Aujourd’hui, l’antenne UNESCO avait prévu de vous parler d’arcs-en-ciel, mais 2020 est une année pleine de rebondissements! Cette semaine est en effet très particulière du côté de la Lune 🌙, raison pour laquelle on braque les projecteurs sur notre satellite préféré!


À la racine des phénomènes d’éclipse, métaphore du cyclique ou encore éclairage des
amoureux, la Lune fait tourner des têtes pour beaucoup de raisons. L’humanité entretient depuis
la nuit des temps une relation étroite la Lune, que l’on pense aux Mayas qui s’en servaient pour
identifier les cycles de récoltes 🌱jusqu’à son rôle central dans le phénomène de marées qui
oriente fortement notre relation avec la mer 🌊. Or, avec l’accélération technologique de nos
sociétés et l’agrandissement constant des perspectives de l’exploration spatiale 🚀, la Lune
ajoute de nouvelles cordes à son arc et se dévoile sous un jour nouveau.


De l’eau au service de notre soif d’exploration spatiale


Alors, qu’est-ce qu’elle a de si spéciale pour la Lune, cette semaine? Pour commencer, on a fêté
la confirmation d’une hypothèse vieille de plus de dix ans supposant la présence d’eau sur la
surface lunaire. C’est au sein de l’observatoire stratosphérique d’astronomie infrarouge (SOFIA)
🔭 de la NASA que les scientifiques ont cette semaine réussi à confirmer hors de tout doute la
présence d’eau dans le cratère Clavius, le plus gros de la face visible de la Lune.
Mais qu’est-ce que ça change? Et bien la confirmation de quantités observables d’eau sur la
surface lunaire redéfinit de plusieurs manières la façon dont l’humanité pourrait interagir notre
gros caillou: les quantités sont-elles assez grandes pour que l’on puisse établir une base
scientifique sur la Lune qui soit viable à long terme 👩🚀? Ensuite, si elle peut être bue, l’eau
est également une source de carburant et d’oxygène pour un éventuel campement lunaire
permanent. Soumise à la bonne série de manipulations chimiques, on peut en effet y obtenir du
gaz et de l’oxygène ⛽.


Le premier Halloween du genre depuis des Lunes!


Mais ce n’est pas tout! Pour nous ramener les pieds sur Terre, parlons de la deuxième raison
pour laquelle la Lune reluit dans notre chronique d’aujourd’hui : l’Halloween 🎃! Nous avons
tous déjà vu les clichés dépeignant la fête des esprits comme une nuit sombre bercée
d’épouvante sous une Lune pleine prône aux rites sorciers les plus obscurs et aux réveils de
loups-garous. On se dit alors que le scénario est parfait lorsque la fête concorde avec cette
phase du calendrier lunaire. Or, dans un 2020 qui ne fait pas les choses à moitié, non seulement
notre Lune sera-t-elle pleine le 31 Octobre prochain, mais il s’agira également d’une pleine Lune
totalement externe au calendrier lunaire ordinaire: une lune bleue ☾. Attention! Il est important
de préciser que par lune bleue, on décrit le phénomène de l’ajout d’une treizième pleine lune au
calendrier lunaire annuel régulier qui n’en conçoit habituellement que douze. Elle n’a de bleu
que son nom.


Alors comment se fait-il que 2020 ait-il réussi à ajouter une Lune complète à l’horaire? Est-ce dû
à ses talents particuliers en optimisation d’emploi du temps? À vrai dire, pas du tout. Le cycle lunaire, au niveau macro, s’étale en réalité sur une période située entre deux et trois ans,
fréquence au bout de laquelle une Lune bleue fait son apparition. En somme, si vous êtes en
âge de lire cet article, vous en avez déjà probablement vécu plusieurs. En contrepartie, la vraie
rareté s’obtient lorsque l’on combine le phénomène de Lune bleue à celui de la nuit de
l’épouvante avec une dernière manifestation du phénomène tombant en plein durant la
deuxième Guerre mondiale. Notre conseil : profitez-en bien et dévorez-la des yeux ce samedi.
C’est probablement la seule de votre vie! 😉


On se retrouve à la prochaine chronique pour parler (pour de vrai cette fois) d’arcs-en-ciel!🌈


Article écrit par Philippe Fleury

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