enseigné aux élèves par des enseignants formés dans cette dynamique. 

Le rapport “Les futurs de l’éducation” 2022 :

Afin d’appuyer ces propos, l’UNESCO a publié un rapport sur “Les futurs de l’éducation”. Il a été rédigé par une commission internationale indépendante composée de professionnels universitaires et privés, dans des domaines de la science politique, des arts, des affaires, de la science et de l’éducation, le tout sous la direction de la Présidente de la République démocratique fédérale d’Éthiopie, Madame Sahle-Work Zewde. Ce rapport a donc pour but de “susciter un débat mondial sur la nécessité de réinventer le savoir et l’apprentissage dans un monde de plus en plus complexe, incertain et précaire.”2*

Ce qui est très intéressant dans ce rapport, c’est cette approche multiple. En effet l’éducation entretient une forte interdépendance avec beaucoup d’autres notions comme le développement durable, le genre, la finance, la communication, le numérique, qui permet d’avoir une approche globale ainsi que de soulever de nombreux débats générateurs de nombreuses avancées. 

Le thème de cette année : “Changer de cap, transformer l’éducation

Cette année, le thème de la journée est “Changer de cap, transformer l’éducation”, un thème très bien amorcé par le rapport que je viens de citer. En effet, ce thème a pour objectif de présenter les principales transformations qui doivent être menées afin renforcer la définition de l’éducation comme étant un bien commun, fournis par l’entité publique, portée par des enseignants soutenus et préparés. Enfin il est aussi une priorité de piloter l’éducation sous une forme numérique afin que chacun puisse y avoir accès, ainsi qu’inclure le développement durable dans cette grande notion afin que chaque personne puissent “contribuer au bien-être collectif et à notre foyer commun.”1*

Cet article n’engage que l’auteur, Aurélie Ménard. 

Sources :  

1*https://fr.unesco.org/commemorations/educationday 

2*https://fr.unesco.org/futuresofeducation/ 

Image : https://pxhere.com/fr/photo/1201352 

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[ UNESCO x UNICEF: semaine de lecture]

Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964 Le rôle de la lecture et la place des livres, dans l’enfance et la formation de l’un des plus grands écrivains du XXème siècle : Jean-Paul Sartre.

Né au milieu des livres, entouré par ces objets si énigmatiques et si séduisants, Sartre nous fait découvrir les œuvres qui l’ont accompagné pendant sa vie : loin d’être une simple activité intellectuelle, la lecture est ainsi présentée comme véritable moyen d’accès à l’univers, au monde, à la réalité. L’univers livresque semble, dans l’enfance du jeune Sartre, précéder et façonner le monde, toujours filtré par la littérature, regardé et conçu à travers la littérature et les mots. « J’ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au milieu des livres », Sartre résume ainsi la substance de ce roman autobiographique, qui se veut tout d’abord éloge de la lecture et, par-là, de l’écriture, de la place de l’écrivain dans le monde.

Marcel Proust, Sur la lecture, 1906.

Dans cet essai paru en 1906, texte qui annonce la Recherche du temps perdu, Proust revient sur sa propre expérience avec les livres, à partir de leur découverte dans son salon à Illiers. Fascinants et mystérieux, les livres attirent l’attention du jeune Proust, qui accède ainsi à une expérience – la lecture – faite de sensations et de jouissance, de méditation et solitude. C’est justement sur l’élément de la solitude que l’auteur insiste quand il parle de la lecture, qui semble demander le silence et le calme que la solitude seule peut réaliser. A travers des descriptions détaillées et structurées, qui annoncent la Recherche, Proust nous plonge dans son univers littéraire, dans son rapport intime, direct, émotionnel avec les livres, qui deviennent ainsi les véritables protagonistes de cet essai intense et court dans lequel se condense l’essence du rapport de l’écrivain avec la lecture, conçue comme pratique qui fonde et rend possible l’écriture.

La Bibliothécaire, Gudule, 1995.

Dans sa quête éperdue pour retrouver un grimoire magique, Guillaume va devoir plonger au cœur du pays des livres. Au cours de son voyage, il rencontrera les personnages les plus marquants de la littérature française, de Gavroche au Petit Prince. Gudule, grande plume des années 90-2000, est bien connue pour la très grande créativité de ses récits mais aussi pour son humour toujours mordant. Dans ce texte destiné à la jeunesse, elle met en scène un jeune héros attachant dans lequel il est facile de se retrouver. On se souvient alors avec émotion de ses premières découvertes livresques et on retrouve avec plaisir des personnages bien connus, ici revisités avec talent. Le livre est également idéal pour donner aux plus jeunes le goût de la lecture et leur permettre développer leur imaginaire.

Magus of the Library, Mitsu Izumi, 2019.

Shio est un jeune garçon rêveur vivant dans un village isolé, au sein d’une contrée imaginaire. Timide et moqué pour ses grandes oreilles, il a du mal à s’intégrer et préfère souvent la compagnie des livres à celle des autres adolescents. Sa vie va changer le jour où il se voit offrir l’opportunité de passer un concours afin de devenir Kahuna : c’est-à-dire travailler à la conservation des livres au cœur de la plus grande bibliothèque du pays. Cette série de manga a connu un grand succès au Japon avant d’être récemment traduite en français : quatre tomes sont parus à ce jour. Notamment acclamé pour la grande qualité de son dessin et pour ses personnages particulièrement drôles et humains, Magus of the library comporte également quelques touches de magie ainsi que de très beaux messages sur l’acceptation.

Fahrenheit 451, Ray Bradbury, 1955.

Dans ce grand classique du genre dystopique, posséder des livres est un crime et une brigade spéciale est chargée de détruire tous les textes sur lesquels elle peut mettre la main en les brûlant. Le titre fait d’ailleurs référence à la température de combustion du papier. Montag, qui appartient à cette escouade un peu particulière, se dresse peu à peu contre cette idée de brûler les livres, de détruire l’accès à la culture. Il est alors considéré comme dangereux et impitoyablement pourchassé. Acclamé mondialement, Fahrenheit 451 est un texte essentiel sur la liberté d’expression et sur l’importance des livres dans la construction d’une société éclairée et libre. Écrit dans le contexte de la guerre froide et plus particulièrement du maccarthysme, le chef-d’œuvre de Ray Bradbury est demeuré aujourd’hui d’une troublante pertinence. Il contient par ailleurs des passages sublimes qui sont de véritables déclarations d’amour à la lecture.

Emilia Bezzo et Cécile Cabot.

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[PARIS 50-75, Frans Krajcberg, un Brésilien à Montparnasse]

La première exposition à Paris, consacrée à l’artiste depuis sa mort en 2017.

Au 21 avenue du Maine, dans le quartier du Montparnasse au 15ème arrondissement, vous avez la possibilité d’aller visiter l’exposition “PARIS 50-75, Frans Krajcberg, un Brésilien à Montparnasse ». 

Frans Krajcberg est un artiste polonais de naissance mais qui s’est naturalisé Brésilien au cours de sa vie. Engagé et militant pour les droits de la nature, ainsi que défenseur de la forêt amazonienne dans laquelle il a vécu une grande partie de sa vie, son art est entièrement fondé et créé grâce, par et pour la forêt. Ayant une vie assez mouvementé, il est important de retracer son parcours d’artiste. 

L’exposition “retrace les liens entre Frans Krajcberg et Paris, des années 1950 jusqu’à la rétrospective de 1975 au CNAC” (site internet de l’espace Frans Krajcberg). Il était justement le premier artiste à exposer dans l’actuel Centre Georges Pompidou, qui portait le nom de « Centre National d’Art et de Culture Georges Pompidou » lorsqu’il fut inauguré.

Par conséquent, l’exposition rassemble une grande diversité d’œuvres de cette époque encore très peu connue de l’artiste, comme des tableaux, empreintes, sculptures, archives rares, photographies et films. 

En effet, il est un artiste extrêmement connu au Brésil. Mais avant cette célébrité, il a tissé des liens très forts avec Paris au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Il s’est installé dans le quartier du Montparnasse et a eu un atelier juste à côté de l’espace qui lui est aujourd’hui dédié. Cette vie parisienne lui a permis de fréquenter des artistes célèbres comme Fernand Léger ou Marc Chagall. Par ailleurs, c’est Marc Chagall qui lui a proposé et l’ a aidé à partir au Brésil en 1948. Gagnant une grande notoriété en tant qu’artiste au Brésil grâce au grand prix de peinture de la biennale de São Paulo qu’il a remporté en 1957, Frans Krajcberg a créé un véritable lien entre la France et le Brésil jusqu’à sa mort en 2017.

L’exposition est actuellement ouverte et le sera jusqu’au 26 mars 2022. L’entrée est gratuite, mais pour soutenir L’espace Frans Krajcberg – Centre contemporain Art et Nature, vous pouvez faire un don à l’association sur place. 

Pour plus d’informations sur l’exposition et de renseignements sur l’artiste, rendez-vous sur le site internet https://www.espacekrajcberg.fr/expositions-temporaires-a-venir.

L’article n’engage que son auteur, Ménard Aurélie. 

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[Un art encore assez méconnu : la marqueterie de paille]

La marqueterie de paille est un savoir-faire artisanal apparu au 17ème siècle en Europe. C’est une technique de décoration et de sublimation d’objets. Cette technique demande beaucoup de connaissances techniques et de patience. En effet les artisans travaillent doivent travailler en collaboration avec leur fournisseur afin de se procurer la matière première dont ils ont besoin. 

Malheureusement cet art perd vite son succès et tombe dans l’oubli pendant des siècles. C’est à partir de la volonté de restaurer des objets d’art que l’intérêt pour la marqueterie de paille a fait son retour. C’est alors que dans les années 1920 que deux hommes, Jean Michel et André Groult se lancent à la fois dans la restauration d’anciens objets et la confection de nouveaux, et permettent à la marqueterie de vivre un nouvel essor. 

La paille est un matériau qui a toujours été associé au pauvre, fragile et sans valeur. Cependant il est tout à fait surprenant d’apprendre avec la marqueterie, que la paille est finalement un matériau solide grâce au vernis de silice naturel qu’elle possède, lui permettant d’être imperméable et résistant à la chaleur. Ce qui fait son charme est nul doute son aspect soyeux et brillant. La paille a aussi comme avantage d’être cultivée en abondance et est peu coûteuse. 

En marqueterie, c’est la paille de seigle qui est utilisée et cultivée en Bourgogne. Elle subit de nombreux processus, en deux temps,  premièrement nous avons la coupe, le séchage et la teinture qui sont entrepris à la main ou par des machines artisanales. Par la suite, les artisans travaillent paille par paille en la fendant en deux, puis encollée et finalement aplatit, tout ça à la main avec très peu d’outils. 

Aujourd’hui la marqueterie de paille s’est fait une place d’honneur dans le luxe, et recouvre parfois des murs entiers. Même si cet art redevient prisé, on ne dénombre que quelques dizaines de marqueteurs en France, et cela est sûrement dû au fait qu’il n’existe pas une formation exclusivement dédiée à cette formation puisque celle-ci découle seulement d’une option dans la formation d’ébéniste. 

Source de l’image : Collections in the Musée Crozatier of Le Puy-en-Velay

Pour plus d’informations, voici les sources : 

https://artisanat-france.fr/la-marqueterie-de-paille-un-metier-dart-encore-meconnu/

https://www.lci.fr/societe/video-marqueterie-de-paille-un-savoir-faire-ressuscite-2201761.html

Cet article n’engage que son auteur,

Aurélie Ménard .

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Hip-Hop 360 : 40 ans d’histoire de la culture Hip-Hop, à la Philharmonie de Paris

Vous l’aurez remarqué, il est de plus en plus difficile de voyager ces derniers temps. Et pourtant, la Philharmonie de Paris nous donne l’occasion de faire un petit aller-retour de 5 836 km. Cette excursion est rendue possible par l’exposition Hip-Hop 360, qui retrace l’histoire de ce mouvement depuis le New York des années 1970, à son arrivée en France au début des années 1980. 

Pour cette rubrique culturelle, l’antenne Unesco de SONU souhaite vous présenter la culture Hip-Hop dans sa richesse, par le biais de Hip-Hop 360. Cette culture, et par extension cette exposition, regroupe la danse, le rap, l’art du graffiti, le beatmaking, la beatbox, et bien sûr la mode. Et l’exposition Hip-Hop 360 tente de nous partager tous ces éléments qui constituent ce mouvement, en narrant l’émergence d’une identité du hip-hop français. Cette exposition, dont le parcours s’étend sur 700 m², mérite que l’on scrute chaque recoin du parcours, tant le voyage est abondant et chargé d’histoire. Alors, ne passez pas tout votre temps dans l’espace 360, cette salle hypnotisante et immanquable, permettant de revivre les moments les plus mémorables du Hip-Hop français en visionnant les concerts d’artistes qui ont participé à la renommée de ce style, tels que Diam’s, Ideal J, ou encore NTM, mais également de se laisser surprendre par les breakdanceurs, qui débarquent dans le cercle au centre de la salle, tout en étant filmés par au-dessus.

Source : RFI/Edmond Sadaka

L’exposition consacre aussi une grande place à la photographie, avec notamment les clichés de la célèbre photographe Sophie Bramly qui a photographié les premières heures de ce mouvement. François Gautret, le commissaire de cette exposition, raconte l’histoire d’un autre photographe emblématique de la culture Hip-Hop, Marc Terranova, qui, dans sa jeunesse, avait documenté longuement la naissance du mouvement Hip-Hop, sous ses différents aspects avant d’aller proposer sa série au magazine Actuel, à l’époque. Le magazine n’était intéressé que par l’aspect graffiti vandale de son reportage, mais le photographe insista pour que ce mouvement soit connu dans toute sa diversité. Ainsi, Marc Terranova refuse finalement de leur vendre ses photos, et son reportage demeure inédit, car aujourd’hui encore, on se bouscule pour admirer l’ensemble de ses clichés qui nous plongent dans l’ambiance des années 80, où le baggy et la casquette portée à l’envers régnaient en maître.

Que la culture Hip-Hop vous soit familière ou non, il est difficile de s’y ennuyer tant les approches pour découvrir ce mouvement sont multiples. L’exposition se veut ludique et interactive, et nos sens sont presque tous mis en éveil : en effet il est possible de porter un casque et s’immerger dans les plus grands hits du Hip-Hop, d’observer attentivement les détails de la vitrine Tikaret, ou encore de se mettre dans la peau d’un DJ en tournant le bouton du faux boombox.

Source : FranceTV Info

En somme, quel que soit votre âge ou votre familiarité avec le Hip-Hop, chacun peut y trouver son compte. Ce voyage au sein de cette culture est volontairement accessible. Et dans ces 40 ans d’histoire du hip-hop français, il y a aussi bien NTM que Jul. L’idée est en effet  de montrer la persévérance du mouvement. On retrouve une volonté de mélanger les générations, afin que les jeunes qui écoutent du rap aujourd’hui et ne maîtrisent pas forcément les pionniers de ce mouvement comme NTM, les découvrent. Et inversement, que les plus âgés se penchent sur les nouvelles générations. L’objectif final, c’est que chaque public découvre un pan de cette musique qu’il ne connaît pas forcément, non pas qu’il quitte l’exposition en se disant cette fameuse phrase que l’on a déjà pu entendre lorsqu’il s’agit de Hip-Hop : « C’était mieux avant ! ». 

Exposition ouverte du mardi au dimanche de 11h à 20h et les vendredis jusqu’à 22h, jusqu’au 24 juillet 2022, à la Philharmonie de Paris

Réservations sur : Hip-Hop 360 | Philharmonie de Paris 

Sources : Hip-Hop 360 | Philharmonie de Paris, « Hip-Hop 360 » à la Philharmonie : cinq choses à ne pas louper dans l’exposition, Exposition: la culture hip hop à l’honneur à la Philharmonie de Paris

Cet article n’engage que son auteur.

Jonathan Katende

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[Portraits de personnalités inspirantes : René Descartes]

René Descartes (1596-1650) est un homme du 17ème siècle qui est au fondement de la philosophie moderne. Aujourd’hui célèbre pour sa phrase « je pense donc je suis ». René Descartes au-delà du philosophe est aussi connu pour ses contributions aux mathématiques et à la physique. En physique, il apporte une contribution à la mécanique qui fait de lui un des fondateurs du « mécanisme », mais aussi à l’optique. Il est aussi considéré comme étant à l’origine de la géométrie analytique. La contribution qui a eu le plus de retentissement est le cogito qui fait son apparition dans le son livre le discours de la méthode. Cet apport philosophique marque la naissance de la subjectivité moderne.

Alors qu’il avait 8 ans, René Descartes entre au collège des jésuites de la Flèche, une école fondée par Henri IV (1553-1610). Il reçoit alors dans cet établissement, une éducation stricte et solide où il exprime un certain attrait pour les mathématiques. Après avoir finalisé des études de droit à Poitiers, il décide de partir voyager à la découverte du monde. Pendant ses voyages, il s’enrôle dans l’armée notamment en Hollande ou il s’engage dans l’armée du prince d’orange en 1618. Par la suite et notamment en de 1620 à 1628, il voyage dans toute l’Europe et élabore des travails multiples. En 1626, il découvre la loi de la réfraction des rayons lumineux. En 1628, charmé par un esprit de liberté en Hollande, il s’y installe pendant 20 ans, occupé par ses travails philosophiques. En 1633, Descartes publie un traité du monde et de la lumière, ou il défend contre son église avec laquelle il est soumis par la foi, la thèse suivant laquelle la terre tourne autour du soleil et va donc à l’encontre de l’idée contraire d’un soleil tournant autour de la terre. Cependant, apprenant la condamnation de Galilée, Descartes renonce à publier son traité.

En 1637, Descartes publie son fameux discours sur la méthode qu’il publie anonymement à Leyde (situé entre Amsterdam et La Haye). Le discours sur la méthode était avant tout un discours pour bien conduire sa raison, et chercher la vérité dans les sciences. A la base, son traité devait seulement servir d’introduction à trois autres traités scientifiques écrits par l’auteur à savoir : La Dioprique; Les Météores et La Géométrie. Dans son traité « les météores », Descartes démontre que l’on peut traiter des phénomènes météorologiques de manière scientifique par l’observation, l’analyse et les mathématiques. Il se pose donc à l’inverse des traités de scolastique qui considéraient des phénomènes comme la grêle ou les parhélies comme des manifestations magiques. La scolastique était la philosophie développée au moyen-âge que l’on enseignait dans les universités. Cette philosophie conciliait l’apport de la philosophie grecque avec la théologie chrétienne. On peut donc comprendre les difficultés de Descartes en son temps à élaborer une philosophie qui servait le prolongement de sa science et non les apports de la chrétienté.

En dehors des trois autres traités scientifiques qui composaient son ouvrage, le discours de la méthode pose des règles indispensables à la connaissance : Il faut se méfier de tout et en premier lieu des sens. C’est ce qui fait de lui un des philosophes du doute. Avec un regard moderne, on peut voir que Descartes n’était pas en tort avec cette règle tant les énoncés de physique contredisent notre perception sensible et vont même à son encontre. La deuxième règle énoncée dans le Discours est de décomposé un problème en ses différents éléments ; c’est la règle de l’analyse. La troisième règle est de ré agencer chaque élément du plus simple au plus complexe, c’est la règle de la synthèse ou de l’induction. Enfin, il faut vérifier que le raisonnement n’a rien oublié (règle de l’énumération ou déduction). Ensuite, en 1641, Descartes publie en Latin, ses Méditations métaphysiques et occasionne de nombreux débats et polémiques. Du point de vue de l’histoire de la philosophie, cet ouvrage constitue l’une des expressions les plus influentes du rationalisme classique.

Cet article n’engage que son auteur.

Article d’Auxence Jobron

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[Rubrique culturelle : le Festival des lanternes au Jardin des plantes à Paris]

Chaque année au jardin des plantes se déroule le Festival des lanternes. Cette année, le thème du festival est “l’Évolution en voie d’illumination” et se déroule du 29 novembre 2021 au 30 janvier 2022.

Cette balade permet de découvrir en immersion des espèces anciennes éteintes et pour la plupart méconnues du grand public, de façon pédagogique puisque certaines des lanternes mesurent jusqu’à 30 mètres de long. En effet, au-dessus de chaque lanterne, une plaque d’explication présente le nom de l’espèce et ses particularités. Certaines des lanternes sont mécaniques et animent ses géants lumineux.

Cette expédition est divisée en quatres parties : 

Elle commence avec “les origines de la vie” (DE -3 700 À -490 MILLIONS D’ANNÉES) qui présente les premiers témoignages d’espèces vivantes qui sont exclusivement marines. Ensuite, les visiteurs sont dirigés vers l’ère primaire (DE -490 À -250 MILLIONS D’ANNÉES), dite Paléozoïque, lors de laquelle les organismes commencent à s’adapter au milieu terrestre. Après cela, c’est le temps de l’ère secondaire (DE -250 À -66 MILLIONS D’ANNÉES), dite Mésozoïque, où la végétation prolifère et trônent des dinosaures. Enfin, nous arrivons dans l’ère tertiaire (DE -66 MILLIONS D’ANNÉES À NOS JOURS), dite Cénozoïque : c’est à cette période que des perturbations telles que des éruptions et des chutes de météorites modifient la biodiversité. Par exemple, certaines espèces disparaissent et permettent à d’autres d’apparaître.

Les différentes parties se distinguent et se lient à la fois grâce aux couleurs très variées utilisées pour habiller les lanternes et aux imprimés de tissus qui permettent de créer du relief. La magie se révèle grâce aux lumières qui siègent en leur sein.  

C’est une visite d’un monde scientifique et préhistorique ouvert à tous : les lanternes et leurs descriptions permettent aussi bien aux petits qu’aux grands de découvrir, d’apprendre et d’imaginer cet univers souvent perçu comme trop complexe. 

L’article n’engage que son auteure

Ménard Aurélie 

Sources des images : Aurélie Ménard Autrice

Sources :  Jardin des plantes, Jardin des plantes de Paris

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[Portrait de personnalité inspirante: Vivian Maier – exposition rétrospective ]

Depuis le 15 septembre, une exposition sur la célèbre photographe Vivian Maier à lieu au musée du Luxembourg. 

Elle est née le 1er février 1926 à New-York mais passa toute son enfance en France auprès de sa mère. C’est le 16 avril 1951 qu’elle retourne à New York et commence à travailler  comme nourrice dans des familles aisées. C’est aussi à partir de ce moment qu’elle acquiert son premier Rolleiflex. 

Vivian Maier est décrite comme une personne très discrète et loin d’être la personne la plus chaleureuse. Tout le monde s’accorde pour dire qu’elle était très mystérieuse puisqu’à l’époque personne ne savait qu’elle occupait tout son temps libre à la pratique de la photographie. Tombée dans la misère, ce sont les enfants Gensburg qu’elle gardait qui l’ont reconnu et aidé à sortir de cette situation. Malheureusement, elle décéda le 21 avril 2009 dans la maison qu’ils lui avaient achetée. 

Alors que notre photographe est décédé sans avoir partagé son secret et ses travaux, c’est John Maloff qui les à découvert quelque temps après, lorsqu’il à acquis quelques cartons d’une vente aux enchères. Son but était de trouver des clichés afin d’illustrer un livre d’Histoire locale, c’est alors qu’il tombe sur le nom de notre photographe et entame des recherches. En avril 2009, il réussit à rencontrer les frères Gensburg qui lui racontent la vie de leur nourrice. John Maloff décide par conséquent de commencer à trier et à numériser le travail de Vivian Maier, puisque selon lui, il fallait que ce travail soit montré au monde entier. 

Dès lors, il organise la première exposition au Chicago Cultural Center, en la nommant “ Finding Vivian Maier”. Ce fût un succès immédiat, et Vivian Maier est enfin reconnue comme une photographie célèbre malgré elle.  Puisque les conditions de la découverte de cette artiste sont assez originales et étonnantes, John Maloff coproduit un documentaire sur cette histoire nommé Finding Vivian Maier comme la première exposition. C’est réellement à partir de cette date que les grandes institutions culturelles organisent des expositions sur cette mystérieuse photographe qui fascine tout le monde. 

Si vous voulez vivre une expérience originale et comprendre davantage le travail de cette mystérieuse Vivian Maier, l’exposition rétrospective au Musée du Luxembourg vous accueille jusqu’au 16 janvier 2022. 

Cet article n’engage que son auteur, 

Ménard Aurélie.                 auteur de la photo : Legio Photos VIISource : https://www.grandpalais.fr/fr/article/qui-est-vivian-maier

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